‹ Les petits acteurs, ou Les merveilles à la mode, comédie-vaudeville en un acteChapitre 18 sur 18 · CHOEUR · texte numérisé non relu

CHOEUR

Us sont charmans, etc., MICHON , se frappant le front.

Quel malheur ! quel malheur ! . . Monsieur le Directeur , c'est la première fois que pareille chose arrive. . il faut que ce fatal pâtissier. . {à ses enfans) gourmands que vous êtes. . vous ne rougissez pas. . . mon cher Directeur, je suis au désespoir, mais ce n'est pas la faute de ces enfans; emmenezles dans votre arrondissement 7 sans doute que dans la salle des spectacles iln'y a pas de marchands d'échaudés , alors ils ne feront pas de brioches.

FLORICOUR , ironiquement.

Si vous m'en croyez, laissons-les grandir encore un peu.

MICHON

Non , vous avez tort , s'ils étaient grands ils ne vaudraient rien. ( Auguste va chercher ses effets chez Michon. )

FLORICOUR.

Tenez , mon cher monsieur Michon.

AlR : A l'âge heureux de i£ ans.

En cherchant par foi les enfans , Et des acteurs et des actrices , Souvent hélas ! des vrais talens J'ai vu détruire les prémices.

Ah ! n'abusons pas , sans raison , Des fruits d'une ingrate culture , Les cueillir avant la saison , C'est faire un vol à la nature.

MICHON

Mais , comment ferez-vous donc cette année ? FLORICOUR , montrant Adèle et Auguste.

Voilà Monsieur et Madame qui veulent bien venir avec moi , et jouer la comédie jusqu'au moment où vos enfans pourront leur succéder.

MICHON

Mes locataires , ah ! c'est bien mal de venir sur les brisées de ces enfans ; voilà déjà les intrigues , les cabales ; ah ! ils ne sont pas au bout. . . vous en arracherez. . .

VHIE DE BMIIEum :

r.-T-TTttBI

FLORICOUR.

Ah çà, monsieur Michon, vous allez me rendre les avances?

MICHON , a sa femme.

Voilà qu'il me redemande ses avances ; as-tu fait le mémoire des comédiens ?

Mad. MICHON , le tirant de sa poche.

Le voilà.

michon.

A combien cela se monte-t-il?

Mad. MICHON.

A cent francs.

MICHON

C'est tout juste ce qu'il faut. (A Floricour , lui présentant le mémoire. ) Voilà vos avances.

floricour , jetant un coup-d'œil dessus. Comment, cent francs !

auguste, à Floricour.

Oui. Alors nous allons partir , vous vous chargerez donc de tout ?

FLORICOUR.

Il le faut bien : avez-vous beaucoup d'effets ?

AUGUSTE

Mon dieu non . . . ces deux petits paquets.

MICHON

Ils ne faisaient pas beaucoup d'embarras ; dans tout cela je ne vois pas qu'il y ait beaucoup de mal.

AUGUSTE

AlR : Tons un curé patriote.

Prenons donc la diligence , Pleins d'espoir partons gaiement , .Peut-être un peu d'indulgence , Formera notre talent ; Plus d'un acteur qu'on cita , Ainsi que nous débuta.

On verra , (bis.)

C que ça deviendra.

ADELE.

Une clame qu'on admire Comme un femme de bien , Se passe de cachemire , Et le me'nage va bien.

Mais un jour elle en voudra , Le mari refusera. On verra , {bis.)

C que ça d* viendra.

Mad. MIGHON.

Pour me prouver sa tendresse , Je m' souviens que 1* premier jour , Michon me disait sans cesse , Je suis constant en amour.

J'iui dis nT te vante pas comm'ça , C'te constance , c't amour-là.

On verra , (bis.)

C que ça deviendra.

FLORICOUR.

Chez Thalie et Melpomène , On voit des petits talens , Et pour briller sur la scène , On veut partout des enfans.

Nous avons Mars et Talma , J'aime autant ces enfans-Ià.

On verra , (bis.)

, V. C que ça d* viendra.

PIERRETTE

L' pâtissier dans sa corbeille A remis tous ses gâteaux.

JAQUOT.

Ils sont range's à merveille , Ah t ma sœur, ils sont bien beaux;

PIERRETTE

Ah! si maman et papa , Veulent bien payer tout cà.

JAQUOT , PIERRETTE , COCO.

On verra , ( bis. )

Cjque ça d* viendra.

michon , aux enfans.

Laissez-don c là vo6 brioches , Et saluez le Public.

( Au Public. ) Messieurs, ') vous présent7 mes mioches , J* sais bien que c'est là le hic.

C'est bien p'tit, qu'on me dira , Mais un jour ça poussera ,

On verra {iroisfois.)

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