‹ Les petits appartemensChapitre 171 sur 356 · MI* A · texte numérisé non relu

MI* A

A îz bien , mon père, depuis que le bien aimé est parti ; I esl allé faire un tour dans les départemens , et je suis veuve depuis quelque temps.

SOMNO

Pauvre petite! on s'est ressenti ici de ton absence.

NINA

11 parait que depuis que je ne fais plus des miennes.. .

SOMNO

Je suis obligé d'y mettre du mien... C'est vrai ; pauvre enfuit, tuas tout l'ail pour prolonger les jours de ton vieux père. { Il chante. )

Elle m'a prodigue sa tendresse et ses soins.

Air du T^uudcville du procès.

Qu'est devenu ce temps heureux Où grâce à ton extravagance Tu m'attirais les curieux ; Maintenant quelle dilïérence.' Comment m'arracher à la mort !

FLORE

Comptez sur vos tilles chéries.

NINA

Pour vous sauver je suis encor Prête à laire des folies.

( II

SOMNO

Ça ne conviendrait peut-être pas à ton mari.

NINA

Mais enfin, mon père , n'est-il aucun moyen. . • . vos chanteurs?..-

SOMNO

Ils déchantent tous, mon enfant, et impossible de les remplacer.

NINA

Eh ! quoi ! les chants auraient cessé ?

SOMNO

Non pas.... mais la tragédie de mon voisin de la rue de Richelieu accapare tout. Ses dames surtout ont renoncé a la parole.

AIR : J'ai vu partout dans mes voyages.

Andromaque chante son rôle,

Zaïre chante ses amours,

Junie, en chantant , se désole.

Et Chimène chiinte toujours.

Et si Manlius sur la scène ,

Ne venait pas nous consoler,

Dans son temple, hélas! Melpomène

Ne trouverait à qui parler.

Ainsi tu e vois. ( Il chante. ) Le ciel et les enfers sont ligués contre moi.

Mais j'ai trouvé un moyen victorieux. .. il réussira. S'il ne réussissait pas.... je n'ai plus qu'à fermer boutique et a retourner en Italie ma patrie.

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