SUR L'HIRONDELLE
Aimable hirondelle, toi qui chaque année au printemps vient faire ton nid sur nos bords , lu disparais en hiver et tu l'enfuis vers le Nil ou vers Memphis.
Pour moi, toute l'année l'amour niche dans mon cœur; un nouveau né se revêt déjà de plumes, un autre est dans l'œuf, un troisième a brisé sa coquille à moitié : on entend le gazouillement perpétuel de la jeuno couvée qui ouvre le bec. Les plus grands donnent la becquée aux plus jeune*. A peine élevés, ils font une nouvelle couvée à leur tour. Que faire ? Je ne puis , hélas ! suffire à tant d'amours !
A UNE JEUNE FILLE
Ne me fuis pas, o jeune fille ! en voyant ma