JULES ET MADAME DE FLÉCHEUX
Comment !
ANNA, à Jules.
Si vous preniez un état ?
AMÉLIE
Ah ! voilà une idée 1
JULES
Moi?
DE VATINELLE
Oui, un petit fonds de mercerie... avec une boîte aux lettres... c'est une douceur !
ANNA, à Vatinelle.
Taisez-vous donc, nous ne sommes pas en train de rire !
AMÉLIE
Mon ami!
MADAME DE FLÉCHEUX.
Mais mon frère n'a jamais songé à se mettre dans le commerce.
AMÉLIE
Je le crois bien !
Et quel commerce, encore?
ANNA
Oh! n'importe lequel!... Vendez! achetez!
JULES
Mais quoi?
ANNA
Ce que vous voudrez.
JULES
Il faut que je cherche une profession, à présent !
DE VATINELLE, à part.
Un homme qui &it courir !
ANNA, à Jules.
Une fois mariés... nous liquiderons.
JULES
Je vais chercher, mademoiselle... et avant demain, j'aurai trouvé.
AMÉLIE^ à madame de Flécheux qui se lève.
Vous partez déjà? (Tout le monde se lève.)
MADAME DE FLÉCHEUX.
Oui... quelques visites à faire.
JULES^ à part.
Que diable pourrais-je bien vendre?
DE YATINELLE^ prenant son chapeau.
Je sors avec vous... Je cours retenir une loge aux Italiens. . Tamberlick chante... Serez-vous des nôtres ce soir, beau-père?
COURTIN
Non, monsieur... Le soir, je fais ma correspondance.
DE VATINELLE
Hélas !
COURTIN
Quoi?
DE VATINELLE
Rien... (a part.) Je pense aux malheureux qui seront obligés de la lire.
MADAME DE FLÉCHEGX^ saluant.
Monsieur Gourtin...
COURTIN, saluant.
Madame... (a Jules.) Mes amitiés à M. Dumirail. (Tout le monde sort excepté Gourtin.) ,