‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 50 sur 339 · XXX[ JOUR DE MARS · texte numérisé non relu

XXX[ JOUR DE MARS

MARTYROLOGE ROMAIN

À Thécué, en Palestine, saint AMOS, prophète, que le prêtre Amasias fit souvent maltraiter et charger de coups, et à qui Ozias, fils de ce même prêtre Amasias fit percer les tempes avec une tige de fer ; ayant ensuite été ramené demi-mort dans sa patrie, il y rendit le dernier soupir, et fut enseveli avec ses pères. 185 avant Jésus-Christ. — En Afrique, les saints martyrs Théodule, Amèse, Félix, Cornélie et leurs compagnons. — En Perse, saint Benjamin, diacre, qui, du temps du roi Isdegerde, ne cessant de prêcher la parole de Dieu, eut des roseaux aigus enfoncés sous les ongles ; puis, ayant été empalé avec un bâton noueux, il consomma son martyre, 404. — À Rome, sainte Balbine, vierge, fille de saint Quirin, martyr, laquelle, ayant été baptisée par le pape saint Alexandre, fut, après avoir achevé paisiblement sa carrière terrestre, ensevelie près de son père, sur la voie Appienne 2. 169.

1. Voir les martyrologes du 20 avril. — 2. Voir les actes de saint Alexandre au mois de mai.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

À Cologne, saint Angilolfe, évêque et martyr, qui, après avoir abdiqué, fut tué par des scélérats dans un bois. 165. — Au diocèse de Gap, le premier dimanche après Pâques, la fête de saint GUILLAUME, prieur de Notre-Dame de Calme, qui dépendait de l'abbaye d'Oulx. x119 s. — A Mayence, en Allemagne, saint Gut, abbé de Pompose. 1046. — A Saint-Denis, près de Paris, sainte Catule, noble matrone, qui ensevelit le corps de saint Denis et de ses compagnons. 1er 8. — En Bretagne, le bienheureux Guy, fondateur de l'abbaye de Vicogne, au diocèse d’Arras, qui, après avoir donné sa jeunesse au monde, s’engagea dans l'étroit sentier qui conduit à la vie céleste, 1447. — À Saxlen, en Suisse, le bienheureux NicoLASs DE FLUE. 1487. — A Nevers, anniversaire de la dédicace de la cathédraie faite, en 4331, par Pierre de La Palu, patriarche de Jérusalem. — Au diocèse de Valence, le vénérable GUIGUES, cinquième prieur de la Grande-Chartreuse, qui affermit la discipline, propagea son Ordre, et écrivit pour l’instruction de la postérité, 1134. — Au même diocèse, saint Guillaume, premier abbé de Notre-Dame d’Aiguebelle 1, 4460.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyroioge de l'Ordre des Camaldules. — À Nérone, saint Gualfard, confesseur, de l’Ordre des Camaldules, qui, ayant mené plusieurs années la vie solitaire dans un dépouillement extrème de toutes choses et dans une complète pauvreté, mourut très-saintement. — En Allemagne, saint DANIEL, marchand, 1411,

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

A Mélitène, en Arménie, saint Acace, évèque et confesseur. L'empereur Dèce, ayant lu la relation du procès dans lequel la foi de notre Saint fut mise à l'épreuve, fut si frappé de la sagesse et de la fermeté d’Acace qu'il ordonna qu’on lui rendit la liberté et qu'on lui permit de professer sa religion. La glorieuse confession de saint Acace est datée du 29 mars 251. — À Mérida, en Espagne, saint Rénovat, évêque de cette ville, dont la vie a été écrite par le diacre Paul de Mérida. 633. — À Milan, saint Mauricile, archevêque. Vers 670. — A Carpi, en Lombardie, la bienheureuse CamillaéPia, fondatrice d’un couvent de Clarisses. 1504. — A Séville, la bienheureuse Marie-Manuele, de la famille des dues de Médina-Sidonia. Elle épousa don Henri Gusman, le plus beau des hommes de son temps. Après la mort de don Gusman, Marie entra chez les Clarisses Urbanistes de Séville 2, 1453.

1. Notice sur l’abbaye d’Aiguebelle. — L'abbaye d'Aiguebelle avait été construite en 1045, dans le désert de Montjoyer, par Giraud Adhémar, seigneur de Grignay, et peuplée de religieux depuis longtemps établis dans les contrées voisines. Elle se maintint dans un état prospère jusque vers l'année 1137, époque où elle fut ravagée par les seigneurs de la province et reconstruite dans le lieu où elle se trouve aujourd'hui. Cette nouvelle fondation fut l'œuvre de Gontard du Puy, seigneur de Rochefort, ami du saint abbé de Clairvaux. Gontard l’offrit aux Cisterciens, et le bienheureux Othon, abbé de Morimond, fut chargé d'y en= voyer une colonie de douze religieux : celui-ci mit le frère Guillaume à leur tête et donna à chacun d'eux un psautier, avec un parchemin contenant les constitutions de l'Ordre. L'abbaye d'Aiguebelle tomba en commende après la mort de Louis de Grolée, vingt-sixième et dernier abbé régulier, à la fin du xive siècie. À l’époque de la Révolution, deux religieux formaient la communauté d'une abbaye qui en avait compté jusqu'à cinq cents. Les biens et les bâtiments furent aliénés. A la Restauration, les Trappistes rachetèrent Aiguebelle : le Père Etienne en fut le premier abbé. De tous les établissements religieux fondés autrefois dans le diocèse de Valence, deux seulement ont résisté à l'action du temps. Les disciples de saint François ont conservé, dans la ville de Crest, leur maison conventuelle et voient s'ouvrir devant eux une nouvelle ère de prospérité; ceux de saint Bernard, à Aiguebelle, sont, depuis de longues années, dans un état plus florissant encore. — Avant le concordat de 1801, l'abbaye d'Aiguebelle se trouvait dans la circonscription du diocèse de Saint-Paul-Trois-Châteaux, lequel forme, de nos jours, la partie méridionale de celui de Valence. Ce diocèse avait des limites fort resserrées, mais il était peuplé de monastères; ce fut surtout dans le désert de Saint-Jean, aujourd'hui la forêt d'Aiguebelle, que ees établissements furent fondés. (Voir Æagiographie de Valence.)

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