‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 41 sur 412 · FÊTES MOBILES DE JANVIER · texte numérisé non relu

FÊTES MOBILES DE JANVIER

Le second dimanche après l’Epiphanie, FÊTE DU TRÈS-SAINT NOM DE JÉSus. Le mardi après le dimanche de la Sexagésime, prière de Notre-Seigneur Jésus-Chriet sar le mont des Oliviers.

1. Porté au 2 janvier dans le Martyrologe de France. V. ce jour. 2. V, au 9 mai, jour communément adopté pour sa fête.

DE LA CIRCONCISION DE N.-$. JÉSUS-CHRIST ET DU NOM ADORABLE DE JÉSUS QUI LUI FUT DONNÉ, An I. — César-Auguste, empereur.

Qu'au nom de Jésus, tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et aux enfers.

Lettre aux Philippiens, x1.

Il n'a pas été donné sous lé ciel d'autre nom qui ait la vertu de sauver les hommes.

Actes des Apôtres, 1x.

I. Nous ne pouvions, ce me semble, mieux commencer le mois de janvier et l’année civile que par la Circoncision de Notre-Seigneur et le très-saint Nom de Jésus qui lui fut donné en cette circonstance. Par la Circoncision, il répandit pour nous les premières gouttes de son sang; par le nom de Jésus, qui signifie Sauveur, il fut engagé à verser tout le reste sur l’arbre de la croix pour notre rédemption : nous trouvons donc en ces deux mystères les plus riches étrennes, les présents les plus avantageux que nous puissions souhaiter, Saint Luc, le seul des Evangélistes qui ait parlé de ce irait de la vie du Sauveur, n’en a dit que quelques mots : uit jours étant écoulés depuis la naissance de l'Enfant, il fut circoncis et on le nomma Jésus, comme l'ange l'avait nommé avant même qu'il füt conçu dans le sein de sa Mère. Mais il faut en traiter un peu plus amplement.

Disons d’abord ce qu'était la Circoncision. Quatre cent six ans ou environ avant la promulgation de la loi de Moïse, Dieu, voulant se préparer un peuple qui lui fût propre et qui, au milieu de la corruption générale de toutes les nations plongées dans l’idolâtrie, fit profession publique de le connaître, de l’adorer, de l’aimer et d’obéir à ses commandements, choisit Abram, fils de Tharé, pour en être la tige. Abram était alors dans sa centième année, et Saraï, sa femme, dans sa quatre-vingt-dixième. Dieu leur assura néanmoins qu'ils auraient un fils dont la postérité serait aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable qui sont au bord de la mer. En témoignage de quoi il ne l’appela plus Abram, mais Abraham, qui signifie père d’une grande multitude; il n’appela plus sa femme Saraï, mais Sara, qui signifie souveraine. Et afin que ce peuple, qu'il lui promettait, fût distingué de tous les autres peuples du monde, et qu’il eût sur son COrps la marque et le caractère de son élection, il fit cet accord avec ce saint patriarche, que tous les enfants mâles, qui naîtraient de lui dans la suite des temps, seraient circoncis le huitième jour après leur naissance : Voici, lui dit-il, l'alliance que je fais avec vous et avec vos descendants, et le pacte que vous devez inviolablement observer : tout enfant mûle sera circoncis au huitième jour. Celui qu'on n'aura pas circoncis sera exterminé, parce qu'il aura violé mon alhiance!. Depuis, Dieu, donnant sa Loi sur la montagne de Sinaï aux descendants d'Abraham, au peuple d'Israël, y inséra ce même commandement : L'enfant mâle de huit jours sera circoncis *. Aussi ce peuple a toujours été fort religieux observateur de cette pratique, tenant même pour une chose ignominieuse de n’être point circoncis; parce que c'était n’avoir point de part à cette sainte et glorieuse alliance avec Dieu. Comme les Grecs appelaient, par

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