‹ Les persécuteurs et les martyrs aux premiers siècles de notre èreChapitre 244 sur 307 · S. Cypr.. Epiil. LXWII, % 6, ad Neiiieaianum · texte numérisé non relu

S. Cypr.. Epiil. LXWII, % 6, ad Neiiieaianum

6. Voir la Ircsque de Miut Cléincul iFr. Wcv, Rome, descriplions et souvenirt, 3* éd., p. 127].

1. DaubrëP, Bat-retief Iroiiei à linaria (Rnae archéologique, 1SS2, t. I, 11. 1931.

presque sans pain, accablas de mauvais Iraitemenls ', surent conquérir par leur constance, les litres de confesseui's et de martyrs.

Le supplice que souffrit saint Paul, citoyen romain, tandis que saint Pierre fui rais en croix, est souvent mentionné par les anciens. Deux monuments de Rome nous le représentent. Le premier, (rouvépar M.deRo53i,dans lacatacomLe de Domitille, est une colonne ornée d'un bas-relief où figure un bourreau levant le glaive sur le cou de saint Achillée '.

La découverte de l'autre Image est duc au zèle intelligent d'un savant PèrePassioniste, dom Germano. C'est une fresque antique exhumée en novembre 1887, sous l'église des Saînls- Jean-eUPaul, au Célius, cl où figurent une chrélicnnc et deux

chrétiens mis à mort, disent les Actes ', sous le règne de Julien l'Apostat *. Les trois victimes sont à genoux, les mains liées sur le dos, et derrière elles on voit les jambes d'un personnage qui ne peut être que l'exécuteur.

Les yeux des condamnés sont bandés et j'appellerai

;, Cypr., Fpis,

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lav. IV. et p. 8.

>i Hanse dei- Marlyrer Johannti i

l'altention sur ce détail, car, & l'exception d'un verre doré où figure Isaac prôt à être sacrilîé', aucun monumentdc l'antiquité ne nous l'avait montré encore, bien qu'il en soit souvent parlé. SaintCyprien, est-il dit dans SCS Actes et dans sa Vie écrite par Pontiiis', se couvrit lui-même les yeux d'un bandeau pour attendre le coup du glaive.

Les récits du martyre de saint Montan ', des suints Jacques el Marien* et deux curieux textes apocrypiics que j'ai cités plus haut* parlent auss! àesociili /l'^a/i avant la décapitation.

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Celait souvent dans les cirques, pour la plus grande joie du populaire, que les condamnés devaient subir le dernier supplice '. Une tribune appelée cubicn/um ou suggestus y était réservée aux princes ou aux grands personnages qui présidaient aux jeux '. La grande mosaïque de Lyon, oîi figurent des courses de chars, représente une de ces loges, construite en bois et ornée de draperies. Trop imparfait pour que je le reproduise, le dessin qu'en a publié Artaud suffira toutefois

1. Garrucci, Storia deUarlt criiliaiia, p[. 17i, ii° B. î. Vita. S 18 ; Acla, S S {Acla liitcera. p. 20g et 2lgi.

3. Pauio ». Moalani. Lucii, % tS el IS \Acla aincera, p. Tiî, tiG).

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