SCÈNE VIIT
François Tirurce
FRANÇoIS (appuyé familièrement sur le bras de Tiburce, ils sont un peu animés tous les deux), Ah ! voilà ce que j'appelle un joli déjeuner : des huîtres, du Chablis, des pieds de mouton ++. tu as régalé ton père . . . embrasse-moi, petit !
Tisurce. Comment donc ! (4 part, après l'avoir embrassé.)
Je crois qu’il a un peu causé avec la veuve Chablis.
François. Tu m'as offert à déjeuner . . . C’est mon tour, je paye le café.
Tisurce (à part). Nous venons de le prendre !
François. Je te proposerais bien de venir dîner ... mais je n'ai pas faim ...
Tisurce. Moi non plus... j'ai soif.
François. Ah! Tiburce...tu crois peut-être que je ne t'aime pas . . . parce que je suis sévère avec toi ... parce que je ne t’envoie pas d'argent . . . mais c’est pour ton bien . .. ça me fait beaucoup de peine, et souvent si je m'écoutais ..,
TisurcE. Oh ! écoutez-vous, papa !
FRANÇOIS (avec altendrissement). Non! il faut que tu trimes, que tu connaisses la peine, le travail ... Vois-tu, dans le corps de tous les hommes, écoute ça !... dans le corps de tous les hommes qui sont devenus remarquables . . . il y a un morceau de vache enragée.
Tisurcs (protestant). Oh! cependant...
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