CHOECR DE BLAISE ET BA.BET
Ncns venons, scion Tubage, Fêter l'hymen et l'Amont j Oui, ci brillant mariage Nous rend heureux a noi' tonr.
( « Hyacinthe. ) J' vous fair sonner le gros bourdon.
Vous entendrez not1 carillon j P uisqu'à la fin , au gré d' votre espérance, La Dell' Lucett1 couronn' votre constance; M\\ bous voisins , charmés d'un' telle alliance* Nous voulons tous jouir De votre plaisir.
HTACIXTFIE.
.le vons rends bien giiices, messieurs . Mais , sans trop vous déplaire, Pour goûter ces instant heureux, Je dis qu' c'est mon affaire.
CHOEUR
Din , din , din , J' vons fair1 sonner le f;ros bourdon , Vorts entendrez, not' carillon ,
TOCS.
Pin, din, din, din, din, din, Vous entendiez le gros bourdon, Le carillon , Dirl, din, din, diii,don.
THOMAS
Que diable veulent - ils dire avec leur mariage ?.'.... la belle Lucette !.... ta constance!... Est-ce que tout le monde a perdu la tèle?
FIRMIN
Comment, père Thomas , vous ne savez pas? nous venons ions pour être témoins du triomphe de votre neveu.
THOMAS
Son triomphe l
FIRMIIC.
Il n'épouse pas votre fille.
Thomas, vivement.
Il n'épouse pas ma fille!
HYACINTHE
V'Ià l gros mot lâché!
TnOMAS.
Qu'est-ce que ca vaU dire, jarnil
FiRMiN.
Ça veut dire qu'il a les vues plus élevées»
Hyacinthe, derrière Firmin.
Oui , les vues plus élevées.
FIRMIN
Qu'il se marie à madame Duclos, une jeune veuve.... dix mille écus , une figure a faire tourner la tête , un caractère d'or , une bouche aérienne.... tbomas ; avec colère.
Oh! sarpéjeu , c'est-y possible?.... je t'assommerais plutôt sur la place. ( // donne un coup à Hyacinthe. )
HYACINTHE
La, j'étais sûr qu'il me dirait quelques mauvaises raisons;
Thomas, le secouant.
Allons , parle donc, répond-moi, explique-toi.
hyacinthe , criant.
Oh! là,là!oh!la,là!
Thomas.
Voyez s'il desserera les dents ! Dis-moi donc, M. l'éveillé, quelle mouche t'a piqué ? pourrai-je t'y savoir....
HYACINTHE
Tenez , mon oncle , ne nous fâchons pas : vot' fille n© restera pas fille pour ça. Eh ! justement , j'y pense : v'ià mon ami Firmin, qui est capable de me rendre encore ce ser— Vice-là. N'est-ce pas , mon ami , tu es si complaisant ?
FIRMIN
Ah , laissez donc 3 ne parle?, pas de cela;
Si fait , tu épouseras ma cousine ; il faut que tu me fasse» ce plaisir-là. ( à son oncle. ) D'abord , je lui cède tous mes. droits, parce que je lui ai des obligations.
THOMAS
Il ne s'agit pas de tout ça. Mais toi , qui a pu te forcer...*
HYACINTHE
Iinaginez-vous une femme qui me tombe du ciel , ellem'adore.... C'est une jeune veuve accomplie, qui me rend maître de tout son bien ; et en bon oncle , vous ne pouvez pas vous opposer à ce que je fasse fortune.
THOMAS
Faire fortune , un benêt comme toi.
FIRMIN
Pardi, n'y a pas besoin d'esprit pour ç«. thomas, en colère.
Ah ! morgue ! ventregué ! latigué ! la veille du mariage^ quand tout est convenu 9 me faire cet aifrontl et d'vant fcoutl' village encore I
HYACINTHE
Pas d' colère ! et tenez , tenez , voas allez la juger ; elle sort de chez Denise. ! tae!le grâce!
Les mêmes, DENISE, voilée ; ensuite ADELE.
THOMAS
Elle a , ma fine , assez bonne tournure !
Hyacinthe, lui donnant la main.
Ne craignez rien , charmante veuve; cessez de voiler tant d'attraits. Vous voyez un amant , un consolateur , un
épOUX.... THOMAS.
Un sot !
HYACINTHE, à ses genoux.
Oui, je vous consacre ma vie , mon amour, ma fortune; et c'est a vos pieds que je jure de ne jamais épouser Adèle. Etes vous contente ?
adele , conduite par Firmi/i.
Oui, mon cousin , et je vous remercie. ( Elle oie le voile île Denise.) tous.
C'est Denise. Thomas.
Denise !
hyacinthe, tombant à la renverse.
Ah ! bon Dieu !
Air ; du Savetier et le Financier.
( Fous riant- ï Ah! ah' ah! ah! .,}, ah! ah! ah! ah', ah! Le bon tour que v'ià î Il perd sa niaitrcssc , Sa richesse.
Ah ! ah.* ah ! eic.
Le bon tour que v'ià!
Monseigneur nous rest'ra Comm' ça.
HTi'.IMHE, CCnfo/tdu.
Il est donc écrit qu'un' belle , 1 oirjonrs trompe et trompera , Tant que le montl' duxia, Jusqu dans la vie éternelle.
TOtS.
Ah ! ah! ah! ah ! etc.
THOMAS
Ah! ça, mam'zelle, que signifie ?
ADELE.
Mon père , pardonnez.... C'est la suite du rêve de ce matin;
THOMAS
La suite.... Ah / friponne l
HYACINTHF.
Çonnûent, madame Dutlos ?....
DENISE
Vous la vovez ; a cela près de dix mille écus et de son amour pour vous, je ne lui ressemble pas mal.
THOMAS
C'est ben fait, ventrepué!
HYACINTHE
C'est égal , c'est égal ! ma belle cousine m'adore, et....
ADELE.
Ah ! vous n'v pensez pas, cher cousin ; un jeune homme comme vous , épouser une petite personne d'une figure commune 1.... firmin.
Sans esprit et sans grâces !....
Comment , il a dit ça d' ma p'tite Adèle?
HYACINTHE
Ne croyez pas adele.
Vous l'avez dit.
HYACINTHE, à part.
Ah ! comme je suis fait !
THOMAS
Fi! monsieur l'intéressé ! je n'aime ni les avares, ni les Vaniteux. hyacinthe.
Eh! ben, n'allez-vous pas me retirer vot' parole, à présent? THOMAS.
Comme tu dis, mon garçon.
hyacinthe.
Par exemple , vous m'avouerez que c'est être ridicule jusqu'à un certain point.... Pour une plaisanterie de société!
ADELE.
Mon père, vous savez nos conditions , et Firmin
HYACINTHE
Comment, Firmin?
firmin.
Oui , mon ami , je vous rendrai encore ce service-Uu Allons, père Thomas ? un bon mouvement.
THOMAS
Eh ben! soit, je n' demande pns mieux; ne fut-.ce que pour punir ce maudit gloneux-là. Firmin , épouse ma fille , rends-la heureuse , et je n'aurai rien perdu au change! Eh ben! Adèle, que dis-tu de ce dénouement? rêveras-tu encore au jeune homme ?
Ah ! mon pè*re , v'ià Trêve fini.
HYACINTHE
Ah! les femrnes !,... les femmes !.... je renonce au sentiment , à l'amour, et surtout aux veuves de vingt ans. Tenez jnon oncle, trouvez-moi seulement une petite fermière,
jeune, gentille, sage, discrette, fille unique avec unebonne dot, et je me sacrifie. tiiomas, avec ironie.
Nous y songerons. ( à Firmïn.) Allons, mon gendre, à Vable , et vive la joie , morgue /
Air : dune nuit de la garde nationale.
Il faut boire , rire et boire j
Le bon vin , Est le vrai boute-on-train.
L'Amour est comme la ploirei Point de succès sans le bon via.
TOUS
Il faut boire , rire et boire, etc.
FIRUIN.
Quand je vois un pauvre hère Trembler au moment d1 l'assaut, Quand il regarde en arrière , Moi j1 «lis : c'est an buveur d'eau.
TOl'S.
11 faut boire, rire et boire, etc.
Lorsqn'en parlant d'amourette,
Un timide Damoiseau ,
Craint d'offenser un' fillette.
Ça n' peut étr' qu'un buveur d'eac
TOCS.
Si faut boire , rire et boire , etc.
DENISE
Un ivrogne est plein d' franchise, Il parle, il pense tout haut ; Mais s'ti là qui se déguise , Ne peut êtr' qu'un buveur d'eau.
TOUS
Il faut boire, rire et boire, etc.
HYACINTHE
Lucas n'aiin que la bouteille
Sa femme n'aime que 1' pastoureau :
Et tandis (jù* 1' mari sommeille....
[Parlant.) Ah! c'est affreux !
Les maris n' d'vraient boir" que d' l'eaÀ*-
Tocs.
Il faut boiie , rire et boire» etc.
Xdele , au public.
Laissez la criliqu' sévère , lJi>ui juger c' faible tableau; D'un' musc folle et légère, A'e hriseZ pas le pinceau.
Messieurs, Tin peu d'indulgence^
D'un coup d' main Sou t'ne/.-nous en chemin , N1 forcez pas, par vot' sentence / L'auteur a mettr' d' l'eau dans son via,
TOCS.
Messieurs, un peu d'iudnlgence , etc.
FIN
De l'Imprimerie u'Abçc tANOEt sue dfl 1« Harpe*