‹ Les petits appartemensChapitre 284 sur 356 · SAINT-ERNEST, LÉO.\, ALAIN · texte numérisé non relu

SAINT-ERNEST, LÉO.\, ALAIN

{Saint-Ernest et Léon sont vêtus en chasseurs* mais avec une cet tainc élégance}.

Messieurs , f vous d'mande ben pardon ; mais j'allais vous r' joindre.

SAINT-ERNÊST.

Dis-moi, mon ami , quelle est cette jolie fille qui causait avec toi , et qui s'est enfuie «à noire approche?

ALAIN

C'est la fille de l'aubergiste dont je vous ai parle'.

i.éon , à Saint-Ernest.

Elle est charmante.

ALAIN

Eh î bien , monsieur, son père va la sacrifier ; il refuse de me l'accorder...

SAINT-ernest , souriant. Oui, je sais, mon cher Alain ; tu mas raconté tes peines deux oir* trois fois.

ALAIN

Dam' ! j'en parle à tout le monde.

LEON

Nous nous y intéressons beaucoup; mais dans ce moment-ci le diuer demande tous nos soins. Est-on disposé à nous servir ?

ALAIN

Impossible , monsieur.

SAINT-ERNEST

Comment , impossible !

LÉON

Tu me fais trembler 1

ALATN.

Je vous en avais déjà prévenu, et Fanchette vient de confirmer mes craintes. Tout est retenu pour le dinër de ce seigneur étranger, cl vous n'auriez pas, au poids de 1 or, une

seule bouteille de vin.

Nous voilà bien , : de cl asseurs.

Q ipi 1 mon ami , ^ refuserait?

LEON

En lui disant que c'est pour le colonel Saint-Ernest et son ami le capitaine Léon...

ALAIN

Quand ce serait pour un général !... Oh I c'est un glorieux, 1' père Bonueaaj et pour avoir 1 plaisir de traiter une excellence, il se ruinerait jusqu'au dernier sou.

LÉON

Au diable l'original! Je n'ai plus la force de marcher.

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