ACTE II
DE VATINELLE
Ah ! oui... Une surprise.... pour ma femme !
GOURTIN, examinant le châle.
Ah ! c'est magnifique !...
LE MARCHAND
Monsieur a prié d'apporter la facture.
•- DE VATINELLE
Oui... Je paie toujours comptant. (FouiUant à sa poche. A part.) Pas aujourd'hui, par exemple !... Trente-sept firancs cinquante!
COURTIlî, bas à de vatineUe.
A votre place, je renverrais le châle... Dans votre position... c'est une folie !
DE VATINELLE, au marchand.
Laissez cela !... je passerai demain.
LE MARCHAND
Très-bien, monsieur ! ça ne presse pas ! (il sort.)
COURTIN
C'est chevaleresque ce que vous faites là... mais stupide !... car avec cinq cents francs par mois.
DE VATINELLE
le croyais vous avoû* dit que je les refusais.
COURTIN
C'est encore mieux l Avec rien par mois !... payer des cachemires de deux mille cinq cents francs... Ah ! à moins que vous n'ayez l'intention de travailler... avec vos petites mains I... Voyons, VatineUe I vous êtes jeune, vous jouissez d'une bonne santé... pourquoi ne chercheriez-vous pas une place ? Et alors, foi de Courtin 1 je passerai l'éponge sur le passé... je pardonnerai tout... toutl même vos faiblesses. . . parce que, quand on travaille, on peut s'amuser, on peut. . .
TE VATINELLE
Avoir des maîtresses?
COURTIN
Oui... CPest-à-dire non!... Vous me faites dire des sottises? Adieu I . . Cherchez une place ! . . . cherche/ une place ! (U sort par le fond.)