ACTE DEUXIÈME
| | Léonce. Ce n’est peut-être qu’un embarras momen- | tuné, |
BLANDINET. (Certainement . . . je ne soupçonne pas Aubertin . . . c’est un ami . . . mais tu as une belle dot! . .. et des espérances i . , . et on pourrait5 croire . . . François ne manquera't pas de croire . que Monsieur Aubertin spécule sur ton amour pour sa fille.
LÉoNce (indigné). Oh! mon père! .
BLANDINET. Ce n’est pas moi . . . c’est François 10 qui parle . . . la petite est jolie et il s’en sert comme d'une amorce
Léonce. Est-ce bien vous ? si bon ! si bienveillant ?
BLANDINET. Mon ami . . . je connais les hommes
depuis hier soir . . . 15
LÉONCE. Pouvez-vous parler ainsi d’un vieil ami ?
BLANDINET. Ce n’est pas moi... c’est François...
LéÉONcE. En vérité mon père, vous m’affligez . ..
BLANDINET. Mais que veux-tu que je te dise? . .. c’est François . . . 20
LÉONCE. Prêter de pareils sentiments à une famille que depuis mon enfance vous m'avez appris à aimer et à respecter .
BLANDINET. Mais encore une fois .
LÉONCE (en sortant par la gauche, premier plan). Ah !25 tenez! je ne vous reconnais plus .