‹ Les petites choses de notre histoire [microforme]Chapitre 30 sur 32 · MICROCOPY RESOLUTION TEST CHART · texte numérisé non relu

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Pendant que le Zéphir et le corsaire malouin se dirigeaient à toutes voiles sur Terre-Neuve pour aller prêter main forte à M. de Ternay, les choses avaient changé dans lle. Le 12 septembre, six vaisseaux anglais et neuf transports portant 1,500 hommes étaient arrivés d'Halifax sur la côte de Terre-Neuve. M. d’Haussonville et ses 170 hommes avaient été pris à Saint- Jean comme dans une souricière. Un contre dix, la lutte était trop inégale, et M. d' Hausson ville avait rendu la place aux Anglais après deux jours de siège.

Le chevalier de Ternay, plus habile ou plus heureux, échappa à la flotte anglaise, Le 28 janvier 1763, il rentrait dans le port de Brest avec sa petite escadre et une frégate anglaise qu’il avait prise à Saint-Jean.

MM. Poulain de Courvalet Blondelas, voyant que l'expédition était manquée, -retournèrent eux aussi en France. 55

Le chevalier de Ternay, le héros de l’expédition de Terre-Neuve, était un marin d’une bravoure et d’une habileté peu ordinaires. II avait gagné d’héroïque façon, quatre ans auparavant, son grade de capitaine de vaisseau.

À la suite de la bataille de Quiberon (20 novembre 1759), sept vaisseaux et quatre frégates s'étaient retirés dans la rivière la Vilaine, sur la

côte de Bretagne. L’escadre de l’amiral anglais Boscawen qui croisait à l'embouchure de la Vilaine empechait ces vaisseaux de sortir.

Le ministre de la marine Berryer promit le grade de capitaine de vaisseau aux officiers qui

se chargeraient de faire sortir ces navires de la

Vila’ne. 7 he 5 Deux lieutenants de la marine royale, le chevalier de Ternay et le comte d' Hector, et deux officiers de la Compagnie des Indes, MM. Dufresne-Marion et Duboux-Desage, acceptèrent cette tâche ardue. g Laissons parler M. Lacour-Gayet, Thistorien de la marine frangaisse n Pour tromper les Anglais, M. de Ternayx avait fait remonter les navires le plus haut possible dans la Vilaine et il les avait désarmés, dans l'intention de les réarmer deux par deux et de tenter plusieurs sorties partielles. Le vent le contraria longtemps; il écrivait le 15 février 1760 : “ La ressource des marins est de jurer contre les vents lorsqu'ils s'opposent à leurs

projets ; c’est précisément le cas où je me trouve +

actuellement. ” A un moment, pour terroriser les vaisseaux de Boscawen qui étaient toujours au mouillage, il eut l’idée de lancer sur

eux le fey grégeois, dont un inventeur préten-

dait avoir retrouvé le secret. “ Je traite An.

glais comme un chien enragé, qui est à ma porte, prêt à me déchirer à ma sortie, et je ne connais rien de sacré contre un pareil ennemi. Ce serait une vraie joie pour moi de repaître mes yeux de l’embrasement de quelque navire.” ‘“ Enfin, le 6 et le 7 janvier 1761, favorisés par une forte brume, qui leur permit de passer à deux portées de fusil des Anglais, sans être aperçus, Ternay et d' Hector pürent. prendre la mer avec le Dragon et le Brillant : deux frégates encore les suivaient. Trois bâtiments de. ce petit convoi arrivèrent à Brest, le 10 janvier, avec une avance de vingt-quatre heures sur les Anglais. Le quatrième, la frégate la Véstale, que commandait alors l'enseigne de vaisseau -Boisberthelot, avait été pris par l' Unicorn, le 8 janvier. Ternay et d' Hector retournent à la Vilaine et renouvellent leur exploit. Le 28

novembre, ils faisaient sortir, au milieu d’un

Violent orage, le Robuste et l'Eveillé. Ce fut toute une odyssée que la traversée de ces deux bâtiments, courant jusqu’à la Corogne, assaillis ensuite par un terrible coup de vent, tombant au milieu des Anglais, parvenant enfin à atterrir à Brest le 16 janvier 1762. Un peu plus tard, en avril 1762, nos derniers navires purent sortir de la Vilaine ; le Glorieur, commandé par

d' Hector, désarmait à Brest le 7 mai, Le blocus

de la Vilaine avait duré deux ans et demi.

Ternay et d' Heetor furent promus capitaines

de vaisseau ; Ternay reçut en outre upe pension de trois mille livres.

En 1780, parvenu au grade de chef d’escadre, le chevalier de Ternay eut l’honneur de conduire en Amérique les troupes de Rochambeau.

Il mourut dans cette campagne, à Newport, (Rhode-Islaad), le 15 décembre 1780.

Ceux qui visitent Newport peuvent voir son tombeau dans la cour de l’église de la Trinité. Un ambassadeur de France aux États-Unis, le

| marquis de Noailles, a fait placer un marbre sur

le tombeau de ce brave marin.

Sir Jeffery Amherst et . bros > des Jésuites :

En 1750, 1 pour récompenser sir Jeffery 1 herst de ses services dans la guerre d Amèrique, la Chambre des Communes d’Angleterre lui avait donné la charge de gouverneur de la Virginie. Cette sinécure lui — 1,500 ne.

par anhée.

Ea 1768, Amherst se prononga contre le rappel de l’Acte des timbres, ce qui lui valut la perte de sa sinécure.

En 1770, ses amis étant revenus au pouvoir, Amherst essaya de se faire donaer les biens des Jésuites du Canada qui, depuis longtemps, avaicnt éveillé sa cupidité. Georges III, qui avait beaucoup d' estime pour Amherst, les lui promit inconsidérément.

Le 2 novembre 1770, le procureur et le solliciteur-général d'Angleterre recevaient instruction de préparer l’instrument accordant les biens des Jésuites du Canada à Amherst. Sa Majesté se réservait cependant, pour des usages publics, les collèges et chapelles qui appartenaient aux Jésuites à Québec, à Montréal et aux Trois-Rivières.

Mais le procureur et le solliciteur-généräl

d'Angleterre rencontrèrent tant de difficultés sur la nature et le caractère des biens des Jésuites, qu’ils refusèrent de dresser cet instrucment avant d'avoir des e plus explicites.

Il faut croire qu’on ne pouvait leur en fournir “puisque les choses traînèrent en Ein plusieurs années.

Amherst s’impatientait. On le voit 3 ter des pétitions à Sa Majesté la suppliant de

— ee

hâter les choses, le 20 décembre 1770, le 8 mars. 1771 et encore le 6 juillet 1786. j

‘ Finalement, le 18 août 1786, le conseil du roi ordonna à lord Dorchester, alors gouverneur du Canada, de nommer une commission d’enquête au sujet des biens des Jésuites.

Dorchester nomma cette commission le 29 décembre 1787. |

Les lettres patentes signées par ce gouverneur nous donnent les noms des commissaires et la tâche qui leur était assignée :

Georges Trois par la grâce de Dieu roi de la Grande-Bretagne, France et Irlande, défenseur de la foi, etc, ee „

A nos bien aimés sujets Kenelm Chandler, Thomas Scott, John Coffin, Elzéar Taschereau, Jean-Antoine Panet, Georges Lawes, James ne McGill, Quinson de Saint-Ours et Jean Hertel de Rouville, salut :

Vu au sujet des terres et biens qui nous ap- 5

partiennent actuell ment et qui ont été jusqu'ici occupés et revendiqués dans notre provinee de Québec, par une :--taine communauté religieuse désignée sous le nom d’ordre des Jésuites, par le fait que nous voulons donner où concéder partie ou parties de ces terres et biens à notre digne et bien-aimé sujet Jeffery lord Amherts, ses héritiers et ayants cause : désireux qu'on

assure suivant le cours de la loi avant que le don ou la concession en soit faite en la manière mentionnée plus haut, quelles terres et quels biens le dit ordre des Jésuites occupait, possédait et revendiquait dans la province, et la manière d'après laquelle il les avait acquis et quelles portions et parties il a aliénées et quelles parties et portions nous appartiennent et que nous pouvons donner et concéder en la manière mentionnée plus haut, désireux également de bien connaître la nature et la qualité des dites terres et les titres actuels de leurs possesseurs, leur valeur présente, la nature et l'étendue du droit de seigneurie, la nature des tenures d'après lesquelles elles sont occupées, leur situation exacte, l’état de leur culture et population, et si les héritiers des donateurs des terres données par des particuliers au dit ordre religieux font des réclamations et quelles elles sont:

A ces causes nous avons nommé et donné commission, et par ces présentes, nommons et donnons commission à Kenelm Chandler, Thomas Scott, John Coffin, Gabriel-Elzéar Taschereau, Jean-Antoine Panet, Georges Lawes, James McGill, Quinson de Saint-Ours et Jean Hertel de Rouville, ou à aucun de trois d'entre eux de s’enquérir sans délai au sujet de tous et chacun des points mentionnés plus haut par

toutes voies et tous moyens légaux en leur pouvoir, et nous leur commandons d'attester ce qu'ils feront faire au sujet de ces terres et biens sous leur sceau et signature au gouverneur de notre dite province, ou au gouverneur ou commandant en chef en exercice. En foi de quoi nous avons délivré nos lettres patentes scellées du grand sceau de notre dite province.

‘Témoin notre digne et bien aimé Guy lord Dorchester, notre capitaine général et gouverneur en chef de notre dite province, à notre château de Saint-Louis, à Québec, le vingtneuvième jour de décembre, dans la vingt-huitième année de notre règne en l’année de Notre- Seigneur mil sept cent quatre-vingt sept. 8

+ 4 Dorcussrer ”.

Les Canadiens ne virent pas sans crainte la nomination de ces commissaires. Ils avaient toujours espéré que les biens des Jésuites se- — raient appliqués à l'instruction de la jeunesse.

M. de Rocheblave, alors à Québec, écrivait. . vers ce temps à ami, M. Pierre Guy, à Montréal:

Vous avez su sans doute, par la rumeur publique, que des commissaires ont été nommés, 8 tant à Québec qu'à Montréal, pour constater l’état des biens des Jésuites, dont M. Amherst a

hâte d’être mis en possession. De nouveaux ordres sont venus à cet etlet. Si cette mesure est adoptée, la Province se trouvera frustrée de l'unique moyen de procurer de l'éducation à la jeunesse. Il importe done que les citoyens établissent la légitimité de leurs prétentions sur des propriétés appropriées à une fin aussi louable q'utile. Une très-humble adresse sern présentée dans ce but au noble lord (Dorchester) de la part des citoyens de cette ville.

En 1789, les commissaires faisaient leur rapport à lord Dorchester. Ils disaient, entre autres choses :

Quant aux parties ou portions des dits biens dont Sa Majesté est prèsentément revêtue, et qu’elle peut donner et concéder en la manière demandée par Geoffroi lord Amherst, ses héritiers et ayant cause, nous ne eroyons pouvoir être en état d'en faire rapport qu'après que les sujets de Sa Majesté qui peuvent avoir quelques droits de jouissance, de propriété, de charges, servitudes où retours, soit à titre de fondation, de succession, d’achat ou autrement, aient été commandés d'en faire, dan- le délai suffisant,’ leur déclaration formelle, et de produire les

1 La Famille Guy, p. 12.

titres et preuves qu'ils peuvent avoir pour les appuyer.” !

Le rapport des Commissaires ne rebuta pas lorÿ Amherst. En juin 1791, il renouvelait sa demande pour entrer en Possession des biens des Jésuites. Mais le gouvernement anglais fit la sourde oreille.

Lord Amherst mourut sans avoir obtenu ce qu'il désirait depuis 1759.

Le 9 mai 1798, son neveu et héritier, lord

} Amheït, demandait au roi de remplir la promesse qui avait été faite à don o 3

s choses allèrent ainsi jusqu'en 1803.

Le 11 juillet 1808, le Roi envoyait le message suivant à la Chambre des Communes :

“Sa Majesté informe la Chambre des Communes qu'en consi ion des services éminents de feu Jeffery, lord Amherst, durant le temps qu'il a commandé en Amérique, et particulièrement dans la

ant laquelle ces services ont été rendus, à ordonner qu'il soit fait à Sa Seigneurie, ses héritiers et ses successeurs, un don d’une certaine étendue de terre dans la dite province; nais qu'en conséquence des difficultés phove- y

On trouvera ce ra dans un des des Journaux de la Chambre — soc Too dices 8

nant de circonstances locales les intentions de Sa Majesté n’ont pas été mises à effet. Sa Majesté a ordonné que les procédés sur ce sujet soient mis devant cette Chambre ; et Sa Majerté spère avec confiance que ses fidèles com- * munes feront, dans leur justice et libéralité, telle compensation aux représentants de feu lord Amherst que d’après les circonstances il leur paraîtra juste et convenable.” En conséquence, le 12 août 1808, le parlement du Royaume-Uni adoptait une loi “ pour établir et assurer une pension viagère à William, lord Amherst, et aux représentants de feu Jeffery lord Amherst, en considération des services éminents rendus par lui pendant qu'il commandait en Amérique.” C'est le Statut 43, George III. chapitre 180. L’annuité ainsi votée aun héritiers de lord Amherst était de 3,000 livres“

1 Cette pension a été rachetée par l’État en 1885 pour

Ce que rappelle le noni M urray- Bay

La Malbaie fut concédée lon, le 7 novembre Comporté. Un demi octobre 1724, le roi de gneurie de la Mal

appelées les fermes Mean. ensemble avec les moulins à scies et à blé.” .

Cette vaste étendue 1762, concédée de nou tannique en deux

ders. La rivière Platte qui coulait au centre servit de borne aux deux voisins. Dès lors aussi, elle prit le nom de Murray.

Murray Bay, Mount Murray et Shoolbred, dans le district de Gaspé, sont les seules concessions en fief · et seigneurie faites sous le régime

Avant la Conquête, les seigneuries, quatrevingt-dix fois sur cent, prenaient le nom de leurs premiers propriétaires, =

Dans l’acte de concession de la seigneurie accordée à Malcolm Fraser, il est dit qu elle sera connue sous le nom de Mount Murray, à :

la demande même de Fraser. 8

Egalement, dans l’acte de concession de la seigneurie donnée à John Nairn, il est déclaré qu’elle recevra, à la demande de M. Nairn luimeme, le nom de Murray Bay. Fe

Ces deux braves officiers en attachant le nom de Murray à leurs seigneuries voulaient honorer le général James Murray, alors gouverneur de la colonie, qui leur avait fait ces concessions au nom du gouvernement anglais. 4

S’il est un nom anglais qui mérite le respect. des Canadiens-Français c’est bien celui de Murray. Ce général anglais nous combattit loyalement, puis quand il fut mis à la tête du gouvernement du pays, il fit tout ce qu il put

aîné le fit entrer et il prit le nom de

Un épisode de sa carrière militaire peint de façon éclatante l’honorabilité de son caractère.

En 1781, Minorque assiégé par le duc dee.

Crillon, à la tete d'une puissante armée française et espagnole, était défendue par le général

Murray ou plutôt lord Elibank. ü Crillon, désespérant de prendre Minorque par les armes, fit offrir secrètement à son défenseur, une somme de un million de livres sterling pour la reddition de la forteresse.

Lord Elibank, insulté, répondit au duc de Crillon par la lettre vengeresse qui suit :

Monsieur, .

Quand votre brave ancêtre fut invité par son roi à assassiner le duc de Gui e, il lui fit la réponse dont vous auriez du vous rappeler quand vous avez tenté d’assassiner l'honneur d’un 10 - =

homme dont la naissance est aussi illustre que la vôtre ou celle du duc de Guise. j

„Entre vous et moi, pas d'autres rapports que les armes à la main. S'il vous reste des sentiments d'humanité, envoyez, je vous prie, pour vos. malheureux compatriotes, nos prisonniers, des vêtements ; mais qu'ils soient déposés au loin, car je n’entends pour l’avenir avoir d’autres relations avec vous, que les plus hostiles ”

Le duc de Crillon eut assez d’esprit pour reconnaître son erreur et faire des excuses au fier et honnête Ecossais. III lui écrivit :

„Monsieur. |

Votre lettre nous remet chacun à sa place et confirme la haute opinion que j'ai toujours entretenue de vous. Votre dernière proposition, je l te de grand cœur.” 3

Minorque finit. par succomber, mais Thon-

neur de lord Elibank demeura sans tache.

Lord Elibank mourut à Beaufort, Sussex, en Angleterre, en juin 1794. L'Angleterre reconnaissante lui a choisi un tombeau dans l’&bbaye de Westminster. II le méritait.

Un régiment de volontaires canadiens-français en 1764

On sait qu'en 1764 le gouverneur Murray leva einq compagnies de volontaires canadiensfrangais pour aider les troupes anglaises à met: tre fin à ce qu’on a appelé la révolte ou la conspiration de- Sauvages de l’Ovest sous le com: mandement du fameux Pontiac, FRS

Sur la révolte des Sauvages de l'Ouest dirigés par le grand chef Pontiac, on peut lire Pouvra-

: an. The C racy |

ages de Ouest.

Dans son Histoire de la · milice canadienne:

| française i, M. Benjamin Sulte Publié la lettrecirculaire qui fut envoyée en mai 1764 (nous croyons. que cette lettre fut plutôt envoyée en

mars 1764) par le gouverneur Murray à tous les capitaines de milice de la province de Quebec.

“ Quoique je vous aie déjà instruit de bouche, disait cette lettre, des soins que Sa Majesté se donne pour assurer le bonheur de ses sujets, et de la ferme résolution qu’elle a prise de faire revenir à la raison quelques nations sauvages, dont la mauvaise volonté s’est manifestée par la trahison et la violence, et de les obliger à conclure une paix stable qui assure le retour d’un commerce avantageux et la tranquillité si necessaire à ses peuples, j ai cru devoir vous informer qu’à cet effet le Gouvernement s’est déterminé de joindre cinq compagnies de Cana-

. diens aux troupes qui doivent être employées à procurer ce but.” Tes compagnies devaient être composées de soixante hommes chacune. Deux devaient | être levées dans le gouvernement de Quebec, deux dans celui de Montréal et une autre dans 2 le gouvernement des Trois-Riviéres. Elles de-

vaient être commandées par des officiers cana- : diens-français. re

s’engageait à les pourvoir d’armes, de munitions de guerre et de vivres durant tout le temps de la Campagne. La solde affectée pour chaque homme devait être de six sous anglais par jour. Le lettre-circulaire prenait la peine de déclarer qu'un prêtre accompagnerait les volontaires et que leur service finirait avec la campagne. M. Briand, qui n’était encore que vicairegenéral du diocèse de Québec, entra parfaitement dans les vues du gouverneur Murray.

Le 8 mars 1764, il invitait les curés à favoriser le recrutement de ce corps de volontaires de toutes leurs forces. La belle lettre qu'il leur adressa à cette -casion a sts publiée à la page 178 du premier volume des Mandements, lettres pastorales et circulaires des Évêques de Québec. Murray demandait trois cénts hommes. M.

Sulte nous dit que six cents volontaires s’offrirent. :

On trouvera dans le Bulletin des Recherches histori- XXE, p. les sources à ulter pour étudier toire du n levé en 1764.

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