XXI JOUR D'AVRIL
MARTYROLOGE ROMAIN
À Rome, sur la voie Appienne, la naissance au ciel de saint SOTER, pape et martyr. 162-170. Au même lieu, saint CAÏuS, pape, qui fut couronné du martyre sous l’empereur Dioclétien. 283- 295. — A Smyrne, saint Apelle et saint Luce t, qui furent des premiers disciples de Jésus-Christ. jer s. — Le mème jour, UN GRAND NOMBRE DE MARTYRS, qui, l’année d’après le décès de saint Siméon, le jour même que l’on célébrait la mémoire de la Passion de Notre-Seigneur, furent condamnés par toute la Perse, sous le roi Sapor, à périr par le glaive pour Jésus-Christ. En ce combat pour la foi soulirirent Azade, eunuque fort aimé du roi; Milles, évêque, célèbre par sa sainteté et par la gloire de ses miracles ; Acepsimas, évêque, avec Jacques, prêtre; Aïthala et Joseph, aussi prêtres ; Azadane et Abdieze, diacres et plusieurs autres clercs : en outre, Mareas et Bicor, évêques, avec vingt autres de même dignité, et près de deux cent cinquante clercs, des moines en grand nombre et quantité de vierges consacrées à Dieu, du nombre desquelles était la sœur de l’évèque saint Siméon, nommée Tarbula, avec sa servante; ces dernières furent attachées à des poteaux et sciées en deux avec une cruauté inouîe. 341-380. — Encore en Perse, les saints Parmène, Hélimas et Chrysotèle, prêtres, Luc et Mucius, diacres, dont le glorieux martyre est raconté dans les Actes des saints Abdon et Sennen. 251. — À Alexandrie, l'entrée au ciel de saint LÉéo- NIpès, martyr, qui souffrit sous Sévère. 204. — À Lyon, saint EPIPODE (vulgairement Epipoy), qui fut pris avec ALEXANDRE, son collègue, dans la persécution d’Antoninus Vérus et, après de cruels supplices, acheva son martyre, ayant eu la tête tranchée. 471. — A Sens, saint LÉON , évêque et confesseur. 541. — A Anastasiopolis, saint THÉODORE, évêque, renommé pour ses miracles, 613.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
À Lyon, avec saint Alexandre et saint Epipode, trente-quatre autres martyrs, dont le nom n’est pas encore parvenu jusqu’à nous. 111. — À Trèves, saint Aproncule, évêque 2. 525. — A Troyes, la translation de saint Mélain, dont le décès est marqué le 43 mars, et de saint Bobin, nommé le 81 janvier #. — À Aix, en Provence, saint Ménelphale, évêque de ce siége, dont les cendres étaient autrefois en vénération et que l’on prit soin de transporter de Saint-Laurent, premier cimetière des chrétiens, dans l’église Saint-Sauveur où l’on voit encore une inscription qui atteste sa cano-
1. Les Grecs mentionnent aussi aujourd'hui saint Apelle et saint Luce. Ils avertissent de ne pas confondre ce dernier avec saint Luc l'Evangéliste. Ils ajoutent que saint Luce gouverna l'église de Lao dicée, et Apelle celle de Smyrne. Dorothée fin synopsi) écrit la même chose. Saint Paul les nomme dans son épître aux Romains (chap. 16).
2. Les reliques de saint Aproncule, quarante-sixième évêque de Trèves, furent, à cause des miracles qu'elles opéraient, transférées de l'église saint Paulin dans celle du monastère de Sprenckghersbach. Ce saint Evêque est en outre le patron de Bruchsal, dans l'Odenheim, et de Itzich, dans le Luxembourg.
3. On ignore l'époque de cette translation : depuis 1804, les reliques de saint Bobin et de saint Melaine sont à Saint-André-lès-Troyes. L'église de Saint-Pierre-aux-Tertres possède quelques-uns des ossements de saint Bobin depuis le 20 août 1827.
Saint Bobin fut-il le vingt-huitième ou le vingt-ncuvième évêque de Troyes ? A quelle époque mourut i1? L'église abbatiale de Montier-la-Celle, qui excita l'enthousiasme de Mabillon, était-elle la même que celle élevée par saint Bobin, qui avait été religieux de ce monastère? Voilà autant de questions sur lesquelles nous sommes bien aise d'avoir l'avis de M. le chanoine Lalore, professeur au grand Séminaire de Troyes. Ce savant ecclésiastique nous écrivait, le 15 mars 1872 :
« 10 D'après les catalogues les plus autorisés, Bobin serait le vingt-neuvième évêque de Troyes; ce= pendant le catalogue du xre siècle, qui le place le vingt-huitième, est à considérer;
« 20 Saint Bobin était déjà, et peut-être depuis longtemps, évêque de Troyes, dès le 1er mars de l'an 756, au plus tard, d'après la charte de Chelimbert; or, avant d'être évêque de Troyes, il avait été moine, puis abbé de Montier-la-Celle. Sa mort paraît done devoir être placée sous les premières années de Charlemagne, au plus tard; mais on ne peut guère la reporter au 1xe siècle;
“ 39 T'abbave de Montier-la-Celle est encore appelée Cella Sancti Bobini dans une charte du 10 jan-