‹ Les petits Bollandistes (volume 5)Chapitre 112 sur 220 · Voir au 8 octobre, dans la notice de saint Siméon · texte numérisé non relu

Voir au 8 octobre, dans la notice de saint Siméon

2. On a quelquefois agité la question de savoir si saint Sixte et saïnt Sinice, premiers évêques de Soissons et de Reims, ont été Martyrs. Le martyrologe romain leur donne cette qualification : Rhemis în Gallia, sancti Xysti discipuli Beali Petri apostoli, qui ab eo primus ejusdem civitalis episcopus consecratus, sub Nerone martyr coronam accepit. Et Du Saussay, dans son martyrologe :« Après avoir accompli pendant dix ans sa tâche apostolique, Sixte, désireux de souffrir la mort pour le Seigneur, succomba Martyr après un glorieux combat ».— Les traditions des Eglises de Reims et de Soissons n'ont en aucun temps considéré comme Martyrs ni saint +ixte ni saint Sinice. Avant 1574, on n'avait pas songé à les honorer sous ce titre. À cette époque, le docteur Antoine de Mouchi ou Democharès, de Ressons, en Beauvaisis, grand inquisiteur de la foi sous Charles IX, voulant dresser un catalogue complet des évêques de France, pour l'insérer dans son Traité de la Messe, demanda des documents dans tous les diocèses. Pour celui de Reims, un chanoïne de cette métropole fut chargé de répondre : c'était Jacques Bridou, pénitencier. El affirma avoir lu dans un hagiographe du vire siècle : Sanctus Sixtus, sanctus Sinicius, sanctus Amansius, B. Petri aposloli discipuli, sub Nerone murlyres. Democharès s’en rapporta sans défiance à ce renseigne— ment, et le consigna dans son ouvrage Sur la réputation de Democharès, cette opinion fut acceptée par l'éditeur du martyrologe romain, qui parut à Milan en 1578, sous le nom et l'autorité de Grégoire XIII. Elle fut ensuite reproduite dans l'édition de Rome en 1584, et adoptée par Baronius pour l'édition du martyrologe romain donnée par Sixte V. Les éditions subséquentes ont conservé la même leçon sub Nercne martyres). Nonobstant cela, les diocèses de Reims et de Soissons honorent encore aujourd'hui, d'après leur Propre approuvé à Rome, saint Sixte et saint Sinice sous le titre de confesseurs pontifes. Leur fête est fixée au 1° septembre. — Henri Congnet, chanoine de Soissons.

8, Plusieurs hagiographes pensent qu'il s'agit ici de saint Vincent de Sentes, patron et premier évêque de Dax, cité au martyrologe de France de ce jour.

4. Saint Rieul fut un des deux cent vingt évêques d'Afrique qui, sous le règne de Thrasamond, roi des Vandales, furent obligés de quitter leurs siéxes et de se réfugier, soit en Sardaigne, soit dans les autres îles de la Méditerranée. Il est nommé dans l'épitre de condoléance que le pape Symmaque (498— 514) adressa à ces évêques exilés pour la foi. La ville archiépiscopale de Lucques (Toscane) s'est placée depuis longtemps sous son patronage. Après avoir confessé la foi en Afrique, il reçut la couronne du martyre à Piombino {Populonia), en To:eane, sous le règne de Totila, roi des Ostrogoths (541-552), Rieul fut décapité : c'est pourquoi on le représente tenant sa tête entre ses mains.

LEU, évêque et confesseur, duquel on rapporte qu'un certain jour, pendant qu'il était à l’antel, en présence de son clergé, une pierre précieuse tomba du ciel dans son calice. 623. — A Capoue encore, un autre saint Prisque. évèqne. Il fut un de ces prêtres qui, durant la persécution des Vandales, après avoir souffert divers tourments pour la foi catholique, furent exposes sur un vieux vaisseau à la merci des flots, et portes des côtes de l'Afrique sur celles de la Campanie ; d’où, s'étant dispersés et ayant pris la conduite de diverses Eglises, ils donnèrent un merveilleux aceroissement à la religion chrétienne. Il eut pour compagnons Castrense, Tamare, Rosius, Téraclius, Secondin, Adjuteur, Marc, Auguste, Elpide, Canionu et Vindonius. ve s. — A Aquin, saint Constance, évêque, que le don de prophétie et ses grandes vertus ont rendu célèbre. Vers 572. — Au Mous, saint VicroRius ou VICTEUR, évêque. 490. — A Bade, au diocèse de Constance, sainte Vérène, vierge !. 308.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

Aux diocèses de Reims et de Soissons, saint SINICE, premier évêque de Soissons, disciple de saint Sixte, apôtre de Reims, cilé au martyrologe romain de ce jour. 287. — Au diocèse de Laval, saint Victorius ou Victeur, évêque du Mans, cilé au martyrologe romain d'aujourd'hui. — Au diocèse de Quimper, les douze bienheureux frères, martyrs, dont fait mention à ce jour le martyro= loge romain, et dont les principaux sont Ponat d'Adrumète, Felix d’Ecane, Reposit, Satore, Septimin, Vilal de Véliman. — Au diocèse de Reims, saint Nivard ou Nivon, vingt-cinquième archevèque de ce siége et confesseur. Il était beau-frère de Childéric II, roi d'Austrasie. Plus riche que ses predecesseurs, il les surpassa en libéralités et sembla n avoir accepté l'épiscopat (649) que pour enrichit son Eglise et devenir pauvre lui-mème. Il assista, en 658, au Concile de Nantes où il fit agréer aux évêques le dessein qu'il avait de reconstruire l'abbaye de Hautvillers /A/{um Villare, Ordre de Saint-Benoit), en son diocèse, depuis longtemps ruinée par les barbares. Il exécuta ce projet et y établit pour premier abbé saint Bercaire qui l'avait porté à celle bonne œuvre. Saint Nivard mourut dans ce monastère d'où son corps lut apporté à Reims pour y ètre inhumé dans l'église Saint-Remi. Rotrou du Perche, évêque de Chälons-sur-Marue, fit, le 5 septembre 1199, la translation de quelques-unes des reliques de saint Nivard, dans une chässe d'argent. 672. — À Amiens, saint Firmin, évêque de ce siége et martyr, et dont nous donnerons la vie au 25 sentembre, jour où il est nommé au martvrologe romain. — Aux diocèses d'Albi, de Meaux et de Saint-Fiour, saint Loup ou Leu, évêque de Sens et confesseur, cilé en ce jour au martyrologe roman. — A Trèves, ‘rauslation du corps de saint Matthias, apôtre, dont nous avons donne la vie au 24 février. 63. — A Salins (Jura), au diocèse de Saint-Claude, élévation du corps de saint Anatoile, évèque d'Adano, en Cilicie, et confesseur ; nous avons donné sa vie au 3 février. l've s. — A Paris, translation des reliques de sainte Marine, surnommée {a Déguisée, vierge et religieuse en Bithynie, et dout nous avous donné la vie au 18 juin. 250. — A Poitiers, saint Justin, évèque de ce siège et confesseur, successeur d'Hilpidianus. 1ve s. — En Perry, saint Placide on Pluisis, acolyte. — An diocèse de Dijon, saint Ambrosinien, patron de l’église paroissiale de Fontaines-les- Dijon (Côte-c’Or). Il y avait de ses reliques à Dijon, dans l'église collégiale de Saint-Etienne, —— Au diocèse d'Alger, saint Rieul où Régule, cité au martyrologe romain de ce jour. — A Orléans, sainte Austregiide ou Agie (c’est-à-dire /a Sainte), mère de saint Loup ou Leu "cité aujourd'hui au martyrologe romain. Vers 670. — A Renneval (Aisne), au diocèse de Soissons, saint Bossien ou Bothien, confesseur. Vers 886. — Au diocèse de Meaux, le bienheureux décès de la vénérable Eresvide (Eresvitha), mère d'Adulphe, roi d'Estanglie, un des royaumes de lheptarchie anglosaxonue, et religieuse sous la Règle de Saint-Colomban. Vers 685. — En Limousin, saint Godin, confesseur, bonoré particulièrement à Castelet, — A Fontaines-les-bijon (Côte-d'Or), sainte Aleth, appelée aussi Elisabeth ou Alix, mère de saint Bernard de Clairvaux, et dont nous avons donné la vie au # avril. x11e s. — À Auch et à Dax, saint Vincent de Sentes où de Xaintes, premier évêque de ce dernier siége et patron de Dax ; il ne fant pas le confondre, comme plusieurs hagiographes l'ont fait, avec saint Vincent d'Agen, diacre et martyr (9 juin). Vers le milieu du 1118 s. — A Metz et à Strasbourg, saint Adelphe, dixième évèque de Melz et confesseur, dont nous avons donné la vie au 29 août. ve s. — A Saint-Omer, au diocèse d'Arras, le bieuheureux Gilles, religieux dominicain, différent de son homonyme du martyrologe romain de ce jour. C'était un homme d'une éminente vertu et tout brülant de zèle pour le salut des âmes. Dieu, qui lui avait donné le don des larmes, répandait en même temps dans sou cœur une surabondance de joie qui rejaillissait jusque sur les traits de son visage. Il mourut à Gand (Flandre orientale). Vers le milieu du xu1£e s. — A Avignon, saiule Rusticule, religieuse, dont nuus avous donné la vie au 10 aout. 632, — A Luzarches

1. On croît que cette Vierge passa de la Thébaïde en Italie, vers la fin du ue siècle, avec la légion appelée thébéenne. Elle se serait rendue ensuite par les Alpes à Soleure, puis à Zurzach (Suiss-). où elle mourut et fut enterrée. Ses ossements furent donnés en 1308 à Rodolphe IV d'Autriche ct euterrés dans l'église de Saint-Etienne, à Vienne. — Continuateuis de Godescard.

(Seine-et-Oise), au diocèse de Versailles, saint Etern ou Æthérins, onzième évêque d'Evreux et confesseur, déjà cité au martyrologe de France du 46 juillet où nous avons donné quelques détails sur sa vie. Vers 663.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe de l'Ordre des Chanoïnes Régquliers. — À Rome, sur le mont Aventin, la naisgance au ciel de sainte Sabine, martyre, qui, frappée par le glaive sous l’empereur Adrien, obtint la palme de la victoire !. 419.

Martyrologe de l'Ordre des Camaldules. — Sainte Rose de Sainte-Marie, vierge, nommée le 26 août ?. 1617.

Martyrologe de l'Ordre des Cisterciens. — Saint Joseph de Casalanz, mentionné le 27 août 8.

Martyrologe de l'Ordre des Déchaussés de la Sainte-Trinité. — De même que chez les Cisterciens.

Martyrologe des trois Ordres de Saint-François. — À Longchamps, près de Paris, la bienheureuse Isabelle, vierge, du second Ordre, sœur de saint Louis, roi de France, qui, méprisant les délices du monde, aima mieux servir Jésus-Christ, son Epoux, dans l'humilité et la pauvreté, et, illustre par ses miracles, s’envola vers le Seigneur, le 23 février +. 1270.

Martyrologe de l'Ordre de Saint-Sylvestre. — le samedi avant le troisième dimanche de septembre, la translation du corps de notre Père saint Sylvestre.

Martyrologe de l'Ordre des Frères Mineurs. — À Valence, en Espagne, les bienheureux martyrs Jean, prêtre, et Pierre, laïque, de l'Ordre des Frères Mineurs, qui, ayant prêché hardiment la foi de Jésus-Christ, et réprouvé la secte de Mahomet, eurent la tête tranchée par Azot, roi des Maures, le 29 août. Leurs corps, conservés à Truela (Teruela), en Aragon, sont objet de la vénération des fidèles.

Martyrologe de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. -- Saint Raymond Nonnat, nommé hier 5, 4240.

Martyrologe des Servites. — À Florence, la bienheureuse JEANNE SODERINI, vierge, du Tiers Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie, célèbre par l'innocence et l’austérité de sa vie. 1367.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À La Guardia, en Catalogne, le bienheureux Pierre Armengol, martyr, de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci de la Rédemption des Caplifs. Après avoir été, pendant sa jeunesse, un gentilhomme fier el arrogant, 11 s'était mis à la têle d’une bande de brigands et était devenu la terreur du pays. Un jour il rencontra son père, el, sans le reconnaitre, il tenta de l’assassiner. Celui-ci s'étant fait connaître, Pierre s'arrêla interdit, jeta au loin son épée et se précipita aux pieds de son père, implorant son pardon. Ce fut le point de départ de sa conversion : il entra dans l'Ordre de Notre- Damie de la Merci, et s’employa au rachat des caplifs : les Mahométans d’Afrique, chez qui il exerçait ses œuvres de charité, le pendirent en haine de la religion chrélienne. 1304. — Dans l'ancienne ville épiscopale de Sulci (aujourd'hui détruite), sur la côte septentrionale de l'ile de San- Antioco, à une lieue de la Sardaigne, sainte Rose, que l’on croit avoir souffert le martyre ; et saint Platane, également martyr, et que l’on suppose avoir été son fils. Commencemnent du 110 8. — A Todi, en Italie, dans la province de Spolète, avec saint Térenlien, évêque et martyr, cité au martyrologe romain de ce jour, saint Fiacque (Flaccus), martyr, son disciple. Son corps, avec celui de son maitre, fut pieusement enseveli à huit milles de Todi, par un prètre de cette ville, appelé Exupérance, et une sainte femme, nommée Laurence. De nombreux miracles se sont opérés sur leurs tombeaux. Vers 118. — A Lentini ou Leontini, ville de Sicile, dans la province de Syracuse, saint Néophyte, évêque de ce siége et confesseur. [1 mourut après trente-huit ans d'un sage épiscopat. Vers la fin du 111€ 8. — A Bénévent, ville forte du royaume d'Italie, les saints martyrs Donat, Félix, Arons, Honorat, Fortunat, Savinien, Septimin, Janvier, un autre Félix, Vital, Sator et Reposil, qui ne sont autres que les douze frères dont parle le martyrologe romain de ce jour. 11e s. — À Antioche de Syrie (Antiochia ad Daphnen), aujourd'hui Antakieh, ville de la Turquie d'Asie, sainte Marthe ou Malhane, mère de saint Siméon Styhte l'Ancien. Vers 428. — En Afrique, les saints martyrs Tasce, Dubital, Valence et Donat, cités par les apographes de saint Jérôme — Les saints Marcien, évèque, Sisinne, Amause, Prime et Materne, martyrs, cités par saint Jérôme

1. Elle est citée au martyrologe romain du 29 août, — 2. Nous avons donné sa vie au 80 août. — 3. Nous avons donné sa vie à ce jour. — 4. Nous avons donné sa vie au 81 août, — 5. Nous avons donné sa vie au jour précédent.

sans plus de détails. — À Besalu /Bisuldinum), en Catalogne, saint Vincent, prêtre et martyr. — À Pise, ville de Toscane, saint Félix, archevèque de ce siège et peut-être martyr. VI® s. — A Brescia, ville de Lombardie, saint Aréald, martyr. La cathédrale de Crémone possède quelquesunes de ses reliques. Vers 316. — À Bourg-Saint-Sépulcre, dans la province de Spolète, en Italie, les saints Arcane et Gilles, ermites et confesseurs, fondateurs et patrons de cette petite ville. x s. — Au diocèse d'Astorga, dans l’intendance de Léon, en Espagne, le bienheureux Gilles, abbé et confesseur, différent de son homonyme du martyrologe romain. Vers 4203. — A Vemse, ville et port du royaume d'Italie, dans la province de Vénétie, sainte Julienne, vierge et abbesse, de l'Ordre de Saint-Benoit. 1262,

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