SCENE III. | DERMONT, SAINT- LEON , JAQUOT, sur h mur
JAQUOT.
Eh bien! quand je vous disais que cette mère Philippe était un dragon?
DERMONT
Il faut l'endormir, corbleu ! Mais d'abord commençons par nous glisser dans le jardin des Hespérides.
( // descend. )
SAINT-LEON , sur le mur.
Je brûle de cueillir les pommes d'or !.,. Je reste en obser-; ration.
©ERMONT
Me voilà sur le terrain ! Maintenant , Madame Philippe f Madame de Merville , nous allons voir!... Jaquot , tu dis donc qu'elles ont avec elles deux jeunes filles ?
JAQtTOT.
Oui, Monsieur , j'ies ont aperçues en montant sur un
arbre dans la forêt.
SAINT-LÉON
Jaquot, elles sont jolies ?
JAQUOT.
A croquer.... Personne que moi n'a encore pu les voir....; Ou dit dans F village que la mère Philippe leur persuade
qu'il n'y a que des femmes dans l'inonde;.... apparemment qu'elle leur fait accroire qu'on les a trouvées sous un chou.
DERMONT
AIR de Marianne*
11 faut pour déjouer ces trame» , Faire voir ce que nous valons.
Devons-nous souffrir que des femmes Ignorent que nous existons ?
Plus de délais , Instruisons-les.
SAINT-LÉON, de dessus le mur.
Ah! quel plaisir A leurs yeux de m'offrir !
Leur jeune cœur ,
Plein de candeur,
Y a , je le crois , Palpiter à ma voix.
JAQUOT.
Ajoutez à ça que nous sommes Les premiers garçons qu'cll's verront:
Nous sommes bien sur' qu'elFs n'auront Jamais vu d'si beaux hommes.
SAINT-LÉQN.
Mon oncle! mon oncle! j'aperçois deux jeunes filles, elles ont un fusil sous le bras , elles viennent en chassant.
DERMONT
Diantre 1 il ne faut pas encore qu'elles nous aperçoivent... J'entre sous ce berceau.... Toi , Jaquot, enfonce-toi dans c* taillis. •"
JAQUOT.
t L est ça, pour quelles méprennent pour-un lapm ;
SAINT- LÉON i a ofc
AlR : Un esprit présent*.