CHOEUR
Us sont charmans, etc., MICHON , se frappant le front.
Quel malheur ! quel malheur ! . . Monsieur le Directeur , c'est la première fois que pareille chose arrive. . il faut que ce fatal pâtissier. . {à ses enfans) gourmands que vous êtes. . vous ne rougissez pas. . . mon cher Directeur, je suis au désespoir, mais ce n'est pas la faute de ces enfans; emmenezles dans votre arrondissement 7 sans doute que dans la salle des spectacles iln'y a pas de marchands d'échaudés , alors ils ne feront pas de brioches.
FLORICOUR , ironiquement.
Si vous m'en croyez, laissons-les grandir encore un peu.
MICHON
Non , vous avez tort , s'ils étaient grands ils ne vaudraient rien. ( Auguste va chercher ses effets chez Michon. )
FLORICOUR.
Tenez , mon cher monsieur Michon.
AlR : A l'âge heureux de i£ ans.
En cherchant par foi les enfans , Et des acteurs et des actrices , Souvent hélas ! des vrais talens J'ai vu détruire les prémices.
Ah ! n'abusons pas , sans raison , Des fruits d'une ingrate culture , Les cueillir avant la saison , C'est faire un vol à la nature.
MICHON
Mais , comment ferez-vous donc cette année ? FLORICOUR , montrant Adèle et Auguste.
Voilà Monsieur et Madame qui veulent bien venir avec moi , et jouer la comédie jusqu'au moment où vos enfans pourront leur succéder.
MICHON
Mes locataires , ah ! c'est bien mal de venir sur les brisées de ces enfans ; voilà déjà les intrigues , les cabales ; ah ! ils ne sont pas au bout. . . vous en arracherez. . .
VHIE DE BMIIEum :
r.-T-TTttBI
FLORICOUR.
Ah çà, monsieur Michon, vous allez me rendre les avances?
MICHON , a sa femme.
Voilà qu'il me redemande ses avances ; as-tu fait le mémoire des comédiens ?
Mad. MICHON , le tirant de sa poche.
Le voilà.
michon.
A combien cela se monte-t-il?
Mad. MICHON.
A cent francs.
MICHON
C'est tout juste ce qu'il faut. (A Floricour , lui présentant le mémoire. ) Voilà vos avances.
floricour , jetant un coup-d'œil dessus. Comment, cent francs !
auguste, à Floricour.
Oui. Alors nous allons partir , vous vous chargerez donc de tout ?
FLORICOUR.
Il le faut bien : avez-vous beaucoup d'effets ?
AUGUSTE
Mon dieu non . . . ces deux petits paquets.
MICHON
Ils ne faisaient pas beaucoup d'embarras ; dans tout cela je ne vois pas qu'il y ait beaucoup de mal.
AUGUSTE
AlR : Tons un curé patriote.
Prenons donc la diligence , Pleins d'espoir partons gaiement , .Peut-être un peu d'indulgence , Formera notre talent ; Plus d'un acteur qu'on cita , Ainsi que nous débuta.
On verra , (bis.)
C que ça deviendra.
ADELE.
Une clame qu'on admire Comme un femme de bien , Se passe de cachemire , Et le me'nage va bien.
Mais un jour elle en voudra , Le mari refusera. On verra , {bis.)
C que ça d* viendra.
Mad. MIGHON.
Pour me prouver sa tendresse , Je m' souviens que 1* premier jour , Michon me disait sans cesse , Je suis constant en amour.
J'iui dis nT te vante pas comm'ça , C'te constance , c't amour-là.
On verra , (bis.)
C que ça deviendra.
FLORICOUR.
Chez Thalie et Melpomène , On voit des petits talens , Et pour briller sur la scène , On veut partout des enfans.
Nous avons Mars et Talma , J'aime autant ces enfans-Ià.
On verra , (bis.)
, V. C que ça d* viendra.
PIERRETTE
L' pâtissier dans sa corbeille A remis tous ses gâteaux.
JAQUOT.
Ils sont range's à merveille , Ah t ma sœur, ils sont bien beaux;
PIERRETTE
Ah! si maman et papa , Veulent bien payer tout cà.
JAQUOT , PIERRETTE , COCO.
On verra , ( bis. )
Cjque ça d* viendra.
michon , aux enfans.
Laissez-don c là vo6 brioches , Et saluez le Public.
( Au Public. ) Messieurs, ') vous présent7 mes mioches , J* sais bien que c'est là le hic.
C'est bien p'tit, qu'on me dira , Mais un jour ça poussera ,
On verra {iroisfois.)