‹ Les petites mains: comédie en trois actesChapitre 67 sur 76 · SCENE X COURTIN, AMÉLIE, pr:is LORIN · texte numérisé non relu

SCENE X COURTIN, AMÉLIE, pr:is LORIN

Eh bien! mon père?

COURTIN

' Que veux-tu I . . . Ce n'est pas ma faute ! Je ne lui ai pas dit de se faire courtier d'assurances.

AMÉLIE

Nous étions si heureux 1 Nous nous aimions tant 1 Ah ! vous avez soufflé sur un beau rêve, maintenant je n'ai plus de mari.

COURTIN, à part.

Elle pleure I Sapristi I J'aurais mieux fait de rester à Caen.

AMÉLIE

Ah ! pourquoi êtes-vous venu troubler notre repos 1

COURTIN

Moi!

AMÉLIE

Vous ne comprenez que le mouvement... le travail.

COURTIPf.

Le travâl Mt ia def de iroûte de Tédifice social I Je n'en démordrai pasl

AMÉLIE

Mais en quoi Tédifice social esi-ii menacé parce qu'un mari mange tranquillemeat ses revenus auprès de sa femme qu'il aime?

Certainement, il est menacé I £t dans sa base même... parce que... suis-moi bien... la société est un navire...

AMÉLIE

Eh bien I dans un navire, il y a des passagers qm payent leurs

places et qui lie font rien I

COURTIN, démonté.

Oui... je conviens qu'il y a des passagers... mais ça n'empêche pas que, d^un autre côté... parce que... (sruit de bouteille 9e Cbampa* gne qai se débouche, dans la coulisse où est entré Desbrazures.)

LORIN, entre en riant et en essayant son habit.

Ah ! ah 1 ah ! Elle est trop drôle.

GOURTIN.

Qu'est-ce qu'il a à rire cet imbécile-^là? Qu'est-ce que c'est î

LORIN

C'est M. Desbrazures. i. le bonhomme I Je lui présentais une as-^ siette.;. lorsque tout à coup, pan I Une forte détonation sort de sa poche ; elle se met à mousser, sa poche I

COURTIN

A mousser?

LORIN

J*en ai plein mon habit... Monsieur se tient lés côtes... et nÉoi

aussi... Ah 1 ah 1 (il sort en riant.)

COCRTIN.

Il est fou ) ce garçon ! (on entend rire de Vatinelle dans la coulisse.)

Vous l'entendez.,, il rit... il ne songe plus à nioi. Ah ! vous m'avez fait bien du mai t

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