‹ Les petits appartemensChapitre 324 sur 356 · THERESE ET PHILIPPE · texte numérisé non relu

THERESE ET PHILIPPE

Comment ?

JACQUES , à Thérèse.

Ce matin, je vous offrais ma main., ma petite fortune., vous m'avez tout refusé... c'est mal à vous... et toi aussi Philippe, tu mas trompé!., tiens , voilà ma vengeance.

PHILIPPE

Grand dieu ! le billet de ma mère !

THERESE

Le billet !

JACQUES

J'avais deviné la moitié de votre secret... monsieur Movin m'a appris le reste .. et ma foi quaud j'ai vu que mon argent ne pouvait plus servir à faire mon bonheur, je l'ai employé à faire le votre... ah dam!., toute ma vendange y a passé... mais la récolte sera bonne cette année... (montrant un recrue) Tiens , tu vois bien , voilà Jean Claude , c'est lui qui part à ta place... adieu... Jean Claude.

PHILIPPE

Ah ! Thérèse.

JACQUES

Eh ! bien... veux-tu encore partir à préseut?

Généreux ami !.. tu as pu te dépouiller pour nous de tout ce que tu possédais !.. comment m 'acquitter ?

JACQUES , avec sensibilité.

Ne parlons plus de cela ; ne sommes-nous pas frères? d'ai?leurs, tu travailleras... cY argent-là, tu nous 1' rendras si tu

peux... et si tu ne peux pas... cli ! bien, je te donne quittance; ei je serai encore ton débiteur.

I'Iiilippe.

Comment !

Jacques, étant le chapeau de Philippe.

Parbleu , et c'te estafilr.de qui se perd là , au milieu de tes autres blessures... est-ce que tu crois que je l'ai oubliée 3 non, mon bon frère, je vivrais cent ans, vois-tu, qu'elle ne s'effacerait pas plus de mon cœur, quelle ne s'effacera de ta tète... allons ma pauvre Thérèse , soyez bien heureuse avec lui... je vous aimais bien aussi, c'est vrai, mais au bout du compte , sans lui je ne vous aurais jamais vue... tout ce que je vous demande maintenant , c'est de hâter votre mariage , parce que quand ça sera fait, il me semble que je serai plus tranquille... ( serrant contre lui Philippe et Thérèse ). nous nous séparerons jamais... n'est - il pas vrai? nous vivrons comme de bons frères 5 et si (entends dire encore quelquefois : Jacques est un imbécillej Jacques est un poltron s au moins je n entendrai pas dire... « Jacques était un ingrat..* et j'aime mieux ea.

VAUDEVILLE

JACQUES

Air: Vu Taud: ville de l'Album.

Le vrai bonheur habite nos campagnes, L1 chercher ailleurs, vos soins s'raient superflus. De vrais amis , de Pidiles compagnes, Dans vos cités — ah ! 1 on n'en parle plus; Mais pour trouvère' famitic, «le Iranchise De ce lion temps qu' vous nommez l 'âge d'or, Rappelez -vous Ion jours, quoiqu'on en dise, t^u' c'est au viJIag1 tj ne Ton en parle eucor.

PHILIPPE

Si les frirnats , aux champs de Moscovie, Ont moissonné nos soldats invaincus, Ah ! respectons le deuil du la patrie, De ce revers, Français , ue parlons plus;

Mais qu'un guerrier montre son blanc panache, Si des combats il faut tenter le sort, Chacun de nous, relevant sa moustache, De sa valeur fera parler «încor.

THÉRÈSE , au Public.

Pour le succès (le ce léger ouvrage , Mes vœux, messieurs , seront-ils superflus ? Si nos essais n'ont pas votre suiïïage , Quoiqu'à regret, nous n'eu palerons plus; Mais, si pour nous, montrant de l'indulgence, De nos auteurs , vous protégez l'essor , l'ar anbtavo rendez-nous l'espérance, Pour que demain nous en pariions encor.

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