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MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe de l'Ordre des Basiliens. — En Palestine, le décès de sainte Marie, égyptienne.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
À Alexandrie, saint Polycarpe et ses compagnons, martyrs, durant la persécution de Maximien. — En Afrique, les saints Amphien, Victor, et quatorze autres martyrs.— En Palestine, saint Zozimet. — À Rome, sainte Muse, vierge, Une vision de la Mère de Dieu lui révéla le jour de sa mort. vie s, — Chez les Grecs, saint Tite le Thaumaturge, prêtre. Vers le 1x2 s. — En Ecosse, sainte Ebhe, abbesse de Coldingham et ses compagnes, martyres. Les Danois ayant envahi l’Ecosse, sainte Ebbe craignit moins pour sa vie que pour sa chasteté et celle de ses religieuses : elle se coupa le nez et la lèvre supérieure : toutes ses filles eurent le courage de l’imiter : les barbares reculèrent d'horreur, mais ils mirent le feu au monastère dont toutes les habitantes furent brülées vives. 1x° s. — À Chelmsford, dans le comté de Sussex, en Angleterre, martyre du vénérable Jean Paine, prêtre, du séminaire anglais de Douai. Le vénérable Jean fut une des nombreuses victimes que l'humeur soupconneuse et farouche de la reine Elisabeth faisait traîner à l’échafaud sous prétexte de trahison, mais en vérité par haine pour la religion catholique. xvIe s.
421. — Pape : Saint Boniface Ier, — Empereur : Théodose II, e jeune.
La conversion de Marie l'Egyptienne est un exemple frappant de l'heureuse influence que les saintes images peuvent exercer sur nous et de la puissance qu'elles ont pour élever vers le ciel ceux qui les regardent avec dévotion.
Mme de Broglie, Vertus chrétiennes, t. 11, p. 87.
Il y a des Saints cachés que Dieu ne découvrira qu’au grand jour de son jugement; mais il y en a dont il fait connaître la sainteté dès ce monde, pour servir d'exemple à son Eglise, et pour réveiller la négligence des fidèles. Sainte Marie l’Egyptienne est de ce nombre; sa pénitence fut inconnue à tous les hommes pendant sa vie; mais il la manifesta à sa mort par une voie extraordinaire qu'il est à propos de décrire, et qui nous fera entrer dans le détail de ses actions. |
Zozime, religieux d’une éminente vertu, après avoir vécu longtemps dans un monastère de Palestine, passa, par une inspiration de Dieu, dans un autre, bâti sur le bord du Jourdain. C'était la coutume que, tous les ans, le premier dimanche de Carême, les religieux, après avoir participé aux divins Mystères, et pris un peu de réfection, sortissent et se retirassent seuls à seuls dans la vaste étendue des déserts, pour s’y appliquer plus parfaitement à la pénitence et à la méditation des souffrances de Notre-Seigneur ; ils ne revenaient au monastère que pour le dimanche des Rameaux. Ce saint homme faisait ainsi, d'année en année, ces religieuses retraites, et pénétrait dans la solitude le plus avant que le temps le lui pouvait permettre. Une fois, qu'il s'était éloigné de vingt journées de toute habitation des hommes, comme il faisait son oraison à l'heure de Sexte, c’est-à-dire à midi, il aperçut de loin l'apparence d’un corps humain qui marchait devant lui. D'abord, il appréhenda que ce ne fût un spectre, et se munit du signe de la