‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 385 sur 412 · RELIQUES ET CULTE · texte numérisé non relu

RELIQUES ET CULTE

Son corps fut transporté au monastère de Stavelot, où il avait choisi sa sépulture. Il répandait une agréable odeur, comme si son âme, avant de quitter le corps, lui eût laissé le parfum de ses vertus. On l’enterra avec ses habits sacerdotaux, tel qu’il était quand il célébrait les saints mystères, et l’on mit sur sa poitrine un calice et une lettre que son maitre, l’abbé Richard, lui avait autrefois écrite sur la charité. Il se fit un grand nombre de miracles à son tombeau. On lui rend un culte public depuis que le Saint-Siége a fait introduire son nom dans le martyrologe par le cardinal Baronius. Son corps, élevé de terre, l'an 1624, par Ferdinand de Bavière, archevêque de Cologne, qui était aussi évêque de Liége et abbé de Stavelot, fut mis dans une chässe d’argent, couverte d'or et de pierreries, et exposé deux ans après à la vénération des peuples qui y accoururent de toutes parts, à la suite d’une nouvelle translation et de l'établissement d’une confrérie en son honneur.

L'histoire de cette vie ne se trouvait point dans le recueil du Père Giry : nous l'avons composée sur Everheiïilm, reproduite purement et intégralement par Bollandus, t. 111, p. 251 et suiv., nouv. éd. Nous nous sommes aussi beaucoup servi de Baillet et des documents qu'a bien voulu nous fournir M. Van Drival, chanoïne et directeur du grand séminaire d'Arras.

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