‹ Les petits BollandistesChapitre 18 sur 281 · MALE Æ · texte numérisé non relu

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1: On a plusieurs éditions du martyrologe de saint Jérôme. Nous nous contenterons de nommer les principales : 1° Luc d'Achéry en publia une dans le tome rv de son Spicilegium, qu'il compléta à l'aide - d'un autre Codeæ que lui communiqua Bollandus. On trouve aussi cette édition dans les ouvrages ce … saint Jérôme, publiés à Vérone par Villarsi (tome xr1, 2e partie); — 2° Le célèbre Florentin de Lucques publia une nouvelle édition du martyrologe de saint Jérôme, en collationnant les divers manuscrits; il y ajouta une dissertation très-savante sur l'authenticité, la valeur et l'utilité de ce martyrologe, et intercala k partout de très-belles notes, dont la plupart ont été approuvées par Sollier. © Vetus Martyrologium Romanum, publié par Rosweyde, n'est pas le martyrologe de saint Jérôme :

a remplacé, à Rome d'abord, puis en d'autres contrées. — Docteur Binterim, Dissertation sur les Martyrologes (insérée dans le Godescard de Bruxelles, édition de 1854). 2, Le martyrologe de Bède, tant désiré des savants, a enfin été publié par les Bollandistes dans le cond tome du mois de Mars, avec les additions de Florus et de quelques autres; et afin que l'on ne con-

fondît point ces additions avec le texte do Bède, ils les ont fait imprimer en plus petits caractères. On y ane néanmoins la fête de tous les Saints (1 novembre) qui ne fut établie que par le pape Grégoire III 31-741), et il est difficile à supposer que Bède l'ait insérée dans son martyrologe, fait au plus tard en uisqu'il ne véent que quatre ans après l'élévation de Grégoire sur le Saint-Siége. Cependant la m'est pas impossible.

tome xorv de la Patrologie latine (col. 797), on a reproduit le martyrologe de Bède, d'après

2Florus is {né en T9), diacre, et encuite srôtrs de PEU dit et augmenta le martyrologe de Bède. Il en fit une œuvre fit tomber l’ancienne dans l’oubli !.

3° ain Adon, archevêque de Vienne (199- Mb entreprit, ver

Ent Thudère, abbé de on quant à ceux dont la vie était moins € il ne fait que les nommer. Il en résulta dans l'ouvrage une disparité : table qui nécessita bientôt une révision. Comme il avait suivi be: n

à Mère: de la rédaction d’ un nouveau martyrologe qui devint célèbre. D ré œuvre est RES tout en faisant de nombreux CHE x mar- fe

eds Florus, il observe un meilleur ordre et une méthode plus réguié 5° Saint Raban-Maur *, archevêque de Mayence, après avoir été”

de Fulde (776-856), travailla à compléter les martyrologes de saint Jér et de Bède. Son ouvrage toutefois ne sortit point des murs de son couv et paraît mème ne pas avoir été connu des martyrologistes postérieurs. ‘additions y répandirent beaucoup d’inégalité ; on y trouva tantôt des décrites tout au long, tantôt de simples noms qui ne sont pas même tou jours très-exacts ; il accueillit aussi plusieurs fables secrédiees de sor temps *. Æ 6° Wandelbert (807-870), diacre et religieux bénédictin du co Pruym (province Rhénane), composa, d’ après Bède et Florus, un mary loge en 940 vers héroïques. Ses vers et son mètre furent probablement

J'édition de Cologne, celle des Bollandistes, et avec les notes précieuses de Smith de l'édition de Dom Ceillier.

1. Le martyrologe de Florus se trouve au tome xcrv (col. 798) de la Patrologie latine.

2. Lipoman publia le premier ce martyrologe de saint Adon; après lui Jean Mosander, Cha: Cologne. et continuateur des Vitæ Sanctorum de Surius, «en fit une nouvelle édition. Nous devons la : leure au jésuite Rosweyde qui collationna les éditions imprimées avec plusieurs anciens manus près lesquels il les corrigea. — Docteur Binterim, Dissertation sur les Martyrologes.

3. Le martyrologe d'Usuard fut imprimé pour la première fois en 1475, à Lubeck. Il en paru! plusieurs autres éditions, mais toutes plus ou moins défectueuses. Bollandus avait projeté d'en p une autre; mais n'ayant point les secours nécessaires pour la donner dans toute sa pureté, son pro demeura une idée jusqu'à ce que le Père Sollier se chargea de l'exécuter. Celui-ci donna une édition d'après les Règles de la plus sévère critique, et collationnée avec les meilleurs manuscrits.

Ce travail, long et fastidieux, lui coûta six années d'applications il le plaça (en 1717) à la tome vi de juin, après l'avoir fait imprimer séparément à Anvers, en 1714. Le texte d'Usuard est t d'un manuscrit du x1 siècle ou environ, qui appartenait aux Chartreux de Hérines. Après le te chaque jour vienn®nt les principales variantes qui se trouvent dans les manuscrits et les anciennes tions. Ces variantes sont suivies de doctes observations sur chaque Saint annoncé dans le texte. l'éditeur donne les additions et augmentations dont le texte se trouve grossi dans les manusc imprimés. A la tête de l'ouvrage se trouve une préface où le Père Sollier rend compte du! : l'exécution de l'ouvrage, et où il discute tout ce qui a rapport aux anciens martyrologes. ;

Dom Bouillard, religieux de Saint-Germain des Prés, a donné, en 1718, une édition du mart: -d'Usuard, d'après le manuscrit conservé dans son abbaye et qu'il prétend être l'original. Te

tion du Père Sollier a prévalu. — Cf. Binterim, Dissertation sur les Martyrologes ; Dom Rivet, littéraire de la France (tome v, pages 436-445); Dom Ceillier, Æistoire générale des auteurs -ecclésiastiques (tome xx, pages 611-612).

4, Voir la vie de saint Raban au 4 février (tome x, pages 279-283).

5. Henri Canisius à fait imprimer le premier le martyrologe de saint Raban-Maur. Atabion &n 8 i ‘le prologue dans ses Analecla, d'après un manuscrit de la bibliothèque de Saint-Gall.

don ; il y manque les mois de novembre et de décembre. Les Eglises Ë Allemagne en ont fait usage pendant un certain temps Ÿ

8° Ditmar ou Thietmar de Saxe (976-1018), évêque de Mersebourg, fait ntion, dans sa Chronique, d’un martyrologe qu'il a fait et qui, selon toute apparence, a été perdu.

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