‹ Les petits creves piece en quatre actesChapitre 56 sur 65 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, COCOTENSUCRE, AY-CIIIQUITA, PAMÉLA, GREDINETTE.

(Musique. Elles sont en odalisques et entrent en courant. Elles font d’abord * une gracieuse révérence à VerJuron et passent devant les petits crevés qu’elles saluent du geste.)

VERDURON, à lui-même, pendant que les femmes se groupent sur ■>- l’estrade.

Je suis trop bas, je ne sais comment mettre mes jambes!... Ah 1 comme feu mon frère, le tailleur, le père à Saint-Godiche I... (il se croise les jambes.)

COCOTENSUCRE, aux autres femmes.

Voyez-vous que c’est bien un vrai Turc?... Il s’asseoit comme dans son pays.

GRIHASSIEUX.

Attention! L’on commence*! (Cocolensucrc est gracieusement couchée snr l’estrade et semble dormir ; Ay-Cliiquila et Paméla sont à sa tôle et l'êventent chacune avec un cbasse-raoucbc ; Gredinettc, accroupie h ses pieds et appuyée sur le coude, complète le tableau.)

GHIMASSIEUX, expliquant. ,

Le sommeil de l’Innocence, d’après le nommé Raphaël! — Remarquez comme l'Innocence repo.se avec le calme qui appartient à cette institution !

FRÉDÉRIC, à part.

Ga, l’Innocence?... Ous qu’est mon Chassejwl?...

Deuxième tableau 1 Le réveil de ITnnocence, par le même Raphaël... hors de concours!... (Cocolon-uicro sc réveille et remercie do geslj les trois femmes qui ont protégé son sommeil.)

* Frédt» De La Dr., Pris., Coj., Verd., Grau., Ooeot., Pain., Grcd., .\yCh.

GRIUASSIEUX.

Voyez avec quelle grâce l’Innocence remercie ses suivantes d’avoir protégé son sommeil contre les mouches,..

VERDUROÎV.

Ça me rappelle les salons do M. Gurtius.

ORIMASSIEUX.

' Troisième tableau I Le lever de l’Innocence 1

VERDURUN, so levant.

Arrivez ici, mes petites mères K.. [Lej femmes qoivtent l’estrade.)

Air : Carnaval des troupiers.

Ah I laissez-moi me réjouir,

Charmantes odalisques I

TOUS

* Charmantes odalisques t

VERDURON.

N’allez pas vous évanouir,

Vous n’courez aucuns risques.

TOUS

Vous n’courez Nous n’courons

J aucuns risques.

VERDURON.

Pour vous r’mercier, il faut, oui-dà!

Un cri du cœur, et ce cri.. . le voilà!

Brr! cric! crac! hop làl...

Et là-dessus, sauti, sautant,

Me v’ià dansant D’un pied leste et fringant.

LES FEMMES

Cet aveu fait, il est bien sûr qu’

11 s' conduira comme un vrai TurcI . . .

ENSEMBLE, en dansant.

Et là-dessus, sauti, sautant,

I v’ià dansant

D’un pied leste et fringant.

Cet aveu fait, il est bien sûr qu’

Je m conduirai l jomfne un vrai Turc!

Il s conduira ’

GRIMASSIEIIX.

Allons boni... Et moi, qui oublie l’entrée de- Mandarine ! (ii

frappe sur le lam-tam, VerJuron saute.)

VERDUUON, sautant.

Ah 1 que c’est re-bête 1 ...

GRIMASSIEUX, faisant rasseoir Verdnron.

Histoire de vous annoncer une odalisque encore plus odalisque que les autres odalisquesl..

Page 1