SCÈNE XIY DE VATINELLE, AMÉLIE
AMÉLIE, entrant.
Georges, où allez-vous donc?
DE YATÏNELLE.
Madame... je vais aux commissaires-priseurs... on doit me vendre en ce moment.
AMÉLIE
Mon ami, j'ai une prière î vous adresser.
DE YATÏNELLE.
Laquelle?
AMÉLIE
Tiens, prends ceci.
DE VATINELLE
Ouol?
Une clef... que tu as bien voulu confier à mon père ; je veux que tu redeviennes le maître chez toi.
DE-VATliNELLE,
Madame! madame I
AMÉLIE
Je t'en supplie; veuK-tuque je te la présente à deux genoux comme à un souverain qui rentre dans ^a bonne ville?
DE VATINELLE, l'embrassant.
Amélie, ton père m'a fait durement Sentir tout ce que ma position avait d'humiliant. Tu es riche, je suis pauvre. Je ne reprendrai ici ma place que lorsqu'il me sera permis de t'apporter une fortune sinon égale à la tienne, du moins qui me mette dans une situation honorable et indépendante.
AMÉLIE
Mais...
DE VATINELLE
J'ai dit.
AMÉLIE, à part.
Heureusement que mon père est en train de réparer le mal qu'il a fait.