‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 25 sur 229 · V° JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

V° JOUR DE JUILLET

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À Rome, la fête de sainte Zoé, martyre, femme du saint martyr Nicostrate. Comme elle offrait sa prière à Dieu près du tombeau de l’apôtre saint Pierre, elle fut arrêtée par des archers, sous l'empereur Dioclétien ; on la jeta d’abord dans une prison très-obscure ; ensuite on la suspendit à un arbre par le cou et par les cheveux ; étouffée par une horrible fumée que l’on fit dessous, elle rendit l'esprit en canfessant le nom de Notre-Seigneur. 286. — En Syrie, le triomphe de sainé Domice, martyr, qui, par ses miracles, procura de grands biens aux habitants de cette contrée. 363. — À Cyrène, en Libye, sante Cyrille ou Cyprille, martyre, qui, durant la persécution de Dioclétien, tint longtemps sur sa main des charbons ardents avec de l’encens, sans la remuer, de peur que quelqu'un de ces charbons venant à tomber, elle ne parût avoir sacrifié aux faux dieux. Elle fut très-cruellement déchirée, et, étant ainsi parée de son propre sang, elle alla se présenter à son Epoux dans le ciel. 310. — À Jérusalem, saint ATHANASE, diacre, qui, ayant été saisi par les hérétiques, parce qu’il défendait le concile de Chalcédoine, éprouva la cruauté des supplices les plus raffinés, et périt enfin par le glaive. 452. ,— En Sicile, saint Agathon et sainte Triphine, martyrs. — À Tomes, en Scythie, les saints martyrs Marin, Théodote et Sédophe. — À Trèves, saint Numérien, archevèque de ce siége et confesseur. 657. — À San-Severino, dans la Marche d’Ancône, sainte Philomène, vierge. vie s.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

Dans l’archidiocèse de Sens, saint Paul, quinzième archevêque de ce siége. Frère de saint Héracle ou Héraclius, il mérita, par la sainteté de sa vie, de lui succéder, On l’inhuma auprès de son frère dans l’abbaye de Saint-Jean (Sanctus Joannes Senonensis, ancien monastère de filles fondé, vers lan 496, dans un faubourg de la ville de Sens, par le même saint Héracle). 525. -— Dans l'ancienne abbaye de Saint-Pierre de Lobbes, au diocèse de Cambrai, la mémoire de saint Abel, vingt-huitième archevêque de Reims. Irlandais d’origine, Abel, avant son élection, était religieux dans ce monastère. Il ne put remplir longtemps les fonctions épiscopales, empêché qu'il en fut par l’intrus Milon, qui opprima les Eglises de Reims et de Trèves de 147 à 753. Abel se retira alors au monastère de Lobbes, où il travailla avec fruit à la conversion des infidèles. Il fut inhumé dans l’église de Binch, entre Mons et Charleroy (Hainaut), où l'on célèbre aussi sa fête 1. 754. — Dans l’ancienne ville épiscopale de Conserans (Ariége), saint Valère, appelé aussi Valier et Vallier, premier évêque de ce siége, déjà nommé au 9 et au 20 février 2. 504. — A Paris, le bienheureux Hugues de Saint-Victor, chanoine régulier de l’abbaye de ce nom (Sanctus Victor Paristensis, célèbre monastère de Chanoines réguliers de Saint-Augustin, élevé par la pieuse munificence du roi Louis le Gros, vers l’an 1113, près des murs de Paris, au pied de la montagne de Sainte-Geneviève, et dédié en l'honneur de saint Victor, martyr de Marseille). Il naquit dans le territoire d'Ypres, en Flandre, vers l’an 1097, et, après d'excellentes études, entra, en 1115, dans la Congrégation des Chanoïnes de Saint-Victor. Il devint ensuite prieur de la maison de Paris, ef y enseigna la théologie depuis 1130 jusqu’à sa mort. Les rapports qu’on remarquait entre lui ef saint Augustin du côté de la piété, du talent polémique et oratoire, le firent appeler un second Augustin, Les calendriers de France ne lui donnent que le titre de vénérable ; mais le pape Benoit XII ayant fait lever de terre son corps, ordonna qu'il fût transporté dans l’église abbatiale ; ce qui équivalait à un décret de béatification. 1142. — À Bayeux, saint Sever ou Sévère, évèque d’Avranches, dont les saintes dépouilles reposent dans l’église Notre-Dame de Rouen. Cette ville fait sa fête le 4er février 5. Vers la fin du vire s. — A Ligny, au diocèse de Verdun, le bienheureux PIERRE DE LUXEMBOURG, cardinal et évèque de Metz. Ses dépouilles mortelles furent pla-

1. Sa seconde fête au 5 août. Voir ce jour. — 2. Voir sa notice au 20 février, tome 17, page 607. 3. Nous avons donné sa notice à ce jour, tome x, page 207.

cées dans le cimetière de Saint-Michel d'Avignon, où l’on célèbre sa fête le 2 juillet. 1387, — À Rodez, saint Fleuret, nommé aussi Florez ou Florège, déjà cité au 4er juillet 1. — À Bourges, les saints martyrs Marcel et Anastase, déjà nommés au martyrologe romain du 30 juin, jour sous lequel nous avons donné leur vie. — Au diocèse de Viviers, saint Ostien, prêtre et confesseur, mentionné déjà au martyrologe romain du 30 juin. — En Bretagne, le vénérable Yves d’Alam, carme déchaussé et missionnaire, connu en religion sous les noms de frère Bruno de Saint-Yves?. 1661. — Dans l'ancienne abbaye de Corbie (Corbeïa, au diocèse d'Amiens, illustre monastère de Bénédictins, fondé, vers l'an 662, sous l’invocation de saint Pierre et de saint Paul, par la reine Bathilde, près de la petite ville de ce nom qui lui doit sa célébrité), saint Fulbert, novice. Frappé mortellement par un de ses condisciples, il montra une patience héroïque dans ses souffrances, et son professeur saint Anschaire l’aperçut, dans une vision, couronné de l’auréole du martyre. 818.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe des Camaldules. — Au monastère de Sainte-Marie de Serra, près de Massache, au diocèse d’lesi, dans la Marche d’Ancône, le bienheureux Ange, moine camaldule, tué par les hérétiques.

Martyrologe des Franciscains. — À Alcamo, en Sicile, la naissance au ciel du bienheureux ARCHANGE DE CALATAFIMI, vicaire provincial de l'Ordre des Mineurs, célèbre par son amour de la solitude, l’austérité de sa vie et l'innocence de ses mœurs. Il brilla de la gloire des miracles avant et après sa mort. 4460.

Martyrologe des Trinitaires déchaussés. — À Vich, en Catalogne, saint MICHEL DES SAINTS.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

Au désert de Scété, en Egypte, saint Sisoès ou Sisoy, anachorète. Vers 429. — A Mayence, la translation des reliques de saint Martin, évêque de ce siége et confesseur. Il florissait au ve siècle, et mourut vers 350. Les Mayençais font sa fête au 28 février, jour sous lequel il est mentionné au martyrologe romain. — A Reggio, en Calabre, saint Etienne, premier évêque de ce siége, et ses compagnons, saint Suéras, également évêque, sainte Agnès, sainte Félicité et sainte Perpélue, tous martyrs. Etienne naquit à Reggio, capitale des anciens Bruttiens, peuples de la partie la plus méridionale de l'Italie, et fut créé évèque de sa ville natale par l’apôtre saint Paul qui le convertit à la foi. Comme il prêchait hardiment et en public la nouvelle religion, et que grand nombre de païens se convertissaient, le serviteur de Dieu fut enveloppé dans la persécution de Néron, et paya de sa tête un zèle trop dangereux à cette époque. 1er s. — A Alexandrie, saint Arpon ou Arpôtes, confesseur. — À Cyrène, en Libye, avec sainte Cyrille ou Cyprille, mentionnée au martyrologe romain de ce jour, les saintes Lucie et Aroa ou Roa, ses compagnes, martyres. 310. — A Scythopolis, dans la Samarie, saint Basile et ses soixante-dix compagnons, martyrs. — Chez les Grecs, sainte Agnès, vierge et martyre. — A Patti, en Sicile, sainte Trophime ou Trophimène, vierge et martyre. Elle est patronne de l’église cathédrale de Minori, dans le royaume de Naples. Vers l'an 304. — En Angleterre, sante Modwène ou Modovène, vierge, fondatrice de monastères. Irlandaise de naissance, elle embrassa la vie religieuse dans sa patrie et y vécut plusieurs années dans les exercices de la piété. Elle passa en Angleterre vers l'an 840, sous le règne d'Ethelwolf. Ce prince, connaissant sa sainteté, lui confia l'éducation de sa fille Edithe, et fonda pour elle le monastère de Pollesworth, près de la forêt d’Arden, au comté de Warwich. Modwène avait auparavant fondé deux célèbres abbayes de religieuses en Ecosse, dont l'une était à Sterling et l’autre à Edimbourg ; elle fit aussi plusieurs autres fondations pieuses en Angleterre. Désirant ensuite mener la vie anachorétique, elle passa sept ans dans une île de la Trent, appelée Andresey, au nom de l’apôtre saint André, sous l’invocation duquel elle avait dédié son oratoire. Les reliques de notre Sainte ayant été transportées de l'abbaye d'Andresey en celle de Burton, sur la Trent, celle-ci prit dès lors le nom de Burton-Modwenestow. 1xe s.— Sur le mont Athos, dans la Roumélie, saint Athanase de Trébizonde, confesseur, saint Lampade et un autre saint Athanase, Jr AURAS saint Athanase dans l’arbre, parce que le creux d'un arbre lui servait de cellule, 551.

4. Nous avons donné sa notice au 1er juillet, — 2, Voir le tome consacré aux Vénérables.

SAINT SISOËS OU SISOY, ANACHORÈTE. 49

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