THERESE ET PHILIPPE
Comment ?
JACQUES , à Thérèse.
Ce matin, je vous offrais ma main., ma petite fortune., vous m'avez tout refusé... c'est mal à vous... et toi aussi Philippe, tu mas trompé!., tiens , voilà ma vengeance.
PHILIPPE
Grand dieu ! le billet de ma mère !
THERESE
Le billet !
JACQUES
J'avais deviné la moitié de votre secret... monsieur Movin m'a appris le reste .. et ma foi quaud j'ai vu que mon argent ne pouvait plus servir à faire mon bonheur, je l'ai employé à faire le votre... ah dam!., toute ma vendange y a passé... mais la récolte sera bonne cette année... (montrant un recrue) Tiens , tu vois bien , voilà Jean Claude , c'est lui qui part à ta place... adieu... Jean Claude.
PHILIPPE
Ah ! Thérèse.
JACQUES
Eh ! bien... veux-tu encore partir à préseut?
Généreux ami !.. tu as pu te dépouiller pour nous de tout ce que tu possédais !.. comment m 'acquitter ?
JACQUES , avec sensibilité.
Ne parlons plus de cela ; ne sommes-nous pas frères? d'ai?leurs, tu travailleras... cY argent-là, tu nous 1' rendras si tu
peux... et si tu ne peux pas... cli ! bien, je te donne quittance; ei je serai encore ton débiteur.
I'Iiilippe.
Comment !
Jacques, étant le chapeau de Philippe.
Parbleu , et c'te estafilr.de qui se perd là , au milieu de tes autres blessures... est-ce que tu crois que je l'ai oubliée 3 non, mon bon frère, je vivrais cent ans, vois-tu, qu'elle ne s'effacerait pas plus de mon cœur, quelle ne s'effacera de ta tète... allons ma pauvre Thérèse , soyez bien heureuse avec lui... je vous aimais bien aussi, c'est vrai, mais au bout du compte , sans lui je ne vous aurais jamais vue... tout ce que je vous demande maintenant , c'est de hâter votre mariage , parce que quand ça sera fait, il me semble que je serai plus tranquille... ( serrant contre lui Philippe et Thérèse ). nous nous séparerons jamais... n'est - il pas vrai? nous vivrons comme de bons frères 5 et si (entends dire encore quelquefois : Jacques est un imbécillej Jacques est un poltron s au moins je n entendrai pas dire... « Jacques était un ingrat..* et j'aime mieux ea.
VAUDEVILLE
JACQUES
Air: Vu Taud: ville de l'Album.
Le vrai bonheur habite nos campagnes, L1 chercher ailleurs, vos soins s'raient superflus. De vrais amis , de Pidiles compagnes, Dans vos cités — ah ! 1 on n'en parle plus; Mais pour trouvère' famitic, «le Iranchise De ce lion temps qu' vous nommez l 'âge d'or, Rappelez -vous Ion jours, quoiqu'on en dise, t^u' c'est au viJIag1 tj ne Ton en parle eucor.
PHILIPPE
Si les frirnats , aux champs de Moscovie, Ont moissonné nos soldats invaincus, Ah ! respectons le deuil du la patrie, De ce revers, Français , ue parlons plus;
Mais qu'un guerrier montre son blanc panache, Si des combats il faut tenter le sort, Chacun de nous, relevant sa moustache, De sa valeur fera parler «încor.
THÉRÈSE , au Public.
Pour le succès (le ce léger ouvrage , Mes vœux, messieurs , seront-ils superflus ? Si nos essais n'ont pas votre suiïïage , Quoiqu'à regret, nous n'eu palerons plus; Mais, si pour nous, montrant de l'indulgence, De nos auteurs , vous protégez l'essor , l'ar anbtavo rendez-nous l'espérance, Pour que demain nous en pariions encor.