‹ Les petites choses de notre histoireChapitre 9 sur 100 · Les Sulpiviens et les · texte numérisé non relu

Les Sulpiviens et les

rrêtres des Missions Etrangères en Acadie, p. 33,

M. l'abbé Thury n'avait eu pour témoins de ses derniers moments que les quelques familles micmaques campées au bord de la baie de Chibouctou. Les hons Micmacs, après lui avoir fermé les yeux, décidèrent de lui rendre un témoignage de vénération et de reconnaissance. Ils plantèrent au-dessus de la fosse où ils l'avaient déposé de solides pieux accolés les uns aux autres, en forme de rectangle allongé, qu'ils couvrirent d'une espèce de voûte faite de larges écorces cousues de racines comme leurs canots. De gros cailloux, proprement rangés autour, completèrent le petit monument.

L'année suivante, en 1699, à. voyageur Diereville abordait à Chibouctou. Dès que les Micmacs le reconnurent pour un Français ils lui firent de grandes démonstrations d'amitié. Diereville et ses compagnons invitèrent alors les chefs micmacs à un festin à bord de leur navire.

A la suite du festin, les chefs firent signe à Diereville et à quelques autres officiers de les suivre à terre, et ils leur montrèrent le monument funèbre élevé au missionnaire Thury, en leur témoignant par des gestes expressifs l'extrême regret qu'ils avaient de l'avoir perdu.

L'humble monument élevé sur la tombe de l'abbé Thury n’a pas dü subsister bien des années, mais il est une chose certaine c’est que le souve-

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