VOT JOUR DE JUILLET
MARTYROLOGE ROMAIN
La fête de sainte Elisabeth, veuve, reine de Portugal, illustre par ses vertus et par ses miracles, et mise au rang des saints par Urbain VE 1. — Dans l’Asie-Mineure, saint Aquila et sainte Priscille, sa femme, dont il est fait mention dans les Actes des Apôlres 2. rer s. — A Porto, en Italie, cinquante bienheureux soldats, marlyrs, qui, amenés à la foi par la confession de sainte Bonose, et baptisés par le pape saint Félix, furent massacrés durant la persécution d’Aurélien. Vers 274. — En Palestine, saint PROCOPE, martyr, qui, ayant été amené de Scythopolis à Césarée, sous l'empire de Dioclétien, fut, dès le premier interrogatoire, auquel il répondit avec beaucoup de courage, condamné par le juge Fabien à avoir la tête tranchée. 303. — A Constantinople, les saints moines Abrahamites, qui, pour avoir résisté à l’empereur Théophile, au sujet des saintes images, consommèrent leur martyre. 832. — À Wurtzbourg, en Allemagne, saint CHILIEN ou KILIEN, ou encore Kuln et Kilian, évêque, lequel, ayant été envoyé en ce lieu par le Pape, pour y prècher l'Evangile, attira plusieurs idolâtres à la connaissance de Jésus-Christ; après quoi il fut mis à mort avec ses compagnons saint Colman ou Coloman, prêtre, et saint Totnam ou Dotnam, diacre. 689. — À Trèves, saint Auspice, évèque et confesseur 5, ve s.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
A Toul, au diocèse de Nancy, saint AUSPICE, différent de celui que nomme aujourd'hui le martyrologe romain. On le considère comme le cinquième évêque de Toul : Sidoine Apollinaire en parle avec éloge. Vers 487. — A Braisne-sur-Vesle, au diocèse de Soissons, saint EVODE ou Yven, archevêque de Rouen, dont les dépouilles sacrées reposent en ce lieu. 550. — Au diocèse de Nevers, saint ITHIER, évèque de ce siége, honoré principalement à Nogent-sur-Vernisson (Loiret), où il naquit. Vers l'an 695. — Au diocèse de Versailles, saint THIBAUD DE MARLY, abbé du monastère des Vaux-de-Cernay (Valles Cernai ou Sarnat, Ordre de Citeaux). Il avait une dévotion merveilleuse pour la sainte Vierge, et ce fut lui qui obtint, par ses prières, des enfants au roi saint Louis, pour empêcher son divorce d’avec la reine Marguerite, son épouse. 1247. — À Saint- Omer, au diocèse d'Arras, saint GRIMBALD ou GRIMBAUD, confesseur, d’abord religieux de Saint- Bertin, de l'Ordre de Saint-Benoît, et puis abbé de Winchester, en Angleterre. Il fit paraître sa grande humilité par le refus de l’archevêché de Cantorbéry, que le roi Alfred, dont il avait été le précepteur, le pressa longtemps d'accepter. 903. — À Gand, en Belgique, sainte Landrade, abbesse de Munster-Bilsen, au pays de Liége. Elle était nièce du bienheureux Pépin de Landen et de saint Arnoul, évêque de Metz. Désirant demeurer vierge, elle se fit construire une petite cellule dans la maison de ses parents, où elle mena une vie solitaire et pénitente. Tout son temps était partagé entre la prière, le travail des mains et la visite des pauvres et des malades. Le pain et l’eau faisaient sa nourriture ordinaire. Plus tard, elle quitta sa famille et s’en alla dans un bois, planta une croix daos le lieu qu’elle avait choisi pour sa demeure ets’y fit elle-même une petite cellule. Les aumônes qu’elle recueillit lui permirent @e bâtir une église, que saint Lambert, évêque de Maëstricht vint dédier sous l’invocation de la sainte Vierge, en 610. Beaucoup de jeunes personnes et de veuves
1. Voir sa vie au 4 juillet, jour où elle est citée encore au martyrologe romain,
2. Voir notre vie de saint Paul, au 29 juin; il en est parlé assez longuement.
3. Comme on a lieu de supposer que les anciens chroniqueurs de la métropole de Trèves ne se sont pas fait scrupule d'emprunter aux Eglises de la suffragance des noms de leurs évêques, à l'effet de combler les lacunes de leur catalogue particulier, il ne serait pas impossible que le saint évêque, placé le quatrième par Harigère sur la liste des prélats Tréviñens, ne fût autre que le saint Auspice, nommé à ce jour au martyrologe de France, ct dont l'Eglise de Toul a tant à se glorifier ; comme il est évident que les saints Mansuy et Celsin, inscrits les septième et cinquième sur la même liste, et les saints Clément et Félix, qui s’y trouvent rangés les huitième et sixième, y sont transportés des catalogues de Toul et de Metz. — Note de M. l'abbé Guillaume, chanoine de Nancy,
vinrent alors se ranger sous la conduite de la vertueuse Landrade pour imiter ses exemples et travailler à leur salut ; elle fut alors obligée de leur faire bâtir des cellules autour de Ja sienne, ce qui donna naissance au célèbre monastère de Bilsen. Les religieuses inhumèrent son corps dans l’église du monastère ; plus tard il fut transféré à Wintershoven, où il resta près de trois cents ans. En 980, il fut transporté dans l’église de l’abbaye de Saint-Bavon, à Gand, qui devint depuis cathédrale et où ces saintes reliques se trouvent encore aujourd’hui. Vers 700. — Près de Villepreux (Seine-et-Oise), au diocèse de Versailles, saint Non ou Nom (Nummius), confesseur. — À Mémont, village voisin et autrefois annexe de Sombernon, au diocèse de Dijon, saint Baudry, Beurry ou Baldérie, berger. On conservait naguère à l’abbaye d'Ogny (Ongiacum, Ogniacum, monastère de Chanoïnes réguliers, fondé en 4406, sous le vocable de la Vierge, de saint Laurent et de saint Nicolas), au diocèse de Dijon, ses précieuses reliques. Vers 709. — A Allonnes (Maine-et-Loire}, au diocèse d'Angers, saint Doucelin, qui naquit dans cette paroisse, y passa une grande partie de sa vie et en fut l’apôtre. Ses reliques ont été jusqu'à la fin du siècle dernier l’objet de la vénération des habitants de Varrains-les-Saumur, où elles furent transférées sous le règne d'Henri IV. Là Révolution a profané ces restes précieux, et l’on ne sait ce qu'ils sont devenus. ve s. — Au monastère de Neumoutier (Novum monasterium, Ordre de Saint-Augustin, sous l’invocation de saint Jean-Baptiste), le bienheureux PIERRE L'ERMITE, premier prieur des chanoines réguliers de ce lieu, et prédicateur de la première croisade. 1115. — Dans le Limousin, les bienheureux Marc et Sébastien, fondateurs du prieuré de l’Artige, et solitaires. Leur vie était extrèmement dure, et Marc, en particulier, revêtu jour et nuit d’une cotte de mailles ou cuirasse de fer, ajoutait à cette rigueur tout ce que la haine de son corps pouvait lui suggérer d’autres mortifications. Leur culte est tombé. x11e s. — Au diocèse. de Saint-Dié, saint Déodat ou Dié, dont nous avons donné la vie ailleurs. — Encore dans le Limousin, saint VAULRY ou VALERIC (Valericus), ermite et confesseur. Vers 620. — En Périgord, saint Amand, moine. Né dans le voisinage de Limoges, d'une famille noble, il vint pratiquer la vie monastique en Périgord avec saint Sour et saint Cyprieu. Il se retira plus tard dans une forêt voisine de Terrasson où il fonda un monastère. Ce lieu prit plus tard son nom et devint une maison célèbre de l'Ordre des Augustins, Saint-Amand de Coly (Sanctus Amandus de Coli, ancien diocèse de Sarlat, diocèse actuel de Périgueux). On peut encore voir la mas gnilique église romane du xrre siècle, qui est une des plus belles du Sarladais.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Chanoïnes réguliers. — À Toulouse, saint Raymond, confesseur, qui construisit un monastère de Chanoïnes réguliers auprès de cette ville, contribua au développement de l'Ordre, et le restaura par l'exemple de sa vie et par ses conseils.
Martyrologe des Bénédictins. — À Wurtzhbourg, en Allemagne, saint Chilien ou Kilien, évêque.
Martyrologe des Cisterciens. — Au diocèse de Versailles, saint Thibaud, abbé des Vaux-de- Cernay, de l’Ordre de Citeaux.
Martyrologe des Franciscains. — À Coïmbre, sainte Elisabeth, veuve, reine de Portugal, remarquable par sa piété, son oraison, sa patience, sa charité et sa chasteté, qui, sous l’habit du Tiers Ordre accomplit des œuvres admirables d'humilité, de miséricorde et de pénitence, et qui, éclatante en miracles, s’envola au ciel le 8 juillet.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
Dans l’ancienne ville d’Almyride, en Scythie, les saints Epictète, prêtre, et Astion, son disciple, tous deux solitaires et célèbres dans les annales des Pères du désert ; leur vie ne fut qu'un tissu de miracles. Ils eurent la tête tranchée durant la persécution de l’impie Dioclélien. 295. — Chez les Grecs, sainte Théodosia et douze de ses compagnes, martyres ; de plus, les saints Antiochus ef “Nicostrate, également martyrs ; ils périrent tous ensemble par le glaive. — A Césarée, en Cappadoce, saint Quartus et saint Procope, différent de celui que nomme aujourd’hui le martyrologe romain et dont nous donnons la vie. Ils souffrirent ensemble le martyre. — Chez les Grecs, les saints Abdas et Sabas, martyrs. — A Sirmium, aujourd'hui Sirmich ou Mitrowitz, en Pannonie, les saints martyrs Ostrate ou Sostrate, Spire, Eracle, Epérence et Cécile, cités au martyrologe de saint Jérôme. — En Sicile, les saints Pramane, Sévère, Cornilien, et soixante de leurs compagnons, martyrs, cités par le même. — A Nicée, en Bithynie, les saints martyrs Elade, Emine, Sénateur, Alèthe, Sever, Honorat, Encolle, Eleute, Fraton, Arthème, Eudémine, Hélie, Novase, Alope, ef dix-huit autres, cités par saint Jérôme, — A Héraclée, les saints martyrs Jean, Apriante, Théoloque, Glitérie, Parent et Straton, Agreste et Primale, cités par le même. — À Bénévent, ville forte du royaume d’Italie, saint Apollonius, évêque et confesseur. Il succéda à saint Dore, sur le siége épiscopal de Bénévent, mais les persécutions des ennemis de la foi l’ayant forcé de s'éloigaer de sa métropole, il demeura quelque temps dans une petite cellule qu'il se construisit ep
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dehors des murs de la ville : de là il vaquait, autant qu'il le pouvait, aux devoirs de sa charge. Ses restes se conservaient sous l’autel principal de la cathédrale de Bénévent. 332. — À Milan, dans la Lombardie, saint Ampèle, évèque et confesseur. Célèbre déjà pour ses vertus éminentes, il le devint plus encore pour le don des miracles dont le ciel le gratiäa, et pendant sa vie et après sa mort. Il se faisait à son tombeau un concours immense de malädes dont il avait la réputation de guérir les infirmités. Il mourut sous le pape Agathon, et l’on déposa religieusement ses restos sacrés dans la basilique de Saint-Simplicien de Milan. 672. — Dans l’ancienne ville de Dysenberg ou Disemberg, au territoire de Mayence, saint Disen ou Disibode, évêque et confesseur. Il naquit en Irlande au commencement du vire siècle, embrassa la vie monastique, et rendit son nom célèbre par sa science et ses vertus, et surtout par son zèle pour le salut des âmes. Après avoir attiré dans les voies de la perfection un grand nombre de ses compatriotes, il se rendit en France vers l'an 652, et ses exhortations produisirent, dans tous les lieux où il passa, des fruits admirables. Le succès extraordinaire de ses travaux apostoliques le fit élever à la dignité d’évêque régionnaire. Il fonda, dans le diocèse de Mayence, un monastère qui fut appelé, de son nom, Disenberg ou Mont-Saint-Disibode (Mons Sancti Disibodi, Ordre de Citeaux), qui devint dans la suite une collégiale de Chanoiïnes séculiers. Vers 100. — À Constantinople, saint Paul, surnommé le Nouveau, martyr. Etant chef de la milice impériale, il reprit vivement l’empereur hérétique Constantin de ce qu’il profanait les images des Saints. Cet acte de courage lui valut la prison : on l’en sortit pour lui faire souffrir toutes sortes de tourments au milieu desquels il rendit son esprit à Dieu. Les hérétiques jetèrent son corps dans les champs pour qu’il devint la proie des bêtes sauvages, mais les chrétiens l’enlevèrent secrètement; plus tard il fut transporté à Venise, dans le monastère de Saint-Georges le Majeur, où l’on prétend qu'il est encore. 766. — À Nonantola, monastère du diocèse de Modène, saint Adrien II, pape. Romain de naissance, il succéda, en 884, à Marin qu'il imita dans son zèle pour la défense de la foi contre l’impie Photius. Il est honoré aussi à Siplimbert, au même diocèse. 885. — En Norwége, sainte Summive, appelée aussi Samnive et Sunive, vierge et martyre, et ses compagnes. — À Citta di Castello (T/fernum Tiberinum), en Italie, saint Illuminé, ermite, célèbre pour ses miracles. — A Glastonbury, en Angleterre, saint Edgar, confesseur et roi de ce pays. 975. — À Sigesiri, près de Gênes, saint Albert, confesseur, moine cistercien. 11 mourut dans une vieillesse fort avancée : son corps fut déposé dans une église dédiée sous son vocable, en dehors de la ville de Gènes. — À Rome, le bienheureux Eugène II, pape et confesseur 1. 1153.