HYMNE XXX
A |a mère 4c tous.
Je célébrerai la Terre solide , mère anliquc de toutes choses , nourrice de tous les êtres épars sur le monde. Ils vivent tous de vos largesses , qu'ils rampent sur le sol , qu'ils habitent la mer, ou qu'ils volent dans les airs. C'est par vous , déesse vénérable , que les hommes ont une nombreuse famille et qu'ils jouissent des fruits abondans , car c'est vous qui donnez et soutenez la vie des faibles mortels. Ceux que vous honorez sont heureux : toutes choses leur sont accordées avec largesse. lueurs champs sont couverts de moissons , leurs troupeaux so multiplient dans les pâturages ; leurs maisons regorgent de biens ; leurs villes fécondes en belles femmes obéissent a de sages lois ; partout la richesse et la félicité les accompagnent. O déesse auguste ! divinité bienfaisante , la jeunesse et les plaisirs animent les enfans de ceux que vous prolégez. Leurs jeunes filles joyeuses
HOMERE
forment de» chœur» , et, couronnée» de ro»e» , conduisent leurs danses dans le» prairies couvertes de fleurs.
Salut , ô mère des dieux ! épouse du ciel étoile, daignez, dans votre bienveillance pour mes chants, m'accorder une vie heureuse ; je ne vous oublierai jamais, et je vais dire un autre chanl.
HYMNE XXXI Au Soleil.
Muse Calliope, fille de Jupiter, chante d'abord le Soleil rayonnant, lui que la belle Euriphaêsse conçut du fils de la terre et du ciel étoile. Hypérion épousa la célèbre Euriphaêsse, sa sœur, qui mil au monde lescnfans les plus beaux : l'Aurore aux doigts de rose , la Lune à la belle chevelure et le Soleil infatigable , semblable aux immortels, cl qui, traîné dans un char rapide , éclaire à la fois et les dieux et les hommes ; à travers son casque d'or , ses yeux jeltcnt des regards formidables; des rayons élincelans s'élancent de son sein -, son casque brillant darde une splendeur éclatante et jette au loin la lumière de son visage radieux; autour de sou corps brille une draperie légère que le souille du vent soulève et fait voler -, sous sa main des coursiers vigoureux...
C'est là, qu'après avoir parcouru les cicux et s'être précipité dans l'Océan , il arrête ses chevaux et son char à l'essieu étincelant d'or.
Salut , 6 grand roi ! veuillez , dans votre bienveillance pour moi , m'accorder une vie heureuse ; j'ai commencé par vous , maintenant je chanterai cette race d'hommes demi-dieux, dont les immortels révélèrent à la terre les actions glorieuses.