‹ Les petits appartemensChapitre 239 sur 356 · LES MÊMES. EMMA · texte numérisé non relu

LES MÊMES. EMMA

EMMA

Ma cousine, on vient de me dire que vous étiez ici , et j'ai quitté nia leçon de piano pour venir vous embrasser.

MADAME LAMBERT

La voilà, cette chère Emma : mais voyez donc, de jour en jour plus jolie; docteur, il faut absolument nous marier cet enfant-là.

BONNARD

La marier!... et le moyen? Mademoiselle rejette tous les partis qui se présentent.

EMMA

Ah! ma cousine, je vous en fais juge... Crolriez-vous qu'on voulait me faire épouser M. Dangeot, ce vieux banquier ?

MADAME LAMBERT

Tu serais à présent une riche veuve.

EMMA

Est-ce qu'on peut deviner cela?

Songe donc que tu as bientôt dix-neuf ans.

EMMA

Eh! mon Dieu, je le sais bien... voilà deux ans que vous me le dites.

MADAME LAMBERT

Ne la grondez pas : peut-être avons-nous quelque secret... Je m'en charge.

BONNARD

Soit, je vous laisse... Adieu, cousine, (à Emma, en l'embrassant. ) Quand te verrai-je raisonnable et mariée ?

Ai» du Siège de Corinthe,

Loin de vous mon devoir m'appelle, A sa voix je dois obéir ;

Mais je vais redoubler de zèle, Pour être enfin tout au plaisir.

MADAME LAMBERT

A vos cliens rendez visile ; Mais un mot, un seul mol suffira.

Chez vous après revenez vite, Et tout le monde y gagnera.

ENSEMBLE

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nous I appelle,

. • je dois . ,.

A sa voix. J. , .. obéir ; il doit

MaisJV redoubler de zèle il va

Pour être enfin tout au plaisir.

( Bonnard sort.

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