SCENE X COURTIN, AMÉLIE, pr:is LORIN
Eh bien! mon père?
COURTIN
' Que veux-tu I . . . Ce n'est pas ma faute ! Je ne lui ai pas dit de se faire courtier d'assurances.
AMÉLIE
Nous étions si heureux 1 Nous nous aimions tant 1 Ah ! vous avez soufflé sur un beau rêve, maintenant je n'ai plus de mari.
COURTIN, à part.
Elle pleure I Sapristi I J'aurais mieux fait de rester à Caen.
AMÉLIE
Ah ! pourquoi êtes-vous venu troubler notre repos 1
COURTIN
Moi!
AMÉLIE
Vous ne comprenez que le mouvement... le travail.
COURTIPf.
Le travâl Mt ia def de iroûte de Tédifice social I Je n'en démordrai pasl
AMÉLIE
Mais en quoi Tédifice social esi-ii menacé parce qu'un mari mange tranquillemeat ses revenus auprès de sa femme qu'il aime?
Certainement, il est menacé I £t dans sa base même... parce que... suis-moi bien... la société est un navire...
AMÉLIE
Eh bien I dans un navire, il y a des passagers qm payent leurs
places et qui lie font rien I
COURTIN, démonté.
Oui... je conviens qu'il y a des passagers... mais ça n'empêche pas que, d^un autre côté... parce que... (sruit de bouteille 9e Cbampa* gne qai se débouche, dans la coulisse où est entré Desbrazures.)
LORIN, entre en riant et en essayant son habit.
Ah ! ah 1 ah ! Elle est trop drôle.
GOURTIN.
Qu'est-ce qu'il a à rire cet imbécile-^là? Qu'est-ce que c'est î
LORIN
C'est M. Desbrazures. i. le bonhomme I Je lui présentais une as-^ siette.;. lorsque tout à coup, pan I Une forte détonation sort de sa poche ; elle se met à mousser, sa poche I
COURTIN
A mousser?
LORIN
J*en ai plein mon habit... Monsieur se tient lés côtes... et nÉoi
aussi... Ah 1 ah 1 (il sort en riant.)
COCRTIN.
Il est fou ) ce garçon ! (on entend rire de Vatinelle dans la coulisse.)
Vous l'entendez.,, il rit... il ne songe plus à nioi. Ah ! vous m'avez fait bien du mai t