‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 45 sur 229 · VIT JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

VIT JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

À Rome, le triomphe des saints martyrs Claude, greffier du fise, Nicostrate, greffier en chef de la préfecture de Rome, Castorie, Victorin et Symphorien, qui furent amenés à la foi de Jésus-Christ par saint Sébastien, et reçurent le baptème des mains de saint Polycarpe, prêtre, Comme ils s’occupaient à rechercher les corps des saints Martyrs, ils furent arrêtés par l'ordre du juge Fabien, qui ne cessa pendant dix jours de les solliciter, tantôt par des menaces, tantôt par des caresses, à retourner au culte des idoles : mais les trouvant toujours inflexibles, il les fit mettre trois fois à la torture, et jeter enfin dans la mer. 302. — À Durazzo, en Macédoine, les saints martyrs Pérégrin, Lucien, Pompée, Hésychius, Papius, Saturnin et Germain, tous italiens, qui, s'étant réfugiés en celte ville durant la persécution de l'empereur Trajan, et y trouvant saint Aste, évêque, ms en croix pour la foi de Jésus-Christ, déclarèrent eux-mêmes hautement qu’ils étaient chrétiens ; le juge en ayant connaissance, les fit arrêter et précipiter dans la mer. 119 s. — A Pérouse, en Italie, le bienheureux BENOIT XI de Trévise, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, qui, pendant son court pontificat, contribua merveilleusement à l’affermissement de la paix dans l'Eglise, au rétablissement de la discipline et à la propagation de la foi. 4304. — A Alexandrie, la naissance au ciel de saint PANTÈNE, homme apostolique et doué d'une sagesse universelle. Il avait tant de zèle et d'amour pour la parole de Dieu, que dans l’ardeur üe sa foi et de son dévouement, il s’en alla prècher l'Evangile aux derrières extrémités de l'Orient, après quoi il revint à Alexandrie où il mourut en paix sous l'empire J'Antonin Caracalla. 244. — A Brescia, saint Apollonius, évêque et confesseur. — En Saxe, saint Willibald ou Guillebaud, évêque d'Eichstædt, qui travailla, avec saint Boniface, à la prédication de l'Evangile, et convertit plusieurs peupies à la foi de Jésus-Christ 1, 786. — A

1. 11 mourut à Eichstædt dans sa quatre-vingt-septième année, Il y avait quarante-cinq ans qu'il était évêque. On l’enterra dans sa cathédrale où sa sainteté fut attestée par plusieurs miracles. Le pape Léon VII le canonisa en 938, L'évêque Hildebrand bâtit à Eichstædt, en 1270, une église sous l'invocation de saint

Clermont, en Auvergne, saint Allyre, évêque {. 385. — A Urgel, en Catalogne, saint Eude ou Odon, évêque 2. 41122. — En Angleterre, saint Hedde, évêque des Saxons occidentaux. 705. — A Gray, dans la Franche-Comté, le bienheureux PIERRE FOURIER, chanoine régulier de la Congrégation du Sauveur, célèbre par ses vertus et ses miracles. 4640. — En Angleterre, sainte EDEL- BURGE, appelée vulgairement sainte AUBIERGE où ADALBERGE, vierge, fille d’un roi Anglais, Vers 695.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

À Trèves, saint Navit ou Navite, évêque et martyr, qui scella de son sang la doctrine de la foi et des bonnes mœurs qu'il avait prêchées par sa vie, par sa parole et par ses grands miracles. ive s. — Encore à Trèves, la fête de saint Goar, nommé hier au martyrologe romain 5, — A Vienne, en Dauphiné, saint Eolde, quarantième évêque de ce siége et fondateur de l’église Saint- Maurice de cette ville. 718. — Dans l’église Saint-Germain d'Auxerre, au diocèse de Sens, saint Angelaume ou Angelelme, confesseur. Il était originaire de Bavière ; si on l’honore particulièrement à Saint-Germain d'Auxerre, c’est parce qu’il y futinhumé. Quelques auteurs lui donnent le titre d’évêque, et prétendent mème qu'il occupa l'ancien siége d'Auxerre ; mais le fait n’est pas certain. vire s. — À Avranches, au diocèse de Coutances, saint Sever ou Sévère, évêque de ce siége, dont la fête se célèbre à Rouen le 4er février, et à Coutances le 5 juillet #, vire s. — A Séez, saint Sigibold ou Sigebold. Il succéda à saint Lain ou Latuin, premier évêque de ce siége. Ce prélat, de race saxonne, souffrit, dit-on, beaucoup des incursions des Alains et des Huns dans le diocèse, ce qui placerait son épiscopat vers 451, et dans un âge fort avancé..ve s. — A Nantes, saint FÉLIX, évêque, dont saint Venance Fortunat, dans ses poëmes, décrit les éminentes vertus. 582. — A Jargeau (Loiret), au diocèse d'Orléans, la translation de saint Véran ou Vrain, évêque de l’ancien siége de Cavaillon (Cabellio, Vaucluse), faite par le pape Innocent 1V 5. — A Tours, sainte Monégonde, veuve, déjà nommée au 2 juillet 6. — Au diocèse de Meaux, sainte Adalberge, nommée au

* martyrologe romain de ce jour. — Au diocèse de Périgueux, saint Eparque ou Cybard, déjà nommé le 4er juillet 7. — Au diocèse de Perpignan, sainte Pulchérie, vierge et impératrice, nommée au martyrologe romain du 40 septembre 8. 453. — Aux diocèses de Verdun et de Saint-Dié, le bienheureux Pierre Fourier, nommé au martyrologe romain de ce jour. — Au diocèse de Tarbes, saint Prosper d'Aquitaine, confesseur et docteur de l'Eglise 9. — Dans l’archidiocèse de Reims, la fête de tous les saints archevèques de ce siége. — Dans le Limousin, sainte Carissime, veuve. L'histoire nous apprend qu'elle était de la noble famille de saint Yrieix, abbé d’Attane, en Limousin ; on croit qu'elle épousa un seigneur de la maison d’Aubusson. Déjà illustre par sa naissance et par celle de son époux, elle le devint bientôt incomparablement davantage par ses vertus et son éminente sainteté. Ayant reconnu que Dieu l’appelait à vivre au milieu du siècle, elle voulut du moins y mener une vie vraiment régulière et chrétienne qui püt, en la sanctifiant elle-même, attirer à Celui qu’elle aimait uniquement de nombreux et fervents adorateurs. Regrettant de n'avoir pu se consacrer au Seigneur dans la retraite, elle voulut du moins procurer à d’autres cet inappréciable avantage, et désira qu’il y eût dans ses terres de pieux cénobites qui y chantassent jour et nuit les louanges de Dieu. Ce fut à ces pieux sentiments de notre Sainte que dut sa naissance le monastère de Rauzeille, à une lieue d’Aubusson (Creuse). Elle le mit sous l’invocation de saint Martin de Tours, et il subsista jusqu'aux incursions des Normands, qui le détruisirent. La pieuse fondatrice mourut comme elle avait toujours vécu, et son corps fut inhumé dans l’église de Saint- Yrieix (Haute-Vienne). Dieu honora son tombeau par des miracles. On l’invoque principalement pour retrouver les choses perdues. Les gentilshommes surtout réclamaient autrefois le secours de ses prières pour recouvrer les oiseaux de chasse qu'ils avaient égarés. vie s. — Dans l’ancien bourg d'Yvoy, aujourd’hui Carignan (Ardennes), au diocèse de Reims, saint Valfroy, seul stylite d'Occident 10, 594. — A Troyes, commémoraison des saints évêques qui ont occupé ce siége : Amateur, Mélan, Ours, Loup, Vincent, Leuconius, Bobin, Prudence et le bienheureux Manassès.

Guillebaud et y transféra ses reliques, qui s'y gardent encore aujourd'hui, Il y en a une partie dans la ville de Furnes en Belgique.

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