‹ Les petits Bollandistes (volume 5)Chapitre 114 sur 220 · PREMIERS ÉVÊQUES DE SOISSONS ET REIMS · texte numérisé non relu

PREMIERS ÉVÊQUES DE SOISSONS ET REIMS

Epoque incertaine.

On ne peut acquérir la vertu sans fatigue et sans combat, on ne peut non plus la conserver sans prudence. Thomas à Kempis.

Nous partagerons en deux paragraphes ce que nous avons à dire sur saint Sixte et saint Sinice. Dans le premier nous traiterons une question bien importante, celle de l’époque de leur mission dans les Gaules. Dans le second, nous ferons connaître ce que les traditions locales nous apprennent sur leur vie, leur mort et leurs reliques.

$ 1°. C’est un fait incontesté que l’Eglise de Reims, aussi bien que celle de Soissons, ont eu pour fondateurs et pour premiers évêques saint Sixte et saint Sinice, tous deux envoyés directement par le Saint-Siége. Mais quand il s’agit de déterminer l’époque positive de la mission de ces deux Apôtres, trois opinions sont en présence.

La première opinion se croit autorisée à rejeter comme peu fondée l’origine apostolique de ces deux Eglises. Ce ne serait au contraire qu’après la mort de saint Crépin et de saint Crépinien, martyrisés à Soissons sur la fin du m° siècle, que Rome aurait envoyé dans la Gaule-Belgique de nouveaux missionnaires pour rassembler les fidèles dispersés par la persécution des empereurs Dioclétien (284-305) et Maximilien-Hercule (286-305). Dans

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