‹ Les petits appartemensChapitre 264 sur 356 · EMILIE , EDOUARD, BEMOLINI, VERBOIS · texte numérisé non relu

EMILIE , EDOUARD, BEMOLINI, VERBOIS

BEMOLINI.

Perdonnate, mademizelle... n'est-ce pas ici que demeure monsu Raymond... le célèbre mousicien.

VERBOIS

Oui , et M. Raymond le fameux peintre.

EDOUARD

Ils sont sortis tous les deux.

VERBOIS

Oh! nous savons bien que c'est le même.

EDOUARD

Eh! bien, que lui voulez-vous?

VERBOIS

Je m'en vais vous le dire :

Air : De la robe et les bottes.

De la maison il occupe le faîte , Et dans l'espoir de se faire payer, Ses créanciers , dont je suis l'interprète, Passent leurs jours sur l'escalier. Oui, ces messieurs sont hors d'haleine , Et tous les jours se lassent doublement De monter avec tant de peine, ( Montrant son gousset. ) Et de descendre aussi légèrement.

EDOUARD

J'entends... leur intention est de poursuivre...

BEMOLINI/ Au contraire... ils sont hors de combat ; et ils nous ont cédé leurs créances pour un gain modique.

YERBOIS.

Et nous venons annoncer à M. Raymond , que c'est nous qui désormais suivrons l'affaire . . . avec persévérance ! . . moi d'abord , je ne me lasse jamais... parce qu'avec de la patience et des jambes... on finit toujours par arriver. EDOUARD, à part.

Je ne sais qui me retient... ( haut). Voyons vos mémoires.

EMILIE

Que voulez-vous faire ?

EDOUARD

Les payer , et vous en débarrasser.

EMILIE

Gardez-vous en bien... mon père ne vous le pardonne* rait jamais.

EDOUARD

Comment! être toute la journée harcelé par ces misérables... quel plaisir peut-il trouver à une pareille situation?

Que voulez-vous! c'est son bonheur... il a été gêné toute sa vie et il tient à ses habitudes... ( On entend la ritournelle de Tair que chante llajmond). Tenez, le voici 5 vous voyez qu'il n'engendre point de mélancolie.

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