Eutrop. L. X, c. m : « Bestiis objecit
13. Amm. MarceJI. L. XIV, c. u : n In amphitheatrali spectaculo feris prsdatricibus objecti sunt ».
14. S. August. Contra Faustum. Lib. XXIL c. lxxix: «Judices publicis legibus •errieotes majora criminis reos bestiis subigi quam gladio percuU jubent ».
sainte Blandine, saint Alexandre'; à Car thage, les saints Saturnin et Revocatus, qu'un ours, un léopard déchirèrent sur le pulpitum '; à Césarée de Mauritanie, la vierge Marciana qui fut livrée à un lion \
Souvent, dans les fêtes solennelles, les natalitia des princes, les anniversaires de leur règne, on exposait en même temps plusieurs condamnés dans le cirque; il en était parfois alors que, dans les hasards de Tattaque, les fauves ne louchaient point*. Assez fréquent sans doute était ce fait, car les anciens Actes des martyrs qui le relatent ne le présentent pas comme un miracle. Plus tard seulement on devait y montrer une manifestation de la puissance céleste. Les livres mêmes d'Eusèbe nous en apportent la preuve. Deux textes différents d'âge et de rédaction y mentionnent des saints qui, livrés aux
bêtes, n'en ont reçu aucune atteinte : d'abord l'antique et admirable lettre simplement transcrite par l'auteur, où est racontée la mort des martyrs de 175; le fait y est dit sans commentaires. 11 n'en est plus ainsi lorsqu'à son tour, Eusèbe écrit l'histoire des saints exécutés dans la dernière persécution; pour lui le môme fait porte la marque de l'intervention divine \ A cette interprétation devait, quelques années plus tard, s'ajouter une singulière légende : les monstres sauvages, dit-on alors, se seraient courbés caressants devant les chré-