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IX JOUR DE SEPTEMBRE

MARTYROLOGE ROMAIN

A Nicomédis, les saints martyrs DOROTHÉE et GORGON, qui, parvenus aux plus hautes dignités à la cour de Dioclétien, ne laissèrent pas de témoigner de l’horreur pour la persécution que cet empereur exerçait contre les chrétiens ; aussi les fit-il suspendre en l’air et déchirer par tout le corps à coups de fouets, en sa présence ; puis les ayant fait écorcher, il ordonna de répandre du sel et du vinaigre sur leurs chairs mises à nu, pour ensuite les faire rôtir sur un gril, et enfin étrangler avec une corde. Longtemps après, le corps de saint Gorgon fut apporté à Rome, et enseveli sur la voie Latine, et de là transféré dans la basilique de Saint-Pierre. 804. — Au pays des Sabins, à trente milles de Rome, les saints martyrs Hyacinthe, Alexandre et Tiburce. — À Sébaste, en Arménie, saint Sévérien, soldat dans l’armée de l’empereur Licinius. Parce qu'il visitait fréquemment quarante martyrs détenus en prison, il fut suspendu avec: une pierre aux pieds, par l’ordre du pré. sident Lysias, et déchiré à coups de fouets, supplice dans lequel il rendit le dernier soupir. 1ve s. — Le même jour, saint Straton, qui, attaché à deux arbres et démembré pour Jésus-Christ, consomma ainsi son martyre. — De plus, les saints martyrs Rufin et Rufnien, frères 1. — A Rome, saint SERGE Ier, pape et confesseur. 101. — Au territoire de Thérouanne, saint OMER, évêque. 670. — En Irlande, saint Quéran ou Kiaran, abbé 2. 548,

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

Au diocèse de Versailles, saint Gorgon, cité au martyrologe romain de ce jour.— Au diocèse de Carcassonne, saint Adrien de Nicomédie, soldat et martyr, dont nous avons donné la vie a jour précédent. 306. — Dans l’ancien diocèse de Rieux, diocèse actuel de Toulouse, saint Vidian, martyr à Martres, et dont nous avons donné la vie au 27 août. vrrre s. — A Saint-Nectaire, au diocèse de Clermont-Ferrand, saint Audileur, frère des saints Baudime et Nectaire, compagnons comme lui de l’apostolat de saint Austremoine $. — Aux diocèses de Paris, de Saint-Brieuc et du Mans, sainte Argariarga ou Osmane, vierge, princesse d'Irlande. Ses parents, encore idolâtres, voulurent la marier à un prince païen : Osmane se déroba à la surveillance de la maison paternelle, et accompagnée d’une de ses femmes, honorée au diocèse du Mans (22 juin) sous le nom de sainte Cérotte, elle s’embarqua sur un vaisseau qui faisait voile pour la Gaule et vint aborder à la côte de Saint-Brieuc, où, s’élant construit une cabane de feuillage, elle y mena longtemps une vie de contemplation et de pénitence. Après sa mort, son tombeau devint célèbre par les miracles qui s’y opérèrent, Au 1xe siècle, on bâtit une église sur l'emplacement de sa cellule ; plus tard, on construisit à quelque distance de là un autre oratoire, et ce fut l’origine de la paroisse de Sainte- Osmane (Sarthe, arrondissement et canton de Saint-Calais). Pendant les ravages des Normands, son corps fut porté à Saint-Denis, près Paris, et placé dans une châsse de fer doré ; 93 profana et dis< persa ces précieuses reliques. vii® 8. — Au diocèse du Puy, saint Pierre de Pibrac, abbé, cité au martyrologe de France du 5 septembre, jour sous lequel nous avons donné quelques détails sur sa vie. 1080, — A Poitiers, le bienheureux PIERRE CLAVER, apôtre des nègres. 1654.— Dans les solitudes du Maine, saint Ulface, compagnon des saints Almire et Bomer, et ami de saint Innocent, évèque du Mans. Né au pays d'Auvergne, il fut d’abord moine de Micy ou Saint-Mesmin ; il vint plus tard dans les déserts du Maine et fixa son séjour sur la rivière de la Braye, où il devint le supérieur d’une abbaye florissante qui a donné naissance au bourg actuel de Saint-Ulface (Sarthe,

1. Les Bollandistes les appellent Rufe et Ruñen, et disent qu'ils périrent par le glaive.

2. Saint Kiaran, qu'on surnomme le Jeune pour le distinguer d'un autre Saint du même nom qui était contemporain de saint Patrice, apôtre de l'Irlande (372-464), était d'une extraction vile aux yeux du monde : il se convertit en entendant lire à l’église un passage de l'Evangile. Deux monastères, l'un dans l'île d'Inis-Aingean, l'autre dans le West-Méath, lui doivent leur fondation. — Godescard.

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