‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 92 sur 412 · SAINT FLORENT I*, HUITIÈME ÉVÊQUE DE VIENNE · texte numérisé non relu

SAINT FLORENT I*, HUITIÈME ÉVÊQUE DE VIENNE

Saint Florent fut élu pour succéder à saint Paracode. Le Martyrologe nous apprend qu'il fut envoyé en exil du temps de l’empereur Gallien, et qu'il y mourut après un épiscopat d'environ dix-sept ans. Sévère avait encore vécu neuf ans après son édit de persécution contre les chrétiens : il mourut à York, en Angleterre, et ses deux fils, Caracalla et Geta, montèrent sur le trône. Caracalla assassina son frère pour régner seul; au bout de six ans, il mourut de mort violente. Macrin, Héliogabale et Alexandre Mamée, son frère, linrent successivement les rènes de l'empire et périrent tous de même dans des émeutes militaires. L'Eglise, sous ce dernier, n’eut point à craindre les maux dont elle avait été si longtemps affligée. La bonne éducation qu’il avait reçue de sa mère Mamée, dont le nom a servi pour le distinguer d'Alexandre Sévère, lui avait donné beaucoup de penchant pour les chrétiens. Mais ayant été tué à Mayence, dans la vingt-neuvième année de son âge et la treizième de son règne, les persécutions recommencèrent sous Maximin, qui fut reconnu empereur. C'était un homme d’une taille gigantesque et d’une force extraordinaire. Son père était Goth de nation, et la haine qu’il portait aux chrétiens redoublait contre eux sa cruauté naturelle, Si son règne fut court, il n’en fut pas moins dangereux pour l'Eglise. Dans le dessein de la détruire radicalement, il ordonna que l’on poursuivit particulièrement ses pasteurs. Ainsi, c’est à ce temps que l’on doit rapporter l'exil de saint Florent, qui mourut en 252 et que l’on honore le 3 janvier.

SAINT GORDE, MARTYR (320).

Saint Gorde naquit à Césarée, en Cappadoce. Il servit d'abord dans les armées de l'empire ot parvint au grade de centurion, Lorsque Dioclétien eut allumé le feu de la persécution, il quitta le gervice et s’en alla vivre dans le désert. Après une longue préparation au martyre, il roparut à Césarée un jour que les païens -célébraient la fête de Mars, démon de la guerre et du sang, 1l

1. Epist. ad Heb.. x1, 6. -— 2, XLV, 16, — 8, Grands Bollandistes,

pénétra jusqu'au cirque, et dit à haute voix ces paroles d’Isaïe : « Me voici : ceux qui ne me cherchent pas m'ont trouvé, et je me présente à ceux qui ne me demandent pas ». Ces paroles et l'étrange aspect de cet habitant du désert attirèrent l'attention de tous les assistants. Le gouverneur qui présidait aux jeux interrogea Gorde, et, ne pouvant le détacher de Jésus-Christ ni par les promesses les plus avantageuses, ni par les menaces les plus terribles, le condamna à perdre la tête; ce qui eut lieu sur-le-champ. Saint Basile, homélie xvrxre, dit, dans son panégyrique, que plusieurs de ses auditeurs avaient été témoins du triomphe du saint Martyr.— Le glaive est son attribut.

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