IV JOUR DE SEPTEMBRE
MARTYROLOGE ROMAIN
Sur le mont Nébo {, dans la terre de Moab, saint Moïse, législateur et prophète. 4585 av. J.-C, = À Ancyre, en Galatie, la naissance au ciel de trois bienheureux enfants, martyrs, Rufin, Silvain et Vitalique. — À Châlon-sur-Saône, saint MARCEL, martyr, sous l’empereur Antonin. Invité par Prisque, gouverneur de la province, à un festin profane, et, témoignant son horreur pour de pareils repas, il reprit les convives de ce qu’ils servaient ainsi les idoles ; alors, par une cruauté inouïe, il fut enterré debout jusqu’à la ceinture, par arrêt du gouverneur, et, continuant pendant trois jours à louer Dieu dans cet état, il rendit son âme et la remit toute pure et sans tache entre les mains . de son Créateur. 4178. — Le même jour, saint Magne, saint Caste et saint Maxime, martyrs. — A Trèves, saint Marcel, évêque et martyr. 1110 8. — Le même jour, saint Thamel, d'abord prêtre des idoles, et ses compagnons, martyrs, sous l’empereur Adrien. 119 s. — De plus, les saints Théodore, Océan, Ammien et Julien, qui, ayant eu les pieds coupés, furent jetés dans le feu, où ils consommèrent leur martyre sous l'empereur Maximien. — A Rimini, saint MARIN, diacre. Vers 307. — À Palerme, sainte ROSALIE, vierge, princesse du sang royal de Charlemagne ; qui, pour l'amour de Jésus-Christ, renonça aux honneurs de la souveraineté paternelle ainsi qu'aux délices de la cour, et alla habiter les montagnes et les grottes, où elle mena une vie solitaire et toute céleste. 4160. — À Naples, la naissance au ciel de sainte Candide, qui, la première, accourut au-devant de saint Pierre, qui arrivait dans cette ville, fut baptisée par cet Apôtre, et mourut plus tard d'une sainte mort. Vers 18. — Au même lieu, sainte Candide la Jeune, célèbre par ses miracles. 586. — A Viterbe, sainte ROSE, vierge. 1252.
1. Le Nébo, aujourd'hui Attare, est une montagne de Palestine, qui fait partie de la chaîne Ces monts Abarim, à l'est de la mer Morte.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
Au diocèse de Mende, saint Frézal, appelé aussi Frézaud et Flotard (Frodoaldus), évèque de ce siége et martyr. Il acheva d’extirper les quelques restes d’idolâtrie qu'il y avait encore dans Certains quartiers du Gévaudan ; après plusieurs années d’un épiscopat pénible, il devint la victime de l’avarice d’un neveu qui lui enleva la vie pour jouir plus tôt de ses richesses. On l'a honoré comme Martyr jusqu’en 1720. On croit que son corps repose dans une église de son nom, près de la Canourgue (Lozère, arrondissement de Marvejols) 1. 820. — Aux diocèses de Lyon, d’Autun et de Paris, saint Marcel, cité au martyrologe romain de ce jour. — Au diocèse de Tarbes, saint Taurin, évêque d’Auch, dont nous donnons la vie au jour suivant. — Au diocèse de Verdun, translation des reliques de saint Salvin, troisième évêque de ce siége et confesseur. On croit qu'il fut un de ces hommes apostoliques qui parcouraient alors les Gaules pour y prêcher l'Evangile, et que, en passant par Verdun, il y fut engagé à accepter la charge pastorale : il gouverna cette Eglise pendant trente et un ans. Son corps fut déposé dans l’oratoire de Saint-Jean-Baptiste, où on voit encore son sépulcre de pierre joignant celui de saint Maur. Vers 420. — A Marseille, saint Musée, prêtre, célèbre pour la pureté de sa vie et l’éminence de sa doctrine. — A Cologne, la bienheureuse Irmgarde ou Irmengarde, sœur du bienheureux Hermann, abbé de Saint-Pantaléon de cette ville. Elle se fit remarquer par sa charité active et sa rare piété. Elle rapporta de Rome à Cologne une partie du chef de saint Sylvestre, et en fit présent à la cathédrale où elle fut enterrée. x11e s. — En Bourgogne, sainte Aussile, honorée comme vierge et martyre à Thil et à Précy. — À Chartres, le décès de saint Caltry, évêque de ce siége, et dont nous donnerons la vie au 8 octobre. vie s. — À Gecrtruydenberg, en Hollande, le bienheureux Guillaume Tappers de Gouda, de l'Ordre des Récollets. Il prêcha avec beaucoup de succès la parole de Dieu à Dortrecht (Hollande méridionale), à Bréda (Brabant septentrional), à Bois-le-Duc, et à Geertruydenberg où les Calvinistes le massacrèrent en haine de la religion catholique. 1573. — A Paris, la vénérable Marie de Lumagne, fondatrice de l'Institut des Filles de la Providence de Dieu 2. 1657. — A Dijon, mémoire du passage en cette ville du corps de saint Germain d'Auxerre, dont nous avons donné la vie au 31 juillet. 450. — Au diocèse de Soissons, saint Gennebaud, premier évêque de l’ancien siége de Laon et confesseur, dont nous donnerons la vie au jour suivant. 550. — A Meaux, saint Agile, premier abbé de Rebais, dont nous avons donné la vie au 31 août. vis s. — A Provins (Seine-et-Marne), au diocèse de Meaux, saint Ayou ou Aigulphe, moine de Fleury et abbé de Lérins, dont nous avons donné la vie au jour précédent. vie s. — À Bayeux, saint SULPICE, vingtième évêque de ce siége et confesseur. Vers 844, — Au diocèse d'Albi, sainte Rose de Viterbe, citée au martyrologe romain de ce jour. — Dans l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Sauveur d'Anchin (Aquiscinctum), au diocèse de Cambrai, le bienheureux Richard, religieux. 1193.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe de l'Ordre de Saint-Basile. — À Palerme, la naissance au ciel de sainte Rosalie, vierge, de l'Ordre de Saint-Basile, issue du sang royal de Charlemagne. Fuyant, pour l'amour de Jésus-Christ, la principauté de son père et la cour, elle se retira sur des montagnes et dans des cavernes, pour y mener une vie solitaire et toute céleste. 1160.
Martyrologe des Chanoïnes Réguliers. — L'Octave de saint Augustin, évêque, confesseur et docteur de l'Eglise 3, 430.
Martyrologe de l'Ordre des Camaldules. — À Viterbe, sainte Rose, vierge, 1252.
Martyrologe de la Congrégation de Vallombreuse. — De même que chez les Camaldules,
Martyrologe de l'Ordre des Cisterciens. — De même que chez les Camaldules.
1. Dans la première moitié du xvrit siècle, Mgr de Marcillac, évêque de Mende, voulut transférer ses reliques dans son église cathéärale. Ceux qui étaient chargés de ce soin, éprouvèrent, à la vue de tout le peuple, une résistance si miraculeuse, lorsqu'ils furent sur le point de sortir de l'église de Saint-Frézal avec le précieux fardeau, qu'on se vit obligé de renoncer à cette entreprise et que les reliques furent laissées à leur ancienne place. On vient d'ouvrir le tombeau et l'on y a trouvé un corps entier : seulement on désirerait quelque signe d'authenticité. — Bollundistes et Notes locales fournies par M. l'abbé Charbonnel (1er février 1872).
2. Cet institut, qui n'existe plus à Paris, avait pour but de retirer, comme dans un asile et un port assuré, ies jeunes filles à qui la beauté, la pauvreté, l'abandon ou la mauvaise conduite des parents peuvent être une occasion prochaine de perte et de damnation. Louis XIII et Louis XIV accordèrent des lettres patentes pour l'établissement de cette communauté ; Anne d'Autriche lui donna (1651) l'hôpital de la Santé, situé au faubourg Saint-Marcel, rue de l'Arbalète. — Cf. Hélyot, Dictionnaire des Ordres religieux.