CÉCILE, JULIEN, SUZF.TTE
Oui . c'est à tort qu'on désespère,
De l'amour tout cède au pouvoir;
Ce ,our heureux , ce jour prospère
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Comble < > vœux et < \
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M. TRICOT ET MAD. TRICOT
Oui, c'est à tort que l'on espère, Ici bas peut -on tout prévoir?
Ce jour qui , pour eux est prospère, Détruit pour jamais mon espoir.
SUZETTE, à TlicOt.
L'amour aime aussi la richesse , Que donnez- vous ?
M. TRICOT
Oh ! la tigresse î
espoir.
Je donne. ,
SUZETTE
Fn louis d'or, Vingt mille francs . .
M. TRICOT
Je suis mort 2 SUZETTE.
Donnez-les. . . ou je vais tout dire.
M. TRICOT
Tais- toi. (b'n.)
MAD. TRTCOT.
J'y consens.
M. TRICOT
Quel martyre!
M. ET MAD. TRJCOT.
Oui , c'est ;'; tort que Ton espèce , etc. CÉCILC, JULIEN, SLZETTE, FRIBOURG.
I Oui , c'est à tort qu'on de'ofpère, etc. suzette, à Fribourg.
Voilà donc notre ouvrage, deux sensibles époux réuni* «t un mariage de fait !
Monsieur et Madame. 5
Ensemble.
TRTCOT.
Oui, mais plus de reveuans.
SUZETTE
A moins que ce ne soit des revenans bons.
FRIBOURG
C'est dit, petite la démon... et vite à table pour achever de vous ressuciter.
VAUDEVILLE
Air: Vaudeville de la Chasse au Renard. FRIBOURG.
Sur l'appétit c'est à lorl que l'on fronde, L'art de manger , qu'on encense partout, A son mérite ; et <;ui, dans ce bas monde, Sait digérer, à mon avis ait tout En vrai gourmet . sans que rien me chagrine , D'un tonneau plein pour avoir le contour, Chez l'un je soupe, et chez l'autre je dîne; Ne faut-il pas que chacun ait son tour?
JULIEN
Ton noMe espoir n'es! plus nue chimère , Pays des arts , du génie et des 1 ii< , Tu seras libre , et la lyre d'Homère, De tes héros fêtera les exploits ; Assez longtemps l'orgueilleux eimelcrre Livra tes fils à la faim «lu vautour.
Grèce! renais pour illustrei la terre; Ne faut-il pas que chacun ait son tour?
MAC TRICOT
Des droits e'gaux, voilà ce que demande Le pauvre hymen (pie l'un aiuie à fronder, Donc aujourd'hui , si madame commande, Le lendemain , monsieur doit commander.
Telle est bêlas ! notre union chérie, L'égalité chez nous fixe l'amour , L'malin il gronde et moi le soir je crie, "N< faut-il pas que chacun ait son tour?
M. TRICOT
Tout se détruit et tout se renouvelle , Ce qui périt un jour reparaîtra , Et la nature à chaque instant nouvelle, Dit que le monde encor longtemps vivra. Quand un vieillard s'incline vers la tombe. Un jeune enfant souvent reçoit le jour , L'un apparaît lorsque l'autre succombe . Ne faut-il pas que chacun ait son tour?
SUZETTE , au Public.
Pour que l'auteur échappe à l'e'pigramme , Et loin de nous pour chasser la frayeur, Ce soir, Messieurs, applaudissez 3/adame, Mesdames , vous, applaudissez Monsieur.
Et pour calmer la critique savante, De grâce , avant de quitter ce séjour , Applaudissez jusques à la servante , Ne faut-il pas que chacun ait son tour?