‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 12 sur 339 · SAINT RUPERT OU ROBERT, ÉVÊQUE DE SALZBOURG · texte numérisé non relu

SAINT RUPERT OU ROBERT, ÉVÊQUE DE SALZBOURG

Rupert ou Robert, qui gouverna l’église épiscopale de Worms, sous le règne de Childebert I, descendait de la famille royale des Francs. L’humilité, la mansuétude, la charité, la prudence, la perfection de la foi et de la piété, toutes les vertus brillaient en lui d’un éclat qui rehaussait encore l'illustration de sa naissance, Rempli de l’Esprit-Saint, il présenta à son troupeau dans sa personne un modèle achevé de sainteté, confirmant par sa vie et par tous ses actes ce qu’il avait enseigné par la parole. Sa piété parut d’une manière admirable dans l’assiduité avec laquelle il s’adonnait à l’oraison ; sa prudence, dans la sagesse de ses conseils ; sa justice, dans l'équité de ses décisions ; son abstinence, dans le soin qu’il prenait de mortifier son corps par des jeûnes continuels. Il était si généreux et si bienfaisant à l'égard des pauvres, qu'il ne regardait comme à lui que ce qu'il avait donné aux malheureux et aux indigents.

Une vie si sainte produisit les fruits les plus abondants : c’est ce qu’attesta la conversion de tant de peuples que ses efforts firent entrer dans la voie du salut. Non-seulement les pays voisins, mais les contrées étrangères lui furent redevables de l'Evangile. Sur la réputation de sa sainteté et de ses miracles, Théodon, duc de Bavière, lui envoya une ambassade composée des premiers personnages de ses Etats, et le pria de vouloir bien visiter ses domaines, afin de l’éclairer, lui et ses

- peuples, des vérités de la foi. Rupert, quoique fatigué par de nombreuses persécutions, ne refusa point ce pieux et saint fardeau; et peu à peu il haptisa Théodon avec un grand nombre de principaux seigneurs et une immense multitude d’autres personnes. Il commença par fixer son siège

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