Voir sa vie au 27 avril
8. Saint Romule était abbé de Saint-Baudèle, près de Nîmes. Vers 720, voulant se soustraire aux ineursions des Sarrasins qui alors dévastaient le midi de la France, il prit la résolution de se retirer dans un pays moins exposé aux attaques des Barbares. Ayant de partir, il fit placer dans un cercueil de plomb le corps de saint Baudèle. (Voir la vie de saint Baudèle au 20 mai.) Il partit ensuite à la garde de Dieu, avec ses quatre-vingts religieux : ils firent plusieurs haltes, notamment à Beaune, en Bourgogne. Ils arrivèrent enfin à Saissy-les-Bois, en Nivernais, où ils trouvèrent un ancien monastère abandonné qu'ils reconstruisirens. On ignore l’année de 14 mort de saint Romule.
4, Saint Dominique succéda à saint Vaast, auprès duquel il remplissait les fonctions de vicaire : ce titre seul fait suffisamment son éloge, et nous indique qu'il dut à ses qualités et à ses vertus d’être choisi pour remplacer cet illustre et saint Pontife. Son épiscopat dura douze ou treize ans.
Saint Védulphe, qui le remplaça vers l'an 545, transféra son siége d'Arras à Cambrai, peut-être parce que cette ville, depuis le passage des Barbares, avait perdu de son importance et de sa population, où bien parce que Cambrai était un peu plus rapproché du centre de ces deux vastes diocèses. On ne peut faire que des eonjectures sur ce point. Saint Védulphe mourut vers l'an 580, et out pour successeur sainé Géri. (M. l'abbé Destombes,)
par l'humilité, la piété et un très-grand amour de Dieu. Le souverain pontife Pie VII approuva son culte en 1821 1,
Martyrologe des Serviles. — Saint Nicodème ?, martyr, disciple du Seigneur ; on dit dans l'Evangile qu'il ensevelit avec la myrrhe et l’aloëès le corps de son divin Maitre.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
Mémoire de la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ. — A Serravalle, dans la province de Trévise, en Italie, sainte Augusta ou Augustine de Ceneda, vierge, à qui son père lui-même fit couper la tête pour la punir d’avoir embrassé le christianisme contre son gré. Ce père dénaturé était un de ces seigneurs allemands qui, au moment des invasions barbares (du ve siècle sans doute, bien qu’on ne connaisse pas l’époque précise), s'était bâti sur une montagne un nid de brigand d’où il sortait pour infester les pays d’alentour, où il se retirait ensuite comme un vautour dans son repaire pour y jouir du fruit de ses déprédations. Dieu, qui fait naître partout ses élus, avait donné la plus candide des filles à ce monstre dont la haine du christianisme égalait la férocité naturelle, Des serviteurs ayant appris à Madruch, c'était le nom de ce barbare, que sa fille fréquentait l’église voisine, il l’envoya chercher un jour qu’elle était en prières. La pieuse fille, pressentant l’avenir, acheva paisiblement son oraison, offrit à Dieu son sacrifice et alla s'offrir à son bourreau. Augusta eut à passer par de nombreux tourments avant de voir son dernier soleil. D'abord jetée dans un cachot, elle en fut arrachée pour être suspendue entre deux arbres sur un feu allumé au-dessous d’elle, qui la rotit petit à petit. Sa constance étant supérieure à toutes ces épreuves, elle fut enfin décapitée un 27 mars. — À Anvers, la translation des reliques de saint Marius, martyr romain, données à cette ville en 1616. — A Corinthe, en Grèce, saint Paul, évêque, qui fut ordonné par le pape Nicolas Ier, Vers 880. — En Thrace, saint Ceryque ou Cyrique, qui fut probablement ermite, à une époque incertaine. — À Trente, saint Adalpret, évêque et martyr. Il reçut des priviléges de Frédéric Barberousse, et périt victime d'une trahison 3. 11641. — Chez les Grecs, le prophète Ananias Ou Hanani, dont on ne sait rien autre chose que le nom. — En Orient, saint IsAAC, religieux. 383. — À Rome, invention de saint Victorin, jeune enfant martyr d'environ douze ans, dont le corps fut trouvé dans les catacombes, près la voie de Tiburce, en 1842. (Voir au 1 et au 1X mai.)