‹ Les petits appartemensChapitre 248 sur 356 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

BOULIN, BONNMID, une lettre à la main.

BONNARD

Comment, jeune homme, vous aimez ma fille et vous n'osez le dire à son père ?

BOULJN.

Monsieur...

BONNARD

Au surplus, cet amour-là ne devait pas long-temps rester un secret pour moi ; et sans parler de madame Lambert qui vient de plaider votre cause avec toute la chaleur de l'amitié , je reçois à l'instant même une lettre de Caen.

boulin.

De mon oncle Duclos ?

BONNARD

Vous n'avez pas été aussi discret avec lui.

BOULIN

Il a la bonté de vous parler de moi?

BONNARD

Écoutez. (// lit.) «Mon vieil ami, pipprcnds par mon neveu que tuas une fille charmante dont il est amoureux, lue alliance entre nos deux familles resserrerait les liens de notre ancienne amitié , et je suis persuadé que tu y consentiras de grand cœur ; en conséquence, j'écris par le même courrier à Boulin...»

BOILIN.

La lettre est chez moi.

BONNARD

«Je lui donne mon consentement, en le prévenant que si ce mariage manque par sa faute, je lui retire sa pension et je le déshérite. »

BOCLIN.

Enbâtarde, pour que cela fasse plus d'effet... et tout cela dans l'intention d'assurer mon bonheur. Il me déshérite! excellent oncle, ma reconnaissance égalera tes bienfaits, (se frottant les

mains. ) Nous voici doue tous les trois d'accord... vous, mon oncle, et moi...

BONNABD.

Il reste encore une personne à consulter.

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