‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 122 sur 229 · ÉCRITS DU BIENHEUREUX HUMBERT DE ROMANS · texte numérisé non relu

ÉCRITS DU BIENHEUREUX HUMBERT DE ROMANS

Les écrivains ecclésiastiques ont parlé avec éloge des ouvrages du Père Humbert, et ils en ont donné le catalogue suivant :

40 Un traité touchant les trois vœux de religion;

20 Un commentaire sur la règle de saint Augustin, et un autre sur le prologue de la constitution des Frères Prêcheurs ;

30 Un traité des sept degrés de la contemplation ;

40 Une histoire abrégée de la vie de saint Dominique;

5o Une petite chronique de son Ordre depuis 1203, jusqu’en 1954 ;

6° Un excellent manuscrit, conservé dans la bibliothèque du Vatican, où l’auteur, entre autres choses, traite des moyens de reprendre les Lieux-Saints et de les conserver contre les efforts des infidèles ;

1° Le Miroir religieux;

80 Un fraité des véritables et des fausses vertus, etc.

Tiré de l'Histoire hagiologique du diocèse de Valence, pax M. l'abbé Nadal.

SAINT LIBERT, MARTYR A SAINT-TROND , EN BELGIQUE (vers 835).

Libert naquit à Malines, ville de Belgique, dans la province d'Anvers, de parents aussi pieux que nobles. Adon, son père, était comte de Malines ; sa mère, auparavant stérile, le conçut par les prières de saint Rumold, évêque régionnaire de Belgique. Ce fut le même prélat qui le baptisa et qui lui donna le nom de Libert. Etant enfant, il s’en alla jouer sur le bord d’une rivière, tomba dans l’eau et se noya; mais il fut rappelé à la vie trois jours après par les prières de saint Rumold. Lorsque celui-ci eut fondé l’abbaye des Ormes, il prit avec lui Libert et eut soin de son éducation. Tels furent ses progrès dans la piété, que quand il fut en âge, son maitre lui donna le gouvernement du monastère qu’il avait créé. Lorsque les Normands dévastèrent les bords du Rhin, depuis l'Océan jusqu'à Cologne, Libert se réfugia dans l’abbaye de Saint-Trond ou Truyen (S. Trudo, Sacrinium, Ordre de Saint-Benoît), dans le Limbourg. Mais les bandes normandes pénétrèrent jusqu'en ce lieu, surprirent Libert pendant qu'il priait à genoux dans l’église, et le massacrèrent inhumainement devant l’autel. Son corps fut enseveli dans le lieu même où il était tombé.

Dans une autre invasion des Normands, l'église et le monastère furent réduits en cendres. Une chapelle fut construite en l'honneur de saint Trond, et le tombeau de saint Libert demeura caché jusqu’à ce que les anciens religieux de Saint-Trond le découvrirent en creusant les fondations d'un nouvel édifice, en 4169. Les précieuses reliques furent renfermées dans une châsse, et dès lors la fête du saint Martyr fut célébrée à Saint-Trond, le 44 juillet, jour de l'invention de son tombeau. Plusieurs de ses ossements furent apportés à Malines en 1631, et depuis ce temps sa mémoire est honorée avec plus de solennité dans l’église métropolitaine.

Propre de Malines.

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