‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 237 sur 307 · Episl. iy ad Donatum · texte numérisé non relu

Episl. iy ad Donatum

UELATIFS AUX AFFAIRES CRIMINELLES m

latine ne le dépeint pas sous des couleurs moins sombres : u Criminosas personas judex auditurus in publico, tribunal suum collocal in excelso ; circa se constituit vexilla regalia ; ante conspectum suum ponit super mensam callicuiam unde tribus digitis morlem hominum scribat aut vitam ; hinc inde oQiciales ordinale consistunl ; in medio secrelario ponuntur gênera horrenda pœnarum quae non soium pati sed et videre tormentum est. Stant juxla parali tortores crudeliores aspeetu quam manibus.Totajudicii faciès cujusdam schematis terrore vestitur. Et cum ad médium producta; fuerint criminosa* persona», ante interrogationcm judicis ipsius terribili discutiuntur a^peclu * ». Une description encore plus vivante se lit dans un sermon de saint Astère sur le martyre de sainte Euphémie. Un peintre, dit-il, a retracé, près du tombeau de Théroïne chrétienne, l'histoire de son combat pour le Seigneur. Voici ce que le tableau représente : Le juge, sur un siège élevé, jette sur la vierge un regard farouche. Des magistrats, dos gardes, de nombreux soldats sont près de lui, avec des commentarienses tenant leurs stylets et leurs tablettes de cire. L'un d'eux, cessant d'écrire, lève la tête et se retourne vers la sainte comme pour lui ordonner de parler plus clairement, afin que la reproduction de l'interrogatoire ne contienne pas d'inexactitudes. La martyre, vêtue d'une étoiïe de couleur sombre, porte le pallium des philosophes. Son visage est joyeux, car la vertu y brille. Deux soldats la mènent devant le juge, l'un la traînant et l'autre la poussant par derrière. Plus loin, et dans la môme page, car les artistes de l'antiquité avaient, comme on le sait, coutume de réunir dans un seul cadre des faits successifs, le peintre avait dessiné les bourreaux vêtus d'une tunique légère, torturant la sainte pour la faire abjurer, et enfin Euphémie priant les bras en croix au milieu d'un bûcher en flammes *.

1. Opus imper feclum in Matlhaeum^ Hoiii. XLIV, \u cap. xxv. iS. Clirysost- Éd. Monlfaucon, t. VI, coL ccxxiv.)

2. B. Asterii enarratio in niartyriura pracclari»é»imae Euphemiac (Combefis, Graeco-lal. Pair, bihlioth, novum auctarium^ p. 2i0).

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Les monuments mettent sous nos yeux une part de ce que décrivent les Pitres. La fresque de Pompai nous montre le juge siégeant sur une haute estrade. 11 en est de in^me pour le diptyque de Rufius Probianus et pour la miniature du Codex Rossanensis. Dans cette dernière, figure de plus, sur une table plactie devant le magistral, l'écritoire dont partout l'auteur de l'Opus imperfectum et le traité de Lydus', L'ivoire de Munich et de plus un sarcophage d'Ancône' représentent des notant écrivant sur leurs tablettes de cire. Les vexilla regia mentionnés dans le texte attribué à saint Chrysostome, et qui étaient placés prés du juge sont, selon toute apparence, les bustes impériaux que nous avons vus sur le même ivoire, . dans la miniature du

frappe avec une pierre '.

1. De inagisiralibuj, lib. II, c. xiv, éd. de Bonn, p. 179, L'écritoire te toU auasi sur un tri?pied au bas il'i aitge de Ruliiis ProbidDUS. (Voir ci-dessu» p. 213.

2. A diTaul il'une [iti biographie ilc ce monument, il me faut renvoyer à b reproduction dépourvue de cjrocti're qu'en a donnée le refiretté ftK |}arrucci {Sloria deW arle crisUana, pi. cccxïvr).

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