‹ Les perroquets de la mère Philippe, vaudeville en un acteChapitre 18 sur 26 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

LA MERE PHILIPPE , ensuite DERMONT.

Depuis l'apparition de ce paysan , je ne suis pas tranquille»

dermont ? à part entr ouvrant la porte.

C'est la tante!

Qui sait s'il n'était pas envoyé par ce Dermont ?

des M ont, à part.

Elle parle de moi.

C'est un vieux fou.

dermont , à part.

Grand merci !

Et madame de Merville qui paraît se repentir du parti qu'elle a pris , était tout-à~]'heure en ces lieux ; je viens d'y/ trouver Luciie et Nicette , je crains quelqu'entreprise , et je vais rester en seniineile.

DERMONT , à part.

[ C'est ce que nous verrons.

( Il ferme la porte. )

On n'essaiera pas de me séduire f moi, et peut-être parviens rirai- je à découvrir.... ( II tombe un souvenir à ses pieds. ) Qu'esl-ce ? un souvenir qu'on vient de jeter par-dessus le-

VAUDEVILLE. 3i

mur.... ouvrons, f Elle lit.) « Ma chère amie , rendez- vous de » suite au bout du parc , vis-à-vis la grande allée. J'ai tout » préparé pour votre fuite. Surtout méfiez-vous de votre » tante, c'est une vielle folle.... » Dermont ». Une vieille folle ! Plus de doute , ceci s'adresse à madame de Merville , et tout aura été convenu entr'eux... Une vieille folle ! quoi! ma nièce , c'est ainsi que vous dissimulez ! mais je sais vos projets-... j'ai le moyen de les déjouer... Et ce M. Dermont , je veux aller moi-même au lieu indiqué pour le confondre.

AIR : Vaudeville du Petit Courrier.

Parce qu'il est bien amoureux , Je le vols j il pense bien vîte Exécuter ce qu'il inédite ; Il sera trompé dans ses vœux.

A ce rendez-vous qui le tente , Il croit , plein d'un riant espoir , Trouver une femme charmante } Il ne s'attend pas à me voir.

(Rouvrant la lettre.) Au bout du parc... Je suis curieuse de savoir s'il aura le courage de m'enlever. Une vieille folle ! une vieille folle !

( Elle sort. )

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