‹ Les petits mémoires de ParisChapitre 23 sur 34 · A OUR · texte numérisé non relu

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d’omnibus, de tables de café; elles sont grif ; 4 fonnées sous une porte cochère ou dans une 4 allée de jardin. Elles sont ce qu’elles sont, sans que je les corrige autrement que pour

remédier à une négligence; elles doivent garder les défauts qui sont leurs qualités.

J’aisouventaimé des femmes pouruneseule chose que je trouvais en elles: Pour la voix, pour les cheveux ou pour un rien dans la physionomie que j'étais peut-être le seul à apprécier.

J'ai connu une très grande femme à mâchoirede chevaletà nez pointu, élégante mais pas belle, quejen’aurais su désirer sielle n’avait pas eu des bas de soie qui, d’ailleurs, gantaient une jambe d’une ligne exquise et que terminait un pied adorable; mais, ce bas de soie faisait frémir l’épiderme, et il caressait amoureusement une jambe de Diane. Autre-

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LE CARNET D'UN SUIVEUR

3% ment, c’eût été la jambe de tout le monde.

Un de mes amis, un avocat, prend chaque soir de bal, une femme à Bullier; Il l’emmène dans sa maison quand le gaz est éteint et il la fait monter devant lui... jusqu’à sa porte au 4°; puis il la fait redescendre et lui

donne un louis.

Un de mes collègues demeure à Colombes et ne prend jamais que le train de 7 heures pour rentrer chez lui. Il à loué une chambre rue d'Amsterdam. Il glisse sa carte sous le bras ou dans le manchon des femmes qu’il rencontre — et qu’il ne choisit jamais parmi les professionnelles, — avec indication d’un rendez-vous. Il pratique depuis longtemps, et il me dit qu’il y à une carte sur quatre qui lui amène une dame.

Je vis un jour chez un potier un vase dont

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