‹ Les petits appartemensChapitre 336 sur 356 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Mêmes , BERNARD , accourant.

Bernard , criant.

Monsieur, monsieur!...

filerin, effrayé.

Qu'est-ce que c'est... je t'ai déjà dit de ne pas me faire des révolutions.

BERNARD

J'ai cru bien faire... je vous apportais une bonne nouvelle!

FILERIN.

Eh .'bien.

BERNARD

Vous allez être bien surpris , vous êtes en tête du travail. FILERIN, à Gustave.

Eh! bien, qu'est-ce que je vous disais... je suis en tête du travail... médecin en chef des hôpitaux... la croix... l'académie va de suite., qui sait où cela peut mener., doucement., doucement... ne nous livrons pas trop à la joie... ça peut devenir dangereux... on a vu des exemples de ça...

BERNARD

Oui , monsieur, mais le secrétaire -général dit que vous alliez tout de suite au ministère... parce que c'est un autre qui va être nommé.

FILERIN.

Comment , un autre ! /

BERNARD

Oui , un concurrent qui a tout plein de mérite.

FILERIN

Encore une injustice... mai? qu'il ne se flatte pas de l'emporter. Voilà nos intrigants qui sont toujours à harceler nos pauvres ministres... je cours chez son excellence...

BERNARD

Dépechez-vous , monsieur, vous savez bien... les enfans du ministre... c'est décidément la fièvre scarlatine qu'ils ont. FlLERlN , s'arrclant.

La fièvre...

BERNARD

Scarlatine.

FILERIN.

Miséricorde !

GUSTAVF.

Qu'avez-vous donc?

FlLERlN.

Ces enfans... et moi qui les ai vus hier!...

BERNARD

C'est à quoi je pensais.

GUSTAVE

Allons, docteur, songez que les places se donnent si rapidement.

FILERIN.

Oui, mais les maladies se gagnent si vite... et cet imbécille qui ne me prévient pas qu'ils ont la fièvre.

BERNARD

Monsieur, vous les avez examinés.

FILERIN.

Qu'est-ce que cela dit... il faut toujours m'avertir , je ne t'emmène avec moi que pour cela... aussi toute cette nuit j'ai ressenti des inquiétudes... et puis ce matin... la joie!... la contrariété, il n'en faut pas davantage pour faire une maladie...

Eh! bien, n'allez-YOUS pas vous persuader...

FILF.RIN.

Eh ! mon dieu !... je sais bien ce que je sens...

BERNARD

Ah ! mon dieu vous voilà tout rouge !

FILERIN.

Vous voyez bien... je suis tout rouge...

BERNARD

Et puis vous pâlissez...

FILERIN.

Je palis... quand je le disais... donne moi une chaise.

GUSTAVE

Allons , mon cher confrère... ( Filerin s'assied ).

BERNARD

Ne vous frappez donc pas comme ça ; monsieur , ce n'esî peut-être rien du tout.

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