‹ Les petits oiseaux; comédie en trois actes. Par MM. Eugène Labiche et Delacour [pseud.] With English notesChapitre 6 sur 52 · SCÈNE vn · texte numérisé non relu

SCÈNE vn

Tibubce, puis François.

Tebubce (seul, après V avoir regardée sortir). Toujours la même chose ! elle est encore fâchée . . . Gentille, ma tante . . . mais susceptible . . . trop susceptible ! (Bruit dans l* antichambre.)

François (entrant). En voilà un cocher ! ... il demande un pourboire . . . je la connais celle-là !* (Il pose sa valise au fond, à gauche.)

Tiburce. Tiens, papa ! . . . bonjour, papa ! . . .

François. Ah ! c'est toi, mon garçon ! . . .

Tiburce (faisant mine de Tembrasser). Voulez-vcoi permettre ? . . .

François (Van «tant). Uu instant 1 . . . c&usons . . . Ifl travail ?

Tibubce. Bon !

Fkançoi». La conduite ?

LES PETITS OI8SAVS. lA

TinuBCfi. Excellente.

François. Les mœurs ?

TiBUBCE. Irréprochables.

François. C'est bien . . . embrasse-moi. (7& s'embre» mnt. A part.) Voilà comme il faut mener les enfants !

TiBURCE. Et tout le monde va bien à Elbeuf ?

François. Pas mal ... la cotonnade languit, mais la draperie se ranime . . . {A lui-même avec énergie.) Oh ! nous finirons par les battre à plates coutures!*

TiBURCE. Qui ça?

François. Eh bien ! les Anglais ! ... Je viens de monter quinze nouveaux métiers . . . pour les vexer ! hein ! . . . Où eit mon frère ?

TiBURCE. Dans son cabinet ... je vais le prévenir.. {Il remonte.)

François {passant à droite). Non ... ne le dérange pas . . . causons . . . Nous disons que tu travailles . . .

TiBURCE. Oui, papa ! . . .

François. Cest bien vrai ?

TiBURCE. Vous en doutez ?

François. Non . . . maïs je ne crois que ce que je vois. Plaides-tu ?

TiBURCE. Pas encore ... je n'ai pas de causes . . . mais je donne des leçons de droit . . . des repétitions . . .

François. Et tu gagnes de l'argent?

TiBURCE. Oui, papa.

François. Combien ?

TvRXTRC^ (hésitant). Mais...

François. Combien ?

TiBURCE {résolument). Quatre cents francs par mois I

François. Cest gentU . . . fais-les-moi voir . . .

TiBUBCE. Je ne les ai pas sur moi.

François. Tu sais ce que je t'ai dit . . . Quand tu aurai des économies ... je suis là . . . envoie-les-moi.

1*18010 E. Oui, papa.

François. Je t'ai promis dix pour cent d'intérêts . . . pour t'encourager . . . mais je n'ai encore rien vu venir.

TiBUiîCE. Plus tard . . . cette année je me suis meublé .. .

François. Ah I . . . j'irai demain matin voir ton mo> bilier.

16 LB3 PETITS OISEA'JX.

TiBDBCE. Et puis j'ai acheté une montre en or . . . avee la chaîne. (^Montrant.) Voici...

François. Une montre à Paris ! Cest inutile ! ... il y m des horloges!

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