Propre de Tarbes, Extrait de l'Histoire du Béarn
2. On nomme vigile ou veille tout le jour qui précède une solennité à la célébration de laquelle on se prépare par la prière, l'abstinence et le jeûne. Dans les premiers siècles, on appelait de ce nom les assem-— blées pieuses qui se tenaient la nuit avant quelque grande fête, comme cela se pratique encore la nuit de Noël. Les veilles furent attaquées par l'hérétique Vigilance et victorieusement défendues par saint Jérôme.
3. Encore un martyr sous un prince renommé à juste titre pour son humanité et sa clémence, un prince qui eut assez de droiture d'esprit pour reconnaitre la vérité et la justice des raisons que saint Justin lui exposa dans son apologie, et qui même publia un édit très-favorable aux chrétiens. C'est une contradiction apparente qui s'explique par les raisons que nous avons déjà données au sujet de sainte Martine, et en outre par les suivantes : saint Télesphore fut martyrisé avant la composition de l'apologie de saint Justin et avant la promulgation du décret en faveur des chrétiens. (Eusèb., Aisé., liv. 1v, chap. 11 et 12. — Voir note 3, p. 1 de ce volume)
4. A propos de la colonne de saint Siméon, Baronius fait la remarque suivante : Le premier qui imagina de construire une cellule sur une colonne fut un Romain du nom de Mœnius. Ayant vendu sa maison pour construire une basilique, cet homme se réserva la propriété d'une colonne, pour y établir une construction en planches d'où lui et ses héritiers pourraient assister aux combats de gladiateurs qui se donnaient alors sur le forum.