‹ Les petites mains: comédie en trois actesChapitre 73 sur 76 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

MADAME DE FLÉCHEUX.

MoDsieurCourtin...

COURTIN

Madame !

MADAME DE FLÉCHEUX, avec résolution.

Mon frère aime M^^^ Anna et j*ai rhonneur de vous demander sa main.

COURTLV.

Comment ! La main de ma fille ! Vous I un homme qui fait courir 1

JULES

Pardon... je suis commerçant... j*ai perdu quinze mille franc Uer sur les cotons, et vingt mille aujourd'hui sur les savons.

ANNA

Vous voyez, papa»

COURTIN, à Jules.

Je ne puis que vous féliciter, monsieur, d'être entré dans cette voie... mais j'ai donné ma parole à Chavarot. Il est inscrit pour fin courant.

Chavarot 1 il est parti ! Vous ne le reverrez plus ! il ramène à l'étranger*

COURTIN

C'est impossible t

DE VATINELLE

Le monsieur aux chaises Cupidon;.. c'était luil

COURTIN

Comment t la maison Chavarot ! Ah I pouah t (a Jules.) Jeune hbmme, du moment que vous travaillez sérieusement...

DE VATINELLE

Je crois bien ! trente-cinq mille francs de perte !..,

COURTIN

Le fait est qu'au bout dé Tannée:., (a Jules.) Votre main, jeune homme.

J(JLF.S.

Ah 1 monsieur.

GOURTIN, à part, examinant la main de Jules, Elle est bien petite 1 (Haat.) Ma fille est à vous !

JULES

£st-il possible 1

COURTIN, bas, emmenant Jules à l'avant-scène.

Mais à une condition... c'est que vous ne travaillerez pas. Chut !

JLLES) étonné.

Plaît-il 1

COURTIN, avec emphase.

Et rappelez-vous, mes enfants, que le travail est la clef de voûte de l'édifice social 1

DE VATINELLE

Et n'oubliez pas, beau-père, que la dépense esf le travail du riche. Ce soir, je donne ma démission.

COURTIN

Eh bien ! j'aurai là une jolie collection de gendres. Quatre petites mains 1 heureusement, les miennes...

DE VATINELLE

Sont de taille à couvrir toute la famille î

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