SCÈNE XII Les Mêmes, HENRI et ABOUKIR, entrant par le fond
HENRI, très ému, très troublé^ mais très digne.
D'Aboukir et moi, messieurs, nous venons de causer avec mon frère... (Saisissement.)
.J / FALERPIN
•s \ Hein i^...
^ f BoispiERRE, à Henri
kl \ Mais...
HENRI, ne les laissant pas parler .^ très net. Georges est descendu ici cette nuit. Il est remonté ensuite à sa chambre, sans lumière. Il voulait ne pas être vu... Tout ça est incontestable...
ABOUKIR
Et incontesté I
HENRI
Il avait ses motifs personnels.
ABOUKIR
Il nous les a racontés à Henri et à moi, en galant homme.
HENRI
II ne peut pas les expliquer davantage,
CRELLECHAMP
Comment!... à moi, par exemple !...
HENRI, le récusant du geste.
Ils étaient plausibles. Voilà tout ce que nous pouvons dire !
ABOUKIR
Georges nous a expliqué sa conduite ; nous nous en déclarons solidaires...
HE^Ki., avec fermeté.
Celui qui persisterait dorénavant à le soupçonner mettrait en doute non seulement sa parole, mais la nôtre!... [Long silence.)
DuviviER, insinuant.
Eh bien! Inutile d'envenimer, mon Dieu!... Monsieur votre frère devait nous quitter ce soir... ABOUKIR, vivement, et avec hauteur.
Permettez, monsieur! Maintenant que son départ pourrait être mal interprété, monsieur de Cernay reste!... {D'un ton menaçant.) Toute invitation à partir serait considérée comme une provocation ! {Silence... Amorgo ^r end son chapeau.)
HENRI, remarquant ce mouvement.
De même, d'ailleurs, que toute affectation à quitter un endroit où il se trouve... [Amorgo., interdit., remet son chapeau sur la table... Nouveau silence. . . Henri, reprenant et concluant.) Nous étions bien certains, messieurs, qu'un incident aussi ridicule n'aurait pas de suites.
ABOUKIR
Nous allons annoncer à monsieur de Cernay qu'on ne reparlera plus de quoi que ce soit. [Ils sortent... Silence gêné.)