‹ Les petites choses de notre histoireChapitre 22 sur 100 · Archives du Canada, Correspondance générale, vol · texte numérisé non relu

Archives du Canada, Correspondance générale, vol

zeur dans leur exploitation, le 15 septembre 1730, l'intendant Hocquart signait l'ordonnance suiante :

“ Gilles Hocquart, etc.

“ Sa Majesté nous ayant ordonné de protéger particulièrement l'exploitation de l’ardoisière du Grand Etang appartenante à Mrs Hazeur et Sarrasin auxquels sont associés les Srs Lepage et Rioux.

“ Nous faisons très expresses inhibitions et défenses à toutes personnes de quelque qualité et conditions qu’elles soient de causer aucun trouble au sieur Pierre Rioux preposé pour la dite exploitation à peine de tous dépens, dommages et intérêts.

“ Enjoignons aux employés ou engagés par les dits propriétaires et associés de la dite ardoisière d'obéir au sieur Pierre Rioux en tout ce qu'il leur commandera pour le bien et utilité’de la dite exploitation à peine de perdre la moitié de leurs gages et de plus grande peine si le cas y échet.

“ Mandons.

“ l'ait à Québec le quinze septembre mil sept trente.

Hocquarr. **

Mais l'exploitation de l'ardoisière du Crand- Ftang allait cahin-cahan. Les savants, d'ordinaire, ne sont ni financiers, ni administrateurs. Et Sarrazin voyait à tout à son ardoisière du Grand-Etang !

Le 26 août 1731, par l'ordo nance suivante, locquart donnait la direction de l'ardoisière du Grand-Etang à Jean-Baptiste Gatien, qui était un ouvrier entendu et habile :

“Gilles Hocquart, etc.

“ Le peu de satisfaction que nous avons eu jusqu'à présent de la manière dont l'ardoisière du Grand Etang a été exploitée, malgré les soins et les attention< des sieurs Sarrazin et Hazeur qui en sont les propriétaires, et la protection particulière que nous leur avons donnée en exécution des ordres du Roy, nous a déterminé d'envoyer sur les lieux une personne entendue et capable qui puisse nous rendre compte des raisons qui ont empêché jusqu'à présent qu'on ait tiré de cette ardoisière la quantité d'ardoise que nous devions nous promettre, tant pour employer à la couverture du palais et des bâtiments du Roy que des autres maisons des villes de cette colonie. A ces causes, nous avons nommé Jean-Baptiste Gatien pour se transporter sur le lieux y faire la vi-

site des carrières d'ardoise qui s'y trouvent, s'informer de l'abondance et de la qualité des dites carrières, fouiller et visiter celles qui seront plus propres à fournir de bonne ardoise, se faire rendre compte par les ouvriers et commis des sieurs Fazeur et Sarrazin du travail qu'ils ont fait jusqu'à présent, concerter les mesures à prendre pour donner une autre forme à l'exploitation en convenant avec les ouvriers d'un prix juste et raisonnable pour la façon de chaque millier d’ardoises pris sur le lieu, lequel parti doit paraître plus avantageux aux ouvriers, et généralement faire tout ce qui conviendra pour parvenir à avoir une plus grande quantité d'ardoises qu'on a eu jusqu'à présent et de meilleure qualité.

” Ordonnons aux sieurs Rioux et à leurs associés de donner toutes les connaissances et facilités nécessaires pour l'exécution du présent ordre; et aux ouvriers d'entendre et obéir pour le fait de la dite exploitation comme aussi de se transporter avec lui aux endroits qu’il croira devoir visiter, entre autres à la rivière de la Magdeleine ct autres endroits.

“Permettons aux dits ouvriers de convenir avec le dit Gatien du prix du millier d’ardoises qu'ils pourront fabriquer soit conjointement avec le dit Gatien soit séparément les assurant les uns et les autres de notre protection dans une affaire que

SIREN

A te RSR HD RN TA TTL: CYR vob BDs ae

Sa Majesté 1egarde comme également avantageuse à son service et à celui de ses sujets,

“ Mandons, etc.

“ Fait à Québec, le 26 août 1731.

Hocquarr, *

Le 18 octobre 1731, l'intendant Hocquart écrivait au ministre :

“En exécution de vos ordres, j'ai fait fournir par le sieur Sarrazin 101600 d'ardoises à compte sur celle qui est nécessaire pour la couverture du Palais, mais je n'ai pu parvenir à en réduire le prix à 40 livres comme vous me l'aviez recommandé. Le sieur Sarrazin m'a justifié par le compte qu'il a tenu des dépenses qu'il a faites pour l'exploitation de son ardoisière qu'il ne pourrait sans une perte évidente la donner à un moindre prix que 51 livres. J'ai jugé, Monseigneur, par ce que vous me faites l'honneur de m'écrire que votre intention était de soutenir cet établissement que le sieur Sarrazin aurait abandonné s'il avait trouvé une perte considérable dans ses premières fournitures. Je lui ai cependant fait entendre que dans cette affaire vous regardiez moins l'avantage du Roi que l'intérêt général de la colonie et que ce serait pas seconder

Page 1