LE PARFUM DE LA MIT
Je t'invoque, ô déesse qui engendres les dieux et les hommes. I,a nuit est le principe de toutes choses. Écoute-moi, grande déesse, tour à tour voilée d'obscurité ou couverte d'un brillant manteau d'étoiles. Tu aimes les lieux habités par le sommeil silencieux et par l'agréable paresse ; bonne déesse qui te plais aux festins , la mère des songes, ennemis de toutes les inquiétudes, et du repos, la plus tranquille de toutes les choses. Amie de tous , précédée du crépuscule, tu habites tour à tour la terre et le ciel ; tu viens duTartare et tu retournes à l'Orcus en chas-
• Les hymnes d'Orphée «ont plulrtl des prières que des œuvres de poésie : il est probable qu'elles se chantaient dans les mystères sacrés et qu'on présentait en même temps le parfum qui s 'adressait a chaque dhinité.
sant devant toi la lumière , car les lois éternelles des choses t'y contraignent irrévocablement. Sois présente à nos chants , ô vénérable déesse aimée de tous , écoute les humbles prières de ceux qui te supplient ; déesse, viens a nous en fuyant les images incertaines du crépuscule.